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les brèves

Union africaine : Me Akere Muna honoré

Ajouté le 04/02/2010

 

Le président du Conseil économique, social et culturel (Ecosocc) a récemment été désigné dans le groupe des sept personnalités éminentes.

C'est le Comité des chefs d'Etat et de gouvernement, la plus haute instance décisionnaire du Mécanisme africain s'évaluation entre les Pairs (Maep), présidé par M. Meles Zenawi, le Premier ministre éthiopien qui au cours de sa session du 30 janvier dernier, lors des assises de l'Union africaine a procédé à la désignation de quatre nouveaux membres du groupe des sept personnalités éminentes. Au rang de celles-ci, le Camerounais Akere Muna, ancien bâtonnier de l'Ordre des avocats du Cameroun et désigné en septembre 2008 à Dar Es Salam en Tanzanie, président du Conseil économique, social et culturel. La nouvelle instance dans laquelle va siéger celui qui est par ailleurs président de l'Union panafricaine des avocats (Upa) est chargée d'assurer la supervision du processus d'évaluation et de veiller à l'intégrité du processus. Il doit dans ce cadre, adresser des rapports et des recommandations au Comité des chefs d'Etat.

Le Mécanisme africain d'évaluation entre pairs (Maep) est un instrument auquel adhérent volontairement les Etats membres de l'Union africaine en tant que mécanisme africain d'auto-évaluation. Il s'agit d'une approche unique en son genre, courageuse et innovante, conçue et réalisée par des Africains pour les Africains. Le mandat du Mécanisme africain d'évaluation entre pairs consiste à s'assurer que les politiques et pratiques des Etats parties sont conformes aux valeurs convenues dans le domaine de la gouvernance politique, économique et des entreprises, ainsi qu'aux codes et normes de la Déclaration sur la gouvernance démocratique, politique, économique et des entreprises.

La cérémonie officielle d'ouverture de la 14ème session ordinaire du conseil des Chefs d'Etats et de Gouvernements de l'Union africaine a servi d'occasion pour le lancement solennel de l'Année de la Paix et de la Sécurité. A cette occasion, et en sa qualité de président de l' Ecosocc-UA, Me Akere Muna a remis la flamme de la Paix au Président entrant de l'UA, le président malawite Bingu wa Mutharika , comme symbole clé de lancement de cette année spéciale. Me Akere Muna, a par ailleurs pris la parole au cours des assises qui se tenaient dans la capitale éthiopienne pour une déclaration " au nom des peuples d'Afrique ", en présence des chefs d'Etats et de Gouvernements qui ont fait le déplacement d'Addis Abéba.

Jean Francis Belibi

Sanctions : Ignatius Sama Juma limogé

Ajouté le 04/02/2010

 

Le directeur général de l'Autorité aéronautique a été remplacé hier par décret du président de la République, en même temps que le directeur général de l'Inc décédé.

Heureux qui comme Pierre Takam, cet ingénieur en chef de l'aviation civile qui, alors qu'il était jusqu'en fin d'année dernière représentant de l'Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et à Madagascar (Asecna) au Cameroun, avait refusé de rejoindre le siège de cette structure à Dakar au Sénégal où il était appelé à occuper un poste qu'il avait alors trouvé " rétrogradant ". Il avait alors rejoint les effectifs du ministère des Transports à Yaoundé, d'où il a été sorti hier pour occuper les fonctions de directeur général de l'Autorité aéronautique du Cameroun (Ccaa). Une "maison" qu'il connaît pour avoir été de janvier 2000 à avril 2002, directeur général adjoint de cette structure chargée de la surveillance de la navigation aérienne au Cameroun.

Pierre Takam revient à la Ccaa pour prendre les commandes de cette structure en remplacement d'Ignatius Sama Juma, en poste depuis 2002. Le directeur général sortant directeur général sortant s'était illustré en 2008 par une déposition dans une affaire de détournement de la somme de plus de 650 millions de francs qui mettait en cause, son prédécesseur à ce poste, Roger Ntongo Onguene, depuis quelques semaines, en indélicatesse avec la justice. Pierre Takam sera secondé dans sa tâche par un adjoint également nommé hier en la personne de Allabira Mamadou. Le nom de Sama Juma Ignatius est également apparu dans une affaire de gestion douteuse de la somme de huit (08) milliards de francs Cfa, mis à la disposition du gouvernement camerounais dans le cadre du Projet régional de renforcement de la sûreté et de la sécurité aériennes en Afrique de l'Ouest et Centrale (Prssac), par la Banque mondiale avec l'appui du gouvernement des Etats Unis d'Amérique.

En même temps qu'il procédait au limogeage du directeur général de la Ccaa, le chef de l'Etat a par ailleurs procédé au remplacement du directeur général de L'Institut national de la Cartographie (Inc), Paul Mobi Etia, récemment décédé et inhumé à Douala le week end dernier. Il est remplacé à la tête de cette structure par Martin Elimbi Mbotta, un ingénieur géographe de 52 ans. S'il est un nouveau venu à l'Institut national de la Cartographie, Martin Elimbi Mbotta n'est pas un inconnu dans l'univers de la cartographie au Cameroun. Il est en effet membre de la Commission de la frontière Cameroun Nigeria sur le tracé de la frontière terrestre et maritime entre les deux pays, et dans la Commission de la frontière entre notre pays et la Guinée Equatoriale. Ancien directeur du Cadastre, il est par ailleurs membre de l'Ordre national des géomètres du Cameroun, inscrit dans la catégorie de ceux habiletés à procéder aux expertises.

