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Café : Le Cameroun a produit 48.000 tonnes en 2009

Ajouté le 04/02/2010

Café : Le Cameroun a produit 48.000 tonnes en 2009

La nouvelle campagne a été officiellement lancée vendredi dernier à Foumban.

Contrairement au prix d'achat du cacao au planteur, qui tutoie les 1500 Fcfa le Kilogramme depuis l'année dernière, la rémunération des cultivateurs de café n'a pas été des plus intéressantes sur la même période. A en croire le directeur général de l'Office national du cacao et du café (Oncc), Michaël Ndoping, qui s'exprimait vendredi dernier à Foumban à l'occasion du lancement de la campagne caféière 2009-2010, le café arabica a été acheté aux planteurs l'année dernière à un prix moyen de 400 Fcfa le Kg, tandis que la variété robusta, elle, était cédée aux acheteurs en moyenne à 600 Fcfa le Kg. Est-ce cette morosité des cours du café qui explique l'intérêt mitigé que les agriculteurs camerounais accordent désormais à ce que certains continuent à appeler, à tort ou à raison, "l'or vert" ?

En tout cas, à en croire le ministre du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana, qui a présidé le lancement de la nouvelle campagne le 29 janvier dernier dans le chef lieu du département du Noun, "un rapide survol des statistiques indique, en effet, pour la campagne 2008-2009, une production commercialisée de l'ordre de 48.123 tonnes. Soit : 44.738 tonnes pour le robusta et 3.745 tonnes pour l'arabica. Si ce volume est sensiblement supérieur aux 47.700 tonnes de la campagne 2007-2008, qui restait la meilleure de ces quatre dernières années, il convient de relever la tenue préoccupante de l'arabica, qui passe de 5.198 à 3.745 tonnes. Et lorsqu'on connaît le poids de la demande de ce type de café sur le marché, l'on ne peut que s'en inquiéter et appeler à plus d'efficacité et de discernement dans la production".

L'autre motif d'inquiétude dans la filière café au moment où s'ouvre la campagne 2009-2010, selon les aveux à la fois du ministre du Commerce, de l'Oncc et du Conseil interprofessionnel du cacao et du café (Cicc), est la qualité du café produit au Cameroun. En effet, a révélé le Dg de l'Oncc, seulement 37% de la production caféière camerounaise de l'année dernière a été classée de qualité supérieure. "Ce qui signifie que par rapport à la campagne antérieure, la qualité n'a pas du tout évolué", a souligne le Dg de l'Oncc. Mais, malgré tout cela, a confié le secrétaire exécutif du Cicc, M. Timi Enouga, "le café camerounais continue d'être apprécié sur le marché international, et ses clients demeurent fidèles". Aussi, le ministre du Commerce a-t-il invité les producteurs de café à saisir cette opportunité pour booster la production locale, ce d'autant que "la demande quantitative des pays importateurs reste insatisfaite".

Et pour résoudre l'équation de la rémunération des paysans, a conseillé Luc Magloire Mbarga Atangana, "il faut produire intelligent pour vendre efficace. Les spécialistes sont, de ce point de vue, unanimes. Pour faire face à la conjoncture actuelle du marché mondial des cafés, seule la promotion des cafés spéciaux et durables ainsi que des cafés portant une indication géographique semble offrir de meilleures perspectives". En d'autres termes, explique le Dg de l'Oncc, si les torréfacteurs, au lieu d'aller à la conquête du marché global sollicitent davantage les marchés de niche désireux de types de cafés bien précis ; la conjoncture internationale (fluctuation du dollar, loi de l'offre et de la demande…) ne pourra plus influencer les cours de leurs produits. Et par effet domino, les producteurs des cafés ainsi demandés seront forcément mieux rémunérés.

Brice R. Mbodiam

Barrage de Lom Pangar : Lancement des travaux en n

Ajouté le 04/02/2010

Barrage de Lom Pangar : Lancement des travaux en novembre 2010

Révélation faite hier à Yaoundé par le directeur général d’Electricity Developpement Corporation.

«Le gouvernement est décidé à lancer les travaux de construction du barrage de Lom Pangar en 2010, quoiqu’il en soit». Cette déclaration de Théodore Nsangou, le directeur général de Electricity Developpement Corporation (Edc), hier à Yaoundé à l’occasion d’un atelier de reformulation de l’Etude d’impact environnemental et du programme de gestion environnemental et social du projet de construction du barrage réservoir de Lom Pangar peut faire croire que quelques pesanteurs font courir à ce projet le risque de ne pas démarrer effectivement cette année.