Autre personne décédée et remplacée hier, c'est Abraham Tchuente, en sa qualité de membre du Conseil supérieur de la magistrature. Décédé le 28 juin 2009, il est remplacé pour la fin de son mandat par Frédéric Moche Fayeu, magistrat hors hiérarchie du 2ème groupe, qui est par ailleurs conseiller à la Chambre judiciaire et à la Chambre administrative de la Cour suprême du Cameroun. Il est reste donc à espérer que cette structure se réunira bientôt, quand on sait que depuis sa reconstitution en 2008, elle a été convoquée au palais de l'Unité à trois reprises, mais n'a jamais pu se tenir. Cette instance devra procéder à des nominations, dont le remplacement du défunt Abraham Tchuente comme président de la Chambre des Comptes de la Cour suprême, la promotion des magistrats et les sanctions.

Jean Francis Belibi

Mboua Massock : Le Cameroun n'a pas encore les clés de son indépendance

Ajouté le 04/02/2010

 

Celui qui se réclame défenseur des libertés, inaugure également une autre forme de résistance en faisant 3000 km de marche à pied.

Vous êtes arrivé à Bafoussam le 24 janvier dernier, après avoir parcouru 628 kilomètres à pied depuis Douala où vous résidez. Pourquoi organisez-vous une telle marche ?
Notre pays a des problèmes et ces problèmes ont une origine. C'est le fait que depuis cinquante ans d'indépendance, le Cameroun n'a pas encore les clés de gestion de son indépendance. Tant que nous n'aurons pas ces clés, notre pays continuera à sombrer. Nos pères aînés se sont battus pour que le Cameroun devienne un pays reconnu de par le monde comme un pays souverain. C'est fait depuis 1960. Maintenant, il revient à la jeunesse de mener le combat pour que le Cameroun ait tous les éléments de gestion de son indépendance. C'est un combat qui demande à mobiliser des énergies disponibles. Nous avons donc imaginé qu'il fallait trouver un moyen pour mettre en place une coordination de ces énergies. Nous l'avons fait sur la base des exigences préélectorales.

C'est-à-dire ?
Nous ne sommes pas dans une logique de guerre avec qui que ce soit. Il s'agit de la réappropriation de notre être, de notre Etat. Il y a nécessité de rendre claires les revendications que nous avons pour que l'élection présidentielle prévue en 2011 se passe dans les normes. Ceci pour que la dynamique à mettre en place pour récupérer lesdites clés soit effective. Nous avons énuméré douze exigences. Entre autres, il faut que le mandat présidentiel en cours soit respecté. Il n'y a pas le feu dans la maison et une élection anticipée n'est pas normale. Il y a également que, au Cameroun, la loi actuelle ne permet pas à quelqu'un d'être président de la République avant 35 ans. Mais, cette loi ne dit pas à quel moment le même président ne doit plus exercer. Or, nous pensons qu'il doit avoir des possibilités d'aller à la retraite quand on est président de la République. Il faut aussi publier le recensement général de la population. Quand on ne sait pas combien de personnes on gère, on ne peut pas faire un programme politique viable. Je ne reviendrais pas sur toutes les douze revendications.

Quel sera l'itinéraire à suivre ?
Nous avons décidé de faire 3000 kilomètres de marche dans le programme dit " Le pas décisif ". Nous ferons 1200 km dans les régions du Sud Cameroun (Littoral, Centre-Sud, Ouest, Nord-Ouest, Sud-Ouest et 1800 km dans le grand Nord. Ce dernier trajet va s'effectuer à partir de juillet prochain. Soit près de six mois de marche au total. Nous le faisons pour prêcher la vision d'un Cameroun propriétaire du Cameroun, d'un Cameroun libre, indépendant et légitimement géré par les Camerounais eux-mêmes. Un pays doit s'autogérer pour être capable d'avancer.

N'avez-vous pas rencontré d'obstacles depuis le début ?
Il y a eu des intentions d'empêcher ce pas. C'est le cas à Bamenda la semaine dernière, où j'ai été entendu sur procès-verbal pendant près trente minutes par des gendarmes. Ces gendarmes voulaient savoir ce que je suis venu faire à Bamenda. Et je leur ai répondu que je n'avais pas besoin d'une autorisation pour parcourir mon pays. J'ai logé à Unity hôtel. Alors que je m'apprêtais à sortir le matin, deux gendarmes se sont présentés à moi pour dire que le commandant de la légion de gendarmerie locale les a envoyés m'interpeller. J'ai attendu pendant environ 2 heures 30 pour qu'on me dise que des instructions ont été données [par le gouverneur du Nord-Ouest] pour me libérer. Je vais continuer mon périple sans crainte.