Mais comme dans un dessein de rasséréner les esprits, le Dg de Edc a précisé que les travaux de construction de cet ouvrage incontournable dans le plan de développement du secteur énergétique au Cameroun va démarrer en novembre 2010. Soit un an après la table ronde des investisseurs qui s’est déroulée en novembre 2009 à Yaoundé, et qui a permis au gouvernement camerounais de mobiliser 160 milliards de Fcfa, alors que la construction de ce barrage qui va cumuler, à lui tout seul, les capacités des barrages de Mbakaou (2,6 milliards de m3), Bamendjin (1,8 milliard de m3) et Mapé (3,2 milliards de m3), n’avait que besoin de 150 milliards de Fcfa pour sa mise en place.

Cependant, a souligné le Dg de Edc hier, les premiers engins vont être aperçu aux alentours du site du barrage dès le mois de mars prochain, pour la construction de la cité du maître d’ouvrage. Au mois de juin, sera construit le pont de Lom, qui va permettre une meilleure desserte du site du barrage, apprend-on. Mais ce chronogramme des activités devant enfin permettre la sortie de terre de cette infrastructure reste tributaire de l’adaptation du pipeline Tchad-Cameroun, dont une partie traverse actuellement le site devant abriter le barrage.

Avantages
Aussi, le Dg de Edc précise-t-il que depuis quelques mois, l’entreprise qu’il dirige multiplie des réunions avec les responsables de la Cameroon Oil Transportation Company (Cotco), société chargée de déplacer les 30 kilomètres du pipeline qui traversent le site du barrage, afin que le timing de cette opération s’intègre parfaitement dans le chronogramme global de construction de cet ouvrage. En rappel, d’une capacité de retenue d’eau estimée à 7,250 milliards de mètres cubes (m3), le barrage de Lom Pangar va s’étendre sur une superficie de 540 km2, et s’étalera sur une longueur de 188 m contre 45,5 m en hauteur. Cet ouvrage, selon les prévisions d’Edc, va générer pas moins de 1500 emplois pendant une durée de quatre ans. C’est dire si la population active de l’Est, surtout les jeunes confinés aux travaux champêtres et à la recherche artisanale de certains minerais tel que l’or depuis la fermeture à la fin des années 80 des entreprises industrielles alors fleurons de cette région (Société camerounaise de Tabac, Société de gestions des zones prioritaires de l’Est, Société forestière et industrielle de Bealabo…) ; ont une opportunité à saisir.

Selon certains experts, le barrage de Lom Pangar se pose aujourd’hui comme l’un des projets déclencheurs et structurants du troisième cycle d’industrialisation du Cameroun, pays qui dispose du 2ème potentiel hydroélectrique en Afrique derrière la République démocratique du Congo, mais qui n’exploite actuellement que 1% de ce potentiel.
En effet, grâce au barrage de Lom Pangar, les capacités de production d’énergie des barrages de Songloulou et d’Edéa vont augmenter de 170 mégawatts sans le moindre investissement additionnel, d’une part ; et d’autre part, la construction de ce barrage conditionne l’extension de l’usine d’Alucam à Edéa (cette entreprise consomme actuellement à elle seule près de 50% de l’énergie électrique produite au Cameroun) qui veut porter sa production à 300.000 tonnes d’aluminium contre 90.000 tonnes.

B. R. M.

Orange Cameroun : des syndicats de France Telecom

Ajouté le 18/01/2010

Orange Cameroun : des syndicats de France Télécom dénoncent des sanctions contre des salariés

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Trois syndicats de France Télécom ont dénoncé jeudi des sanctions prises à l'encontre des salariés de la filiale Orange Cameroun, allant du blâme jusqu'au licenciement, à la suite d'une grève en décembre dernier dans ce pays.

"Depuis mardi 12 et mercredi 13 janvier se tiennent des conseils de discipline, suite à plus de 200 demandes d'explications pour fait de grève", dans la filiale Orange Cameroun, détenue à 100% par France Télécom, a expliqué le syndicat Sud dans un communiqué.

Selon le syndicat, une grève avait été menée par des représentants du syndicat Synacom (50% des salariés du secteur) du 9 au 16 décembre 2009, dans le cadre de négociations pour une convention collective.