Dans l'opinion, on pense que votre ''activisme'' vise à attirer la sympathie des pourvoyeurs de fonds extérieurs. Que répondez-vous ?
Les concitoyens nationalistes n'encouragent tout au long de mon parcours, eux qui estiment que celui qui pose des actes visant à élever des consciences nationalistes, ne peut pas aller chercher la banane au champ. Je suis comptable de formation. Lorsque j'arrête le travail le 1er juin 1990 pour m'occuper de cette lutte, j'ai donc choisi de suspendre ma vie de travailleur pour poursuivre l'action qui n'a pas été achevée par nos aïeux. Si mes compatriotes pensent que ce que je fais est utile, ils vont trouver avec quoi le combattant va le faire.

On voudrait en savoir un peu plus sur votre carrière professionnelle et autre ?
J'ai travaillé à la Camair, où j'occupais le poste de chef service de gestion à Douala. J'y ai fait 14 ans et neuf mois. Il y avait de l'argent physique. Les gens ont finit par dire que je gère l'argent de la Camair comme le mien. Parce que je veillais sur cet argent. A l'époque, j'ai vu défiler des directeurs généraux à l'instar de Hamadou Bello et Augustin Frédéric Kodock. Je suis né en 1953. Aujourd'hui, j'ai une femme et des enfants. Ma famille, je ne parviens plus à la nourrir, mais elle ne meurt pas encore de faim. Ma femme a quitté [une Camerounaise, Ndlr] le Cameroun parce qu'elle a eu trop de pressions. Elle avait le choix entre me trahir et fuir. Quant à mes enfants, ils ont eu des difficultés à fréquenter au Cameroun. Si bien qu'il y a un, le deuxième, qui est allé fréquenter ailleurs qu'au Cameroun.

Propos recueillis par Michel Ferdinand

Les actionnaires d'Amity Bank défient le gouvernement

Ajouté le 04/02/2010

Rebondissement :

Une assemblée générale de cette banque récemment reprise par la Banque atlantique s'est tenue à Douala malgré son interdiction.

Le message porté du gouverneur de la région du Littoral adressé au président du Groupement inter patronal du Cameroun (Gicam), Olivier Behle, est venu refroidir les ardeurs des actionnaires d'Amity Bank. Après la décision, en leur faveur, de la Cour de justice de la Cemac de N'Djamena rendue le 13 novembre dernier dans le conflit qui les opposait à la Commission bancaire d'Afrique centrale (Cobac) et à l'autorité monétaire du Cameroun, ces actionnaires fondaient beaucoup d'espoir dans la reprise prochaine des activités de cette banque, en convoquant une assemblée générale ordinaire des actionnaires pour le 30 janvier dernier.

Mais le 29 janvier, le gouverneur de la région du Littoral, Francis Fai Yengo, a écrit pour indiquer "sur instruction du ministre des Finances", l'interdiction de la tenue de cette assemblée générale convoquée à 9 heures dans la salle de conférence du Gicam. La note affichée à l'entrée du siège de ce regroupement patronal sis à Bonanjo (Douala) a aussi été suivie de la fermeture des grilles, pour empêcher tout accès. Du coup, pas l'ombre d'un actionnaire d'Amity Bank sur le lieu de l'événement. Même pas Christophe Silenou, le porte parole du collectif des actionnaires que l'on a généralement vu au front depuis le début de la bataille pour la reprise de la banque.

Informés de l'évolution de la situation, et notamment de l'interdiction de la tenue de l'assemblée dans la salle de conférence du Gicam, les actionnaires se sont retrouvés ailleurs, le même jour, dans un hôtel de la place, selon une source proche du collectif des actionnaires. "Des résolutions allant dans le sens de la recherche des voies et moyens pour la reprise effective des activités de la banque ont été arrêtées et seront communiquées à la Cobac", indique notre source. Ce bras de fer entre les actionnaires d'Amity Bank, d'une part, le ministère camerounais des Finances et la Cobac, d'autre part ; était déjà prévisible quelques heures avant la date indiquée pour la tenue de cet organe d'Amity Bank à travers un chassé croisé de communiqués. Après celui invitant les actionnaires, et paru dans la presse plusieurs jours auparavant, le mandataire de la Cobac est aussi intervenu à travers la presse pour s'opposer à cette rencontre, tout en mettant en garde "quiconque prendra part à ladite assemblée générale".

Législation Ohada
"En ma qualité de mandataire de la Cobac auprès de Amity Bank Cameroon, seule autorité compétente pour représenter cette société, j'ai l'honneur d'informer le public que l'arrêt n°010/Cj/Cemac rendu le 13 novembre 2009 par la Cour de justice de la Cemac n'est pas exécutoire et fait l'objet des recours appropriés", soutient Victor Ndzana Nduga. Dans son argumentaire, le mandataire de la Cobac explique dans un communiqué de presse qui porte, de manière curieuse, l'entête de la division de la Communication du ministère des Finances, que "la convocation de l'assemblée générale sus visée n'a pas respecté la législation Ohada applicable en la matière et par conséquent elle est illégale". D'où, conclut-il, "l'assemblée générale illégalement convoquée ne peut valablement se tenir et ne peut prendre aucune décision valable".