La direction de France Télécom a affirmé à l'AFP qu'il ne s'agissait "pas d'une grève, mais d'absences irrégulières". "Au Cameroun, la grève n'est légitime qu'après épuisement des procédures légales de conciliation, ce qui n'a pas été le cas lors de ce conflit", a expliqué un porte-parole.

Selon lui, "il y a eu unanimité des autorités camerounaises quant au caractère illégal du mouvement", et "la hiérarchie syndicale, par la voie du président du Synacom, a également déclaré cette grève illégale".

La direction d'Orange Cameroun, qui emploie 600 salariés, a donc "envisagé des sanctions disciplinaires", qui se sont traduites dans un premier temps par des "demandes d'explication" et depuis le 12 janvier, par des conseils de discipline.

Selon la CFDT, à ce jour, cinq procédures de licenciement ont été décidées par la direction (dont 4 concernant des délégués du personnel, nécessitant l'autorisation du ministère du Travail camerounais).

La direction de France Télécom a confirmé ces sanctions, précisant que des "non-lieux" avaient aussi été prononcés. Les conseils de discipline vont se poursuivre dans les jours qui viennent.

Parmi les autres sanctions, "on compte des mises à pied de plusieurs jours et des blâmes", a expliqué à l'AFP Hervé Morland (CFDT).

"Certes, admet-il, la grève était un peu hors des clous quant au dépôt du prévis, mais pendant les six jours de grève, qui ont mobilisé 60% du personnel, il n'y a pas eu de dégradations, ni de dérapages, et la continuité de service a été assurée", a-t-il ajouté.

Force ouvrière a dénoncé dans un autre communiqué un "anti-syndicalisme primaire" et "une réponse totalement décalée par rapport à la réalité".

Haman Adma deferee Kondengui

Ajouté le 08/01/2010

L'ex-ministre et l'ex Dg ont été déféré tard dans la nuit à la prison centrale de Yaoundé.

De sources dignes de bonne foi à la prison centrale de Kondengui, l'ex ministre de l'Education de base, Haman Adma, l'ex directeur général des Aéroports du Cameroun, Roger Ntongo Onguené et 11 autres hauts responsables des deux structures d'Etat, arrêtés mercredi dernier à Yaoundé ont été déférés à la prison centrale de Yaoundé Kondengui cette nuit vers 2h, selon notre informateur.

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 Nouvelles arrestations ce vendredi

 

Catherine Abena et Jean Rouly Mbila dans les serres de l'Epervier

La vague des arrestations se poursuit à Yaoundé. Après que les premiers interpellés ont été déférés très tôt ce matin, l'on annonce l'arrestation de Catherine Abena, ancienne secrétaire d'Etat aux Enseignements secondaires.

L'on annonce égalment l'arrestation de Jean Rouly Mbila, directeur des Examens, concours et certifications au même ministère, dirigé par Louis Bapès Bapès.

Selon une source policière, Henri Engoulou, ancien ministre délégué auprès du ministre des Finances chargé du budget et ancien secrétaire général dans ledit ministère est dans le collimateur. Le 3 novembre 2008, Henri Engoulou avait déjà été entendu à la Police judiciaire, en confrontation avec Michel Meva'a M'boutou, ancien ministre des Finances.Confrontation relative à la liquidation de l’Office national de commercialisation des produits de base (Oncpb). Notamment le recouvrement d’une créance de 4 milliards Fcfa due par la Bicec à l’Oncpb.


Ecrit par: Camerpress, Justin Blaise Akono

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Haman Adama sous les verrous

Ajouté le 06/01/2010

L'ex-ministre de l'Education de Base et l'ex Dg des Adc Roger Ntongo Onguene ont été interpellés ce matin à Yaoundé.

De sources bien informées, l'Opération Epervier s'est abattue tôt ce matin sur Haman Dama Halimatou, l'ex ministre de l'Education de Base. Il y a quelques mois, le Contrôle supérieur de l'Etat avait déjà épinglé certains de ses responsables ainsi que sa gestion de ce ministère, alors qu'Haman Adama était encore ministre. Haman Adama a été débarquée lors du dernier remaniement gouvernemental. Quant à son gendre, le député Ali Bachir, que l'on présente comme l'un des bénéficiaires des largesses de l'ex ministre, il se trouverait hors du Cameroun en ce moment, selon notre source qui l'a joint au téléphone par le système Rowming. .