A travers cette démarche de Victor Ndzana Nduga, plusieurs questions juridiques se posent. Une fois que le processus de restructuration pour lequel il a été désigné est arrivé à son terme (avec la reprise d'Amity Bank par la Banque atlantique), le mandataire de la Cobac a-t-il encore un regard sur la marche des activités de la banque ? "Juridiquement, il ne peut plus intervenir. Si la Cobac doit intervenir, elle doit le faire directement sans passer par ce mandataire", explique Me Roland Abeng, avocat au barreau du Cameroun. Un autre problème que pose la sortie de Victor Ndzana Nduga, selon les observateurs, c'est celui du pouvoir du verdict rendu par la Cour de justice. D'après le mandataire, cet arrêt de la Cour "fait l'objet des recours appropriés". Une position difficile à comprendre. Car, la convention régissant la Cour de justice de la Cemac entrée en vigueur le 05 juillet 1996, stipule en son article 4 que la Cour de justice est "juge, en appel et dernier ressort des litiges opposant la Commission bancaire d'Afrique centrale (Cobac) aux établissements de crédits assujettis".

Evocation : d'Amity Bank à la Banque atlantique
Le 19 mai 2009, le mandataire de la Cobac auprès d'Amity Bank Cameroon depuis le 26 mai 2007, a indiqué dans un communiqué de presse la fin du processus de restructuration de cette institution bancaire, avec la "cession d'actifs et prise en charge des passifs à la Banque atlantique". L'ancien sous directeur à l'ex-ministère de l'Economie et des Finances soulignait au terme de ce processus la tenue d'une assemblée générale mixte des actionnaires. Cette sortie du mandataire avait déjà à l'époque provoqué le courroux des actionnaires d'Amity Bank. En s'inscrivant en faux contre cette cession des actifs d'Amity Bank au groupe ivoirien Banque Atlantique, ces derniers ont accusé la Cobac et même l'autorité monétaire nationale (le ministère des Finances) d'avoir "décidé de brader cette banque au profit d'une structure manifestement créée pour les besoins de la cause ". Mais avant cette mise en garde des actionnaires, le mandataire de la Cobac avait déjà eu maille à partir avec Laurence Tasha Loweh, présenté alors comme le fondateur de la banque avec 12% des parts au moment de sa création. Plusieurs procès ont d'ailleurs été intentés devant les juridictions nationales et communautaires.

Les choses ont évolué et depuis le 02 juin 2009, c'est aux couleurs du groupe de la Banque atlantique, qui a réalisé en début d'année 2009 une opération de fusion avec la compagnie bancaire de l'Atlantique de Côte d'Ivoire, que toutes les agences ayant appartenu à Amity Bank ont été parées. Un groupe bancaire dont le siège est installé dans la zone franche industrielle à Lomé au Togo et qui s'appuie sur ses 35 milliards de francs Cfa de capital et 120.000 comptes clients repartis dans environ 120 agences dans des pays d'Afrique de l'Ouest, au Cameroun et à Paris. Pour son Directeur général, Charles Kie, l'expansion du groupe sous-tend le positionnement de la banque qui entend s'imposer comme "le groupe bancaire africain opérant avec une synergie régionale en Afrique de l'Ouest, en se dotant d'une plate forme technologique et animée par une équipe multiculturelle". Même si une note du régulateur du marché bancaire ouest africain, adressée au secrétaire général de la Cobac, avait présenté certaines banques du groupe comme étant en difficultés, à un moment donné.

Lazare Kolyang

Biens mal acquis : Une plainte contre Paul Biya

Ajouté le 04/02/2010

 

Le Conseil des Camerounais de la diaspora a saisi hier le parquet de Paris.

Le Conseil des Camerounais de la diaspora (Ccd), une association de Camerounais vivant en France, a déposé plainte hier mardi au parquet de Paris, selon le récépissé de la plainte. Cette plainte, qui vise le chef de l’Etat Camerounais de "recel de détournements de fonds publics", est dans la droite ligne des plaintes déposées ces deux dernières années par plusieurs associations comme Transparency international visant trois chefs d'Etat africains. Notamment Denis Sassou Nguesso du Congo, Teodoro Obiang Nguema de Guinée-Equatoriale et le défunt chef d'Etat gabonais Omar Bongo.
La doyenne des juges d'instruction du tribunal de grande instance de Paris, Françoise Desset, avait donné son feu vert en mai 2009 à l'ouverture d'une information judiciaire après le dépôt de ces plaintes mais le parquet avait saisi la cour d'appel de Paris qui a finalement rejeté cette enquête au motif que les plaignants n'avaient pas subi de préjudice direct lié à d'éventuels détournements.

"Cette plainte contre M. Biya est le fait d'une association de Camerounais, et non d'une organisation non gouvernementale (Ong) française, nous sommes directement concernés par d'éventuels détournements," a expliqué le président du Ccd, Robert Waffo-Wanto, au cours d'une conférence de presse.
Selon les plaignants, le patrimoine acquis en France par M. Biya, à la tête du Cameroun depuis 1982, pourrait atteindre plusieurs centaines de millions d'euros. "Si une enquête était ouverte en France, cela permettrait de savoir enfin ce que détient M. Biya, qui vit dans le luxe avec sa famille alors que la pauvreté progresse sans cesse au Cameroun", a estimé le vice-président du Ccd, Celestin Djamen.
Le parquet de Paris peut désormais ouvrir une information judiciaire, confiée à un juge d'instruction, mener lui-même une enquête préliminaire ou classer sans suite cette plainte.

Justin Blaise Akono Source : Afp

Can 2010 : Ces Lions-là inquietent !

Ajouté le 18/01/2010

 

Écrit par Jean-Bruno Tagne à Lubango

Malgré leur victoire (3-2) contre la Zambie, l’équipe nationale du Cameroun a peiné face à une sélection zambienne teigneuse.

C’est Idrissou Mohamadou, entré en cours de jeu à la 45ème minute qui est venu donner la victoire aux Lions Indomptables hier contre la Zambie. On jouait la 85ème minute et le score était jusque-là de deux buts partout. Les deux buts camerounais ont été marqués par Gérémi Njitap (69’) et par Samuel Eto’o (71’). Ceux des Zambiens ont été inscrits par Jacob Mulenga à la huitième minute et par le capitaine, Félix Katongo sur pénalty à la 81ème minute.

La victoire des Lions Indomptables a été poussive, face à une jeune équipe zambienne, teigneuse, fraiche et très rapide. Ce sont eux qui ouvrent d’ailleurs le score à la 8ème minute à la suite d’une double erreur défensive des doyens de ce compartiment, Gérémi Njitap et Rigobert Song. Pendant toute la première mi-temps, les jeunes Chipolopolos vont littéralement marcher sur une équipe camerounaise fatiguée et en panne d’inspiration.

Alors que pour la première fois sous l’ère Paul Le Guen, Samuel Eto’o a été aligné à la pointe de l’attaque camerounaise. Sur les deux côtés, Emana et Somen à Tchoyi ne réussissent pas à donner à Eto’o de bons ballons pour lui permettre de faire la différence. Le milieu de terrain ne fonctionne pas. Paul Le Guen a décidé d’aligner un milieu par trop défensif (Stéphane Mbia et Makoun qui s’en mêlent les pédales. Ça ne marche pas. C’est pourquoi, à la reprise, Paul Le Guen décide de remplacer Mbia (transparent) par Idrissou (un avant centre). Dans la défense, Bédimo Nsame cède sa place à Gille Augustin Binya, moins hésitant que son coéquipier. Il va d’ailleurs faire quelques remontés salutaires pour son équipe.

Paul Le Guen a fait un coaching payant avec l’entrée d’Idrissou, auteur d’un but, celui qui a permis aux Lions Indomptables de remporter la partie alors qu’on s’acheminait vers un nul. Mais, la victoire des Lions Indomptables n’a pas été nette. L’arbitre a été d’un grand soutien pour une équipe malmenée pendant une bonne partie de la rencontre. Le ballon était pratiquement sorti sur le but de Gérémi et Samuel Eto’o avait touché le ballon de la main avant sa puissante frappe du deuxième but camerounais.

Cette victoire des Lions Indomptables leur permet quand même de se relancer dans le groupe D où ils occupent désormais la deuxième place avec trois points, juste derrière le Gabon qui en compte quatre. La qualification pour les ¼ de finale se jouera le 21 janvier prochain. Les Lions Indomptables seront face à la Tunisie alors que les Zambiens croiseront le Gabon. Tout est encore possible.


Fiche technique Cameroun – Zambie : 3-2

Avertissements : Cameroun : Stéphane Mbia ( 14’ ), Jean II Makoun ( 74’ ), Carlos Kameni ( 80’ )
Zambie : Kalaba Rainford ( 33’ )
Buteurs : Cameroun : Gérémi Njitap ( 69’ ), Samuel Eto’o ( 71’ ) et Idrissou ( 85’ )
Zambie : Muelenga Jacob ( 8’ ) Félix Katongo ( 81’ Sp)
Officiels : Arbitre : Alghamdi Khalil (Arabie-Saoudite), A1 : Al Ghamdi Mohammed (Arabie-Saoudite), A2 : Hassan Kamranifar (Iran), A4 : Abdel Rahman Khalid (Sudan)




Cameroun :

Idriss Carlos Kameni - Geremie Njitap, Nicolas Nkoulou, Rigobert Song, Alexandre Song, Bedimo Nsame (Augustin Binya 45’ ) - Achille Emana (Aurélien Chedjou 75’ ), Stéphane Mbia (Idrissou), Jean II Makoun, Somen à Tchoyi - Eto’o Fils.

Remplaçants : Augustin Binya, Aurelien Chedjou, Somen à Tchoyi, Paul Alo’o Efoulou, Souleymane Hamidou, Idrissou Mohamadou, Eyong Enoh, Constant Mandjeck, Roland Ndy Assembé, André Bikey.


Coach : Paul Le Guen.




Zambie

Mweene Kennedy, Musonda Joseph (Mayuka Emmanuel 76’ ), Mbola Emmanuel, Muelenga Jacob, Félix Katongo (Chansa Isaac 61’ ), Christopher Katongo (Cap), Chamanga James, Sunzu Stoppila, Chintu Kampamba, Kalaba Rainford (Kasonde Francis 52’ ), Nyirenda Thomas.


Remplaçants : Kalililo Kakonje, Kasonde Francis, Banda Dennis, Himonde Hichani, Chansa Isaac, Mbesuma Collins, Chivuta Noah Sikombe, Singuluma Given, Njobvu William, Mayuka Emmanuel, Banda Jocob, Mulenga Clifford.