Selon les mêmes sources, l'ancien directeur général des Aéroports du Cameroun (Adc), Roger Ntongo Onguene a aussi été arrêté. Il a été débarqué le 15 juin dernier à la suite d'un conseil d'administration extraordinaire. M. Ntongo est mis en cause pour sa gestion de la Ccaa. Il ne l'est d'ailleurs pas moins par rapport aux Adc où il lui est reproché la passation d'un certain nombre de marchés au profit de ses proches.

D'autres noms d'une dizaine de responsables du ministère de l'Education de Base ou des Aéroports du Cameroun sont avancés. Notamment, François Fouda, proche collaborateur d'Haman Adama, par ailleurs maire d'Ebebda ainsi que Abraham Zoua-Houli, actuel secrétaire général du ministère des Affaires sociales. Tous sont, pour l'instant, à la direction de la police judiciaire, au quartier Elig-Essono, en attendant d'être présentés au Procureur de la République.

Viviane Etienne: «La gestion du droit d’auteur est

Ajouté le 06/01/2010

Viviane Etienne: «La gestion du droit d’auteur est chaotique au Cameroun»



Viviane Etienne:  «La gestion du droit d’auteur est chaotique au Cameroun»


Qu’est-ce qui justifie votre présence en terre camerounaise ?

Une chaîne de télévision nationale qui m’a sollicitée dans le cadre de la production de plusieurs émissions. Par ailleurs je profite de mon séjour pour non seulement, peaufiner la réalisation du clip Bonam, un titre extrait de l’album intitulé Mélodies d’amour, sorti en 2007. Mais aussi faire un clin d’œil aux enfants déshérités et autres orphelins.

Doit-on conclure qu’il n’y a pas une nouvelle galette musicale dans vos bagages ?

Non pour l’instant. Il n’y a pas un nouvel album de Viviane Etienne dans les bacs. Parce que je suis occupée par mes activités professionnelles. En fait j’avais pris un repos sabbatique dans l’optique de mieux suivre mes activités professionnelles en France où je vis. Quand vous êtes à la tête d’une entreprise, ça ne rigole pas. Il faut gérer le personnel, suivre des dossiers, faire des projections entre autres. Vous savez, la musique pour moi est une passion. Ce n’est pas une activité que je mène en plein temps. J’avais mis la musique entre parenthèse au cours de cette période, il faut l’avouer.  Un disque, c’est au minimum 10 chansons qui demandent du travail et une bonne dose de rigueur. Je ne peux pas injecter toutes mes chansons sur le marché au même moment.

Quelle place accordez-vous au texte dans vos chansons ?

Ma musique a pour fondement de base l’amour. Mais alors l’amour avec la lettre «a» majuscule, c’est à dire au sens noble du terme. Dans «Gigolo» par exemple je fustige le comportement de certains hommes qui manquent du respect à la gent féminine, affiche des comportements indignes, se croient obligés de vivre en faisant du chantage à la femme. «Bonam» est un hymne au partage. Il faut aimer autrui, partager avec lui, éviter les égoïsmes de toutes sortes. Dans les titres comme «Maman», je demande à toute conscience de savoir dire merci à sa maman. Celle là qui vous met au monde, vous accompagne, vous encadre, vous assiste en toutes circonstances. Parfois nos mamans sont l’objet de raillerie, d’insultes et sont taxées de tous les noms d’oiseaux lorsqu’il y a des incompréhensions. Alors je dis, il faut avoir du respect pour sa maman. De même, j’invite les uns et les autres à avoir un brin d’amour pour les enfants de la rue qui méritent qu’on leur accorde une seconde chance dans leurs vies. En gros les relations interpersonnelles occupent une place de choix dans la thématique que j’aborde dans mes chansons.

Une thématique qui revêt plusieurs formes d’expressions musicales. Le zouk, un makossa hot avec une propension au «couper décaler» bien marquée…

Effectivement. Je fais de la musique par passion. Je fais ce que je sens. C’est pour cette raison que j’y mêle tout ce qui me plaît. Je n’ai pas un esprit cantonné. Je ne suis pas prisonnière d’un rythme. Par exemple « Gigolo» à la base est du makossa avec des animations ivoiriennes que j’aime beaucoup. «Bonam » est une chanson exécutée en duala, alors que je ne suis pas de cette aire ethnique. Je suis basa’a et je ne fais pas de l’assiko tout simplement parce que je ne le sens pas. Si j’invite à titre d’exemple Chantal Ayissi, Hugo Nyamé ou Lady Ponce à faire un featuring avec moi, je ne vais pas les conditionner. Je vais leur demander tout simplement de s’éclater, de rester authentique et non leur imposer une camisole de force dans l’expression musicale. S’il a une influence de ma part, il y aura forcément un manque d’originalité.