Coach : Hervé Rénard


Réactions


Paul Le Guen, entraîneur des Lions Indomptables
« Ce sont mes choix et je les assume»

La première mi-temps a été très difficile pour vous…
Effectivement nous avons fait une première mi-temps très moyenne. Nous avons été en difficulté, mais nous avons terminé avec juste 1-0. Après nous avons changé les choses. Ce sont mes choix et je les assume toujours.

Pour la deuxième fois, vous avez remplacé Bédimo par un milieu de terrain. Allez-vous finalement trouver un remplaçant crédible à ce joueur ?
Avant la compétition, j’ai prospecté, j’ai fouillé, j’ai cherché. Je suis allé voir un maximum d’arrières gauches gauchers, mais je trouve qu’actuellement il n’y en a pas beaucoup. Il y a beaucoup de blessés à ce poste-là. J’ai mis Binya parce que je pense qu’aujourd’hui c’est celui qui peut le mieux faire l’affaire.

Est-ce que les victoires que vous avez eues avec les Lions par le passé ne vous ont pas un peu grisé et vous ont empêché de faire une bonne analyse de votre équipe ?
Pas du tout. Je ne suis pas du genre à me laisser griser. J’ai toujours considéré qu’on avait énormément de progrès à faire. Je suis ouvert à ce que je vois. Je mets des joueurs en compétition. La série de victoires obtenues ne m’a pas aveuglé. Vraiment pas. Quand je suis arrivé, l’équipe était dernière du groupe. On a fini premiers et j’ai toujours mesuré les difficultés de la chose. Je pense avoir une analyse extrêmement lucide.


Samuel Eto’o, capitaine des Lions
« Respectez-nous ! »

Je suis trois fois ballon d’or africain. Et si je joue dans une équipe, cela signifie que cette équipe a du potentiel. Je n’ai pas ramassé ça. Vous négligez le Gabon ? Vous manquez de respect aux Zambiens ? Au Togo ? Avec Adebayor, l’un des meilleurs joueurs africains ? Je vous prie d’avoir du respect pour nous. Je suis content de notre victoire parce que nous avons gagné au mental. Vous avez vu les quatre derniers matchs des éliminatoires que nous avons joués ? On a gagné parce qu’on a joué au football. Respectez-nous. L’essentiel pour nous c’était d’avoir les trois points du match. Maintenant nous aurons le moral pour la suite de la compétition.


Claude Le Roy, ancien entraîneur des Lions Indomptables
: « Si j’étais Paul Le Guen, je dirais que je reviens de loin »

Cette équipe du Cameroun a certes gagné mais de façon poussive…
Vous savez, quand vous perdez un premier match et que vous avez l’obligation de gagner le second, c’est très difficile. C’est vrai que le Cameroun a été remis en scelle par le gardien de but zambien sur l’égalisation. Après, Samuel et Idrissou ont marqué le deuxième et le troisième but. Si j’étais à la place du coach zambien, Hervé Rénard, j’aurais le sentiment d’une grande injustice. C’est quand même très sévère de perdre 3-2. Et si j’étais Paul Le Guen, je dirais que je reviens de loin. Maintenant tout est possible pour le Cameroun. Ce qui est important c’est que ces quatre équipes ont leur destin entre leurs mains. Selon leurs résultats, ils se qualifieront ou pas pour les ¼ de finale. Ça va être une troisième journée extraordinaire. Cameroun – Tunisie et Gabon – Zambie.

On a noté une certaine fébrilité dans la défense camerounaise…
C’est vrai que c’est toute l’équipe qui a été fébrile. En défense il va falloir qu’ils se parlent un peu plus entre eux. Je pense que Paul et Yves Colleu savent ce qu’ils ont à faire. Les Lions ont encore prouvé une fois de plus que même blessés, presqu’à l’agonie, ils ont toujours été capables de revenir au score et c’est cela l’extraordinaire qualité mentale permanente et séculaire de cette équipe camerounaise. Je suis content pour Paul et triste pour Hervé. J’espère que les deux vont se qualifier pour les quarts de finale.

 

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CAN 2010 : LE BUS DU TOGO MITRAILLE

Ajouté le 08/01/2010


L'affaire va faire grand bruit. Malgré la protection de deux camions militaires, le bus de l'équipe nationale du Togo aurait été mitraillé par des rebelles, aux alentours de 15H15, à la frontière du Congo et de l'Angola, selon RMC.

 

Selon le milieu de terrain de Grenoble Alaixys Romao, deux joueurs togolais, ainsi que le chauffeur du bus, l'attaché de com' de l'équipe, le médecin, l'entraîneur adjoint et l'entraîneur des gardiens seraient grièvement blessés.

«Je vais plutôt bien mais plusieurs joueurs sont dans un sale état
, a révélé quant à lui l'attaquant nantais Thomas Dossevi. On est toujours à l'hôpital. On s'est fait mitrailler comme des chiens et on a dû rester 20 minutes couchés sous les sièges pour éviter les balles». L'attaque a eu lieu alors que le car des joueurs venait de pénétrer dans l'enclave de Kabinda, l'un des quatre sites de la 27e édition de la CAN où doivent évoluer les quatre équipes du groupe B (Togo, Côite d'Ivoire, Ghana, Burkina Faso). Selon lequipe.fr, les deux joueurs blessés sont le défenseur Serge Akakpo (balle dans le dos) et le deuxième gardien Kodjovi Obilalé. Ce dernier serait dans un état grave selon Dossevi.