Quelle est la nature de vos relations avec les autres artistes camerounais qui vivent en Hexagone où ailleurs?

C’est le respect mutuel. Je ne suis pas à Paris qui est la plaque tournante et où vivent bon nombre d’artistes camerounais. Je suis à Montpellier où je mène mes affaires. Mais cela n’empêche pas que nos retrouvailles soient empreintes de beaucoup de chaleur conviviale. J’écoute toutes les musiques. Celles de mes collègues ne sont pas en reste. Je pars de Beethoven à Majoie Aï.

Vous êtes sûrement au courant des épisodes ubuesques de la gestion du droit d’auteur au Cameroun. Un coup c’est la Cour suprême qui donne raison à la Cameroon music corporation (CMC), un autre c’est la Société civile de l’art musical (SOCAM) qui ne lâche pas prise. Quelle est la lecture que vous en faites?

Le droit d’auteur c’est en quelque sorte le salaire de l’artiste. Je n’ai pas de commentaire particulier à faire sur cette question. C’est un sujet qui me concerne, il s’agit de notre chapelle. Je dois avouer que je suis perdue. Il y a un vrai bordel dans la gestion du droit d’auteur au Cameroun. Il faut que le gouvernement frappe la main sur la table. Si la Cour suprême prend une décision il faut que l’on exécute. Il s’agit, sauf erreur de ma part d’une institution républicaine. Tout cela fait désordre. Il faut que l’on revienne sur les rails. Les gens doivent taire leurs égoïsmes pour permettre à l’artiste de vivre de son art. La SOCAM fait son bonhomme de chemin. Je ne sais pas quel est le statut de la CMC aujourd’hui. Dans la vie, je pense qu’il faut savoir mettre un terme aux conneries. Tout le bazar qu’il y a dans la gestion du droit d’auteur pénalise les artistes.

Alain NJIPOU

Jean-Paul Fouda Ottou : Nous avons fait un déficit

Ajouté le 06/01/2010
Jean-Paul Fouda Ottou : Nous avons fait un déficit de 7 millions de Fcfa.

Le secrétaire permanent de l'Ipavic estime que la foire au poulet 2009 a été un gouffre à sous pour son organisation.

Quel bilan faites-vous au terme de la 3e édition de la vente promotionnelle du poulet organisée à la fin de l'année par l'Interprofession avicole du Cameroun (Ipavic)?
Au terme de cette troisième édition de la foire au poulet, nous pouvons dire que l'Ipavic a rempli sa mission à la satisfaction est générale. Nous avons terminé cette édition avec un stock disponible de poulets pour toutes les villes concernées par cette opération.

Au niveau des quelques marchés témoins de Yaoundé, l'on a noté une forte affluence. Pourquoi n'envisagez-vous pas la multiplication du nombre de sites à l'avenir un peu partout dans la capitale?
Effectivement, nous avons enregistré des bousculades non seulement sur les sites que vous citez, mais également sur le site de l'esplanade du stade omnisport où nous avons été sollicités à la dernière minute par le gouverneur de la région du Centre dans le cadre de la foire agro pastorale. Il y avait également foule dans les deux autres points de vente ouverts par le ministre du Commerce au niveau de ses services et à la délégation régionale dudit ministère dans le Centre. Vous voyez donc que la préoccupation de multiplier les centres de commercialisation du poulet pendant les foires promotionnelles est intégrée dans notre démarche avec l'ensemble de nos partenaires. Mais, je dois aussi avouer que cette multiplication des centres de commercialisation nous a causé quelques soucis à cause des difficultés réelles dans la mobilisation d'importants moyens logistiques qu'elle exige. Cela a été perceptible les 20 et 21 décembre derniers à Yaoundé.

Les citoyens d'autres régions du Cameroun se sentent lésés par ce que vous faites. A quand une véritable couverture nationale de l'opération poulet à 2200 Fcfa en fin d'année?
Les citoyens des autres régions se sentent lésés, s'agissant d'une opération nationale, de ne pas pouvoir bénéficier des mêmes privilèges que ceux des régions dans lesquelles la foire au poulet est organisée. A l'Ipavic, nous justifions cela par des difficultés de transport du poulet vif des bassins de production vers certains bassins de consommation (du sud vers le grand nord, par exemple), l'absence d'un conditionnement du poulet pouvant autoriser l'approvisionnement, dans de meilleures conditions d'hygiène, des zones éloignées des bassins de production.