Ce grave incident devrait remettre en question la participation du Togo à la CAN et plus globalement le déroulement de la compétition en elle-même. «On ne réfléchit pas encore aux recours possibles, mais c'est vrai que personne n'a envie de jouer. On n'en est pas capable» confie, sonné, Dossevi à lequipe.fr.

Cooperation : Quand le Senat français vient au secours d’Elecam

Ajouté le 08/01/2010
Coopération : Quand le Sénat français vient au secours d’Elecam

La France devrait apporter son appui dans les domaines des procédures, de la documentation et un appui technique.

Joël Bourdin, sénateur de l'Eure en Haute Normandie en France et chef de la délégation de la mission du Groupe d'amitié France-Afrique Centrale du Sénat de la République française en visite au Cameroun depuis avant-hier, s'est montré très prudent hier au sortir de l'audience avec Cavaye Yeguié Djibril, le président de l'Assemblée nationale. Une audience commencée par des échanges de civilités au cours desquelles il a été question de la mort survenue en France de Philippe Séguin, président de la Cour des Comptes "Je l'ai connu lorsqu'il était président de l'Assemblée nationale", a notamment lancé Cavaye Yeguié Djibril à son hôte. Pour revenir à Joël Bourdin, il n'a tout simplement pas voulu rentrer dans le détail de l'échange de 30 minutes avec la partie camerounaise.

Toutefois, s'il s'est félicité de ce que le chef de l'Etat a annoncé la voie ouverte à la mise en place du Sénat, il a indiqué que son pays pourrait apporter son assistance au Cameroun, notamment dans le domaine des procédures, la mise à la disposition de la partie camerounaise d'une documentation et un appui technique. Même s'il a par ailleurs noté, un peu comme pour s'en réjouir, que la deuxième chambre du parlement camerounais sera bâtie sur le modèle de celle qui existe en France, à quelques détails près. La délégation de quatre sénateurs, composée, outre du chef de délégation, de Mme Jacqueline Alquier, Sénatrice du Tarn, Christophe-André Frassa, Sénateur représentant les Français établis hors de France, et Bertrand Auban, Sénateur de la Garonne avait déjà été la veille, l'hôte de l'ambassadeur de France à Yaoundé, Bruno Gain dans le cadre d'une réception à laquelle l'on a retrouvé, outre les élus camerounais du groupe d'amitié France-Cameroun que conduit Jean Bernard Ndongo Essomba, un nombre impressionnant d'élus camerounais, en cette période d'intersession parlementaire.

Manifestations
Occasion pour Bruno Gain de marquer lui aussi sa satisfaction à la suite de l'annonce par le président de la République "Nous avons du reste noté avec intérêt et satisfaction que, dans sa toute récente allocution de Nouvel An, le Président Paul Biya avait non seulement marqué son souci de poursuivre le processus démocratique - qui demeure l'un des axes principaux de ses grandes ambitions - mais qu'il avait aussi observé que la voie était ouverte à la mise en place du Sénat". L'ambassadeur de France en a également profité pour parler de l'esprit qui va présider les célébrations du cinquantenaire de l'indépendance du Cameroun, côté français notamment "2010, c'est aussi un demi-siècle de relations entre la France et le Cameroun indépendant que nous allons célébrer.

Et nous le ferons sans chercher le moins du monde à occulter les difficultés qui ont marqué les débuts de cette relation forte, ni le sacrifice de tous ceux qui ont contribué à bâtir la nation camerounaise". Il faut dire que pour ce qui concerne la France, le clou des manifestations du comité présidé par l'ancien ministre Jacques Toubon aura lieu à Paris à l'occasion des célébrations de la fête nationale de France, le 14 juillet prochain.
La délégation de sénateurs français qui a quitté Yaoundé hier en début d'après midi pour Douala a eu de nombreux contacts avec les officiels camerounais. Au rang desquels, le Premier ministre chef du Gouvernement Philémon Yang, le ministre délégué à la présidence de la République, chargé des Relations avec les Assemblées Grégoire Owona et Gilbert Tsimi Evouna, le délégué du Gouvernement auprès de la Communauté urbaine de Yaoundé.

Jean Francis Belibi

Musique: Le prochain Lady Ponce deja pirate

Ajouté le 08/01/2010


A l’audition du refrain « où sont les hommes… les hommes soulevez- les…», tous les clients d’un bar très couru au lieu dit Shell Nsimeyong à Yaoundé sont aux anges. Heureux qu’ils sont, d’exécuter des pas de bikutsi entre deux tranches de brochettes de porc. L’enthousiasme de quelques uns s’estompe quand les plus « in » leur soufflent qu’il s’agit du futur album de Lady Ponce.
Musique: Le prochain Lady Ponce déjà piraté

Ceux qui pensaient jusqu’à cette révélation que cette chanson déjà populaire est extraite d’un récent album de la star tombent des nues. Car en réalité, cet opus qui les fait danser est le titre phare de ce qui fait office  de prochain album de la Lady nationale qui porte sur huit chansons composées sur le même tempo qu’on connaît à la chanteuse. Une bonne  brochette de ces titres est consacrée au bikutsi sûr et dur emmené par le vocal au fort accent de vieille chanteuse de la forêt qui fait la singularité de la « ponceuse ». On peut y noter une incursion du zouk love à la septième chanson proposée par les pirates.