Combien, en termes financiers, l'édition 2009 vous a-t-elle rapporté?
Cette question me donne l'occasion de mieux informer l'opinion publique nationale qui pense, à tort, que ces opérations rapportent de l'argent à l'Ipavic. Les subventions de l'Etat sont octroyées directement aux producteurs pour leur permettre de baisser leurs coûts de production et de vendre, par conséquent, à un prix accessible, négocié d'accords partis, le poulet de chair aux consommateurs. Nous avons pour obligations de jouer le rôle d'interface entre l'Etat et les bénéficiaires dans l'identification du besoin et l'attribution de la subvention; de s'assurer que la subvention reçue est utilisée à bon escient par le bénéficiaire; de s'assurer que ces bénéficiaires vont honorer les engagements pris, en leur nom, par l'Ipavic. Aucune subvention n'est donc accordée à l'Ipavic en tant qu'organisation.
Cependant, pour garantir le respect des engagements de la filière avicole, nous avons émis la proposition de création des marchés des producteurs dans lesquels les prix pratiqués seront ceux négociés et serviront, pour l'ensemble des autres marchés, de prix de référence. Par ce système, nous entendions atténuer les tensions spéculatives sur le poulet pendant les fêtes de fin d'année. La gestion de ces marchés de référence constitue plutôt une charge pour l'Ipavic et non un gain quelconque. Pour une édition comme celle qui vient de se dérouler, le bilan provisoire fait état de 27 millions de francs Cfa de dépenses sur l'ensemble des marchés. Ces dépenses étant réparties entre les frais d'approvisionnement des marchés; la rémunération des différents acteurs (vendeurs, superviseurs, contrôleurs, manutentions diverses…); les frais de gardiennage; les frais de collecte et de ramassage des ordures; les frais de communication et de publicité.
Pour les éditions antérieures, nous avons bénéficié, pour le financement de ces charges, du soutien du ministre du Commerce qui a contribué à hauteur de trois millions de francs Cfa et a entièrement financé l'édition spéciale consacrée à la fête internationale de la femme à concurrence de six millions de francs Cfa. Pour l'édition 2009, ces dépenses sont intégralement supportées par les ressources propres de l'Ipavic. Et sur ce bilan provisoire, nous enregistrons un déficit sur notre budget prévisionnel de sept millions de francs Cfa environ.

Propos recueillis par Sainclair Mezing

Banques : Espèces dissonantes et trébuchantes

Ajouté le 06/01/2010

Les détournements à la Beac, les dégâts collatéraux de la crise économique mondiale et la mise sous administration provisoire de la Cbc ont marqué l'année 2009.

L'année économique s'est ouverte sur un climat morose, marqué par l'incertitude autour de l'expansion du spectre de la crise économique, et des effets collatéraux que cette situation a causés dans le monde entier. Le ministre des Finances, Essimi Menye, au sortir de l'année budgétaire 2008, apaise les inquiétudes des uns et des autres sur un éventuel désastre sur l'économie camerounaise. Quelques semaines après l'entrée dans le nouvel exercice cependant, l'économie nationale enregistre les premiers dégâts liés à la crise financière internationale. Fermeture de certaines entreprises du secteur du bois ; rétrécissement des subventions allouées à certaines entreprises publiques et parapubliques, diminution de l'aide publique au développement... Les entreprises du secteur du caoutchouc, de l'aluminium et du coton subissent les secousses de la crise désormais économique.

Au niveau des recettes budgétaires, la note de conjoncture du ministère des Finances informe que celles-ci ont connu une baisse de 71,3 milliards de Fcfa, passant de 503 milliards en 2008, à 431 milliards de Fcfa au premier semestre 2009. Au troisième trimestre, le plongeon continue. Le tableau des recettes affiche 1389,6 milliards de Fcfa en septembre, contre 1648 milliards de Fcfa recueillis à la même période, au cours de l'exercice précédent. Pour ne pas sombrer dans la récession, l'Etat, pour tenir ses engagements, tend la main au Fmi, et obtient un prêt controversé de 144,1 millions de dollars, (plus de 70 milliards de Fcfa). Le montant intégral qui a été immédiatement mis à la disposition du Cameroun, vise d'une part, à aider le pays à faire face aux effets de la crise financière internationale ; et d'autre part, à le soutenir afin de surmonter les retombées des chocs mondiaux sur sa balance des paiements, puis à protéger ses dépenses prioritaires (investissements, santé et éducation), indiquent les gouvernants.

Malgré cette conjoncture défavorable, le gouvernement tient à donner corps à certains projets créateurs de main d'œuvre. Le projet de construction du barrage hydroélectrique de Lom Pangar mobilise pour cela une activité interministérielle intense. L'ex-ministre de l'Eau et de l'énergie, Jean Bernard Sindeu, Célestin Ndonga, ex-directeur général de Electricity developpment corporation (Edc), lancent les travaux d'accès au site du barrage au mois de mai. Le 16 novembre, la table ronde des bailleurs de fonds mobilisés pour la réalisation de ce projet qui va révolutionner le secteur de l'électricité au Cameroun se tient dans la foulée d'une visite des partenaires financiers sur le terrain. Au terme de ce conclave de deux jours, les bailleurs de fonds donnent des intentions de financement d'un montant de 160 milliards de Fcfa pour la réalisation du projet dont le démarrage des travaux est prévu pour le premier trimestre de cette année.

Scandales Beac, Cbc…
Une embelllie en perspective pour le projet de construction du barrage réservoir de Lom Pangar, qui ne va cependant pas éclipser les deux principaux scandales financiers qui secouent le landernau économique en cette année 2009. Il y a d'abord la révélation du détournement de 19 milliards de Fcfa au Bureau extérieur (Bep) de la Banque des Etats de l'Afrique centrale (Beac) à Paris par des agents de cette institution, pour la plupart de nationalité gabonaise. Une plainte auprès d'Interpol permettra d'interpeller le nommé Armand Brice Ndzamba, ex-comptable au bureau de la Beac à Paris, et présenté comme le cerveau des détournements. Philibert Andzembe paiera le prix de ces fautes de gestion, en se faisant limoger de son poste de gouverneur de l'institution par son chef d'Etat, Ali Ben Bongo. Il y a ensuite au plan national, la Commercial Bank of Cameroon (Cbc), mise sous administration provisoire par la Commission bancaire d'Afrique centrale (Cobac), suite aux irrégularités observées dans la gestion de cette banque camerounaise.

Dans la foulée, l'Etat par la voix du ministre des Finances, annonce sa participation à hauteur de 20% dans le capital de cette institution bancaire, afin de lui permettre de reconstituer ses fonds propres.
C'est dans ce contexte que le gouvernement a adopté l'année dernière un nouveau document de stratégie pour la croissance et à l'emploi (Dsce), en remplacement du Dsrp, dont les incidences sur la pauvreté au Cameroun ont été nulles, selon les propres aveux des autorités camerounaises. Ce document de référence est un répertoire d'une douzaine de projets prioritaires dont le financement va nécessiter plus de 5000 milliards de Fcfa. Inspiré de la vision globale de développement du Cameroun à l'horizon 2035 conçue par le ministère de l'Economie, le Dsce envisage d'ici 2020, de transformer le pays en un vaste chantier dans les secteurs de l'énergie, des transports, des travaux publics, des Tic, de l'habitat, etc.

Pierre Célestin Atangana

Essimi Menye : L'omniministre

Ajouté le 06/01/2010

Le ministre des Finances aura été sur tous les fronts au cours des 12 derniers mois.

Le 30 novembre 2009, au cours de la plénière d'adoption du budget 2010, Essimi Menye, ministre des Finances, déclare que "le salaire est un caillou dans la chaussure du gouvernement". Devant les députés, le gardien de la fortune publique indique que la masse salariale du Cameroun dépassera les capacités de réaction de l'Etat, au vu de son volume qui tutoie 53 milliards de Fcfa par mois, soit 50% des dépenses courantes de l'Etat. Aussi, ses inquiétudes s'accentuent-elles avec l'hypothèse de l'augmentation des effectifs dans la fonction publique, notamment avec les recrutements et les divers avancements devant être suivis d'effets financiers dès janvier 2010. Ce qui fera gonfler davantage les charges salariales, déjà largement au-dessus des standards internationaux, selon l'argentier national.