Malgré une absence de mixage, des chœurs et un défaut de mastering, on peut se délecter d’écouter de nouvelles chansons de l’auteur « du ventre et du bas-ventre », dont les thèmes portent pour la majorité sur les rapports conjugaux ou les difficultés en couple tout court. La huitième plage constitue l’évocation parfaite. Elle porte sur l’appel  « d’Olivia » qui lance un crie à son époux, « Alexandre », sans doute parti. « Alexandre, écoute ma voie…c’est Olivia ta femme… ».

Alors peut on s’attendre à un produit techniquement meilleur à la sortie officielle de l’album ? Lady Ponce rencontrée au cabaret  « Le Carousselle » à Yaoundé est plus que convaincue que oui. « Les chansons de mon prochain album ont été piratées, mais je vous réserve une vraie bombe », lance-t-elle. Un des animateurs de ce cabaret renchérit  que c’est à partir d’un studio parisien que tout serait parti :  « ils ont fait eux même les musiques » d’où ce « produit » approximatif. Ce que corrobore un technicien de studio installé au centre commercial de Yaoundé. Selon lui, les voix  auraient été enregistrées sans la musique  ce qui justifie la forte présence de batterie, de clavier et de percussions « presque toujours hors de la gamme ».

Malgré ce rapt, le fameux compact disk s’écoute impunément dans les débits de boisson et à bord des taxis à Yaoundé et partout ailleurs. Même si pour acheter un exemplaire, il faut montrer patte blanche auprès des jeunes gens qui vendent à même le sol une fois la nuit tombée, des disques contrefaits en plein rond point de la Poste centrale. Ils se montrent méfiant, passent au peigne fin ceux qui sollicitent le Cd, et ne consentent à vendre à un inconnu que sur forte insistance, voire par parrainage. L’air, un tantinet conscient du grave délit auquel ils se livrent. C’est sans doute en connaissance de cause que ce disque est dissimulé dans une pochette estampillée  «voice of the cross » accompagnée d’une iconographie du Christ, plutôt q’une des photos sensuelles de Lady Ponce. Un acte subtil qui fait penser à un disque de chansons religieuses.

Rodrigue N. TONGUE

(Stagiaire)


ADC : ambiance… ordinaire à Douala

Ajouté le 08/01/2010
Dans le hall de l’aéroport international de Douala mercredi matin vers 10h. Comme à l’accoutumée, le personnel est affairé à la tâche quoitidienne. Personne, en tout cas, à ce moment là, ne dévise sur ce qui fait l’actualité depuis la matinée : l’arrestation de l’ancien directeur général des ADC, Roger Ntongo Onguéné à Yaoundé dans le cadre de la fameuse opération d’assainissement des mœurs en matière de gestion de la chose publique. Dans les locaux de cette structure logés dans l’enceinte de l’aéroport, apparemment, c’est le calme plat. Certains employés sont assis dans leurs bureaux et vaquent normalement à leurs occupations, pendant que d’autres bureaux sont vides. Les agents en service dans les différentes composantes de l’aéroport sont très actifs. Ils déambulent pour certains, attendant éventuellement qu’une tâche leur soit commise. Aucun regroupement n’est observé jusque-là parmi les employés pour d’éventuels commentaires. Dans le secrétariat du responsable des ADC à l’aéroport, on peut observer le même calme qu’à l’extérieur. Un calme qui tranche avec la rumeur faisant état de ce que certains employés de ce démembrement, trois au total, seraient dans les mailles de la police dans le cadre de l’opération Epervier.

Fausse alerte

A l’annonce de cette information, la secrétaire, tout en marquant sa surprise, dit n’être au courant de rien. « Qui vous a donné ce genre d’information ? Il n’y a eu aucune arrestation du genre ici à ma connaissance », tranche-t-elle. Néanmoins, devant l’insistance du journaliste à rencontrer les responsables, elle tentera en vain de les joindre. Aucun d’eux n’est en place, repercutera-t-elle. Le directeur des lieux est lui aussi absent. Personne n’a la moindre idée de là où il pourrait se trouver. Dans les services de sécurité de l’aéroport, personne n’est au courant d’une telle opération. Un cadre de cette structure rencontré plus tard laissera entendre qu’on ne peut pour le moment arrêter personne dans le démembrement de Douala, puisque la direction générale se trouve à Yaoundé ainsi que les principaux responsables. « Pour le moment, Douala ne dispose même pas d’une direction régionale. Ce n’est qu’un bureau local à l’aéroport », dira-t-il.

Bien plus à la pause, un groupe de quelques employés se retrouvera dans le hall de l’aéroport, entourés de quelques personnes s’occupant des opérations de change. C’est de ce groupe que sortira le nombre d’employés arrêtés à Douala, trois au total selon eux. « Ces opérations d’arrestation vont certainement se poursuivre, l’ancien directeur général n’ayant pas bouffé seul. Certains de ses complices sont encore en fonction. Il faut qu’on les arrête et nous serons plus tranquilles », lance un membre du groupe.

 

Par robert.ngono.ebode

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