Ces inquiétudes venaient couronner une année dense pour le ministre Essimi Menyé. Ce dernier s'est en effet retrouvé sur tous les fronts en 2009. Energie, transport, développement, festivités, etc. ont occupé le Minfi. Lors de la célébration des 50 ans de l'Enam, on l'a vu aux côtés du président de la République, cheminant fièrement avec lui tout le long de l'exposition organisée à cet effet. Pour faire face aux ravages de la crise financière, contrairement à une annonce hâtive d'Essimi Menyé qui avait déclaré que le Cameroun n'aura plus besoin de l'argent du Fmi, le chef du gouvernement, Ephraïm Inoni, va demandé et obtenir un prêt modique de 70 milliards de Fcfa de cette institution financière internationale au mois de juillet 2009.

Sur le projet de construction de la centrale à gaz de Kribi mené par la Kpdc, le ministre des Finances semble s'être accaparé le dossier au détriment du ministre de l'Economie, de la planification et de l'aménagement du territoire, Louis Paul Motaze, lequel n'a pas fait le déplacement du ministère des Finances, à l'opposé de son collègue de l'Eau et de l'énergie Michaël Tomdio, lors de la réunion avec les bailleurs de fonds intéressé par ce projet. C'était le 11 novembre dernier. L'attitude stoïque de certains membres du gouvernement à l'égard du débordement d'activités du grand argentier tranche avec la grogne de certains de ses collègues qui crient à l'envahissement.

C'est ainsi que Maïgari Bello Bouba, ministre d'Etat en charge des Transports, n'a pas caché son mécontentement lors de la réception du Dja de Camairco, de retour de plusieurs mois de révision en Europe, au motif que le ministre Essimi a éclipsé les principaux acteurs de l'évènement. Ce qui a occasionné le courroux de Bello Bouba, qui a mal vécu sa mise à l'écart dans la gestion du retour de cet avion, parti en réparation en Irlande des mois plus tôt dans les mêmes conditions, sous Gounoko Haounaye, son prédécesseur au ministère des Transports.

P. C. A.

IMANE AYISSI : Une affaire de fantome

Ajouté le 02/01/2010
Les lignes sont pures et parfaites. Et la blancheur des vêtements donne de l’allure à la collection Printemps-Eté 2010 d’Imane Ayissi, baptisée Fashion Ghosts. Des tenues inspirées des fantômes mais, qui vont bien avec les vivants. Décryptage !


Dans l’imaginaire populaire africain, le fantôme est toujours vêtu de couleur blanche. Histoire peut-être de dire que les morts sont toujours purs sur le chemin pour retrouver le Créateur. En tout cas, c’est ce qui a inspiré le Camerounais, Imane Ayissi, dont la collection Printemps-Eté 2010 s’appelle Fashion Ghosts (fantôme). De couleur blanche, Fashion Ghosts se caractérise par des formes drapées, des lignes et un savoir-faire artisanaux, de la légèreté et la transparence des matières, des formes contemporaines et des réminiscences d’une Afrique presque disparue. Pour l’ancien mannequin reconverti dans la création, la mode est née des différentes cultures des continents américain, asiatique ou africain qu’elle a brassées pour créer des silhouettes toujours nouvelles. Elle a également sans cesse revisité son passé dans une sorte d’éternel retour. «Aujourd’hui, le rythme de la mode s’est accéléré, faisant revivre au même moment toutes les périodes de son histoire. Des formes obsolètes comme la Haute Couture cohabitent avec la modernité et la rapidité des marques mass market. De plus en plus de créateurs venus des quatre coins du monde, essaient d’imposer un style personnel et unique. Dans ce contexte, on peut se demander si la mode existe encore ou bien, morte depuis longtemps, ce n’est que son ombre qui continue à planer, son fantôme qui cherche à nous faire croire qu’elle est toujours vivante», explique le créateur. Pour faire revivre ce fantôme qui nous hante toujours, Imane veut confronter la mode aux réalités de la vie contemporaine, en particulier au défi de l’environnement, aux problèmes causés par la mondialisation et à la question d’un développement plus juste et équilibré des différentes sociétés qui composent notre monde.
Dans Fashion Ghosts, la problématique de la vitalité ou de la mort de la mode face au défi de l’écologie se pose. Pour s’accorder avec la protection de l’environnement, Imane Ayissi a réalisé sa collection dans du coton biologique made in Japan.

Par Omar Abdel Kader
omar_tani@yahoo.fr


































 
























 






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