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Eartha Kitt était une diva unique dans son genre : un style, un regard, une manière d’être, une personnalité qui ne ressemblait à personne d’autre. Pourtant cette panthère glamour était juste elle-même, mais avec sa gestuelle particulière, sa manière spéciale de chanter et bien sûr sa voix si particulière, elle avait créé un style original qui était vite devenu une signature. Eartha Kitt, une voix puissante et envoutante ponctuée de grognements sensuels et arrogants…
L’artiste était née le 17 janvier 1927 dans une plantation de Caroline du Sud aux Etats Unis d’un père blanc et d’une mère descendante d’africains et d’indiens cherokee. Elle commence sa carrière artistique à l’âge de 16 ans comme danseuse dans la célèbre troupe de danse de Katherine Dunhan, ce qui lui permet de se produire dans toute l’Europe et en particulier à Paris où elle est reconnue comme une vedette d’élégance et de sensualité dès les années 50.
Elle embrasse ensuite une carrière de chanteuse, avec beaucoup de caractère et d’humour, son répertoire touche à tout va du jazz au disco en passant par le music hall. Elle joue également le rôle de Catwoman dans la populaire série télévisée « Batman » en 1967.
Elle chante dans une dizaine de langues, anglais, français, espagnol, portugais mais aussi dans différentes langues d’Afrique et se produit dans une centaine de pays.
Mais la carrière de celle qu’Orson Welles qualifiait de « femme la plus excitante du monde » est stoppée aux Etats Unis en 1968 où lors d’un déjeuner à la Maison Blanche elle prend publiquement position contre la guerre au Vietnam. Son choix d’un monde de paix, l’oblige alors à se produire à l’étranger et il faudra attendre 1974 pour qu’elle fasse un retour triomphal dans les plus grands cabarets de Brodway.
De ses premiers pas de danse sur les planches à son exil des années 70, Earta Kitt a gardé une place importante dans son cœur pour l’Europe et en particulier pour Paris, Capitale de la Haute Couture, dont elle se déclarait amoureuse et qui correspondait si bien à sa vision chic glamour, excentrique et dramatique du spectacle.
Eartha Kitt est l’une des rares artistes a avoir été nominée à la fois pour les tony, les grammy et les emmy awards qui récompensent annuellement le théatre, la musique et la télévision. Elle remportera d’ailleurs deux fois les emmy awards.
Eartha Kitt était hospitalsée depuis quelques temps dans un hopital new yorkais, et cette étoile de la chanson s’est éteinte le 25 décembre, jour de noël. La célèbre artiste américaine appartient désormais à l’éternité.
Quelques titres parmi ses célèbres chansons : « I want to be evil », « Where is my man », « Mademoiselle Kitt », « Let’s do it », « C’est si bon », « Santa Baby », J »e cherche un homme »… et « Something go wrong » tirée de son superbe album jazz sorti en 1991 où elle est accompagnée par Jerry Bergonzi, Joachim Kuhn, Jesper Lundgaard, Daniel Humair…
Imane Ayissi
Un nouveau recteur à Yaoundé I, un nouveau président du conseil d’administration à Douala, les postes essentiels de l’Université de Maroua pourvus.
Fini le suspense ! L’Université de Maroua a enfin ses principaux responsables. Ils ont été nommés par des décrets du chef de l’Etat lus au journal de la Crtv-poste national hier, lundi 29 décembre. Parmi ces décrets, deux remplacent le président du conseil d’administration de l’Université de Douala et le recteur de l’Université de Yaoundé I. Des postes qui étaient respectivement occupés par deux dinosaures du Renouveau : Augustin Kontchou Kouomegni et Dorothy Njeuma. Les textes lus sont restés muets sur ce qu’ils deviendront.
Recteur de l’Université de Yaoundé I depuis le 10 septembre 2005, Dorothy Njeuma (née le 26 juin 1943 à Buea) qui a œuvré à la déstabilisation de l’Association de défense des droits des étudiants camerounais (Addec) au campus de Ngoa Ekellé, a toujours été présentée comme l’une des personnes indéboulonnables du système universitaire camerounais. Dame de fer, elle a fait mater plusieurs grèves d’étudiants à l’Université de Buea dont elle a été le premier Vice Chancellor (recteur), dès sa création en 1993. Professeur de biologie et de zoologie ayant occupé les fonctions de vice-ministre de l’Education nationale (gouvernement du 30 juin 1975 et du 4 février 1984) et de ministre délégué à l’Education nationale (gouvernement du 13 avril 1983 et du 18 juin 1983), elle est viré au moment où elle rentre d’une tournée au Mali, pour le compte du Nepad.
Le bon joueur et l’équipe
Augustin Kontchou Kouomegni (né en 1945 à Nkongsamba), quant à lui, a été nommé président du conseil d’administration de l’Université de Douala le 2 septembre 2005. Après un long passage à vide à sa sortie du gouvernement le 27 avril 2001. Ministre de l’Information et de la culture (gouvernement du 7 décembre 1990 et du 26 avril 1991), ministre de la Communication (gouvernement du 9 avril 1992), ministre d’Etat chargé de la communication (gouvernement du 27 novembre 1992, du 19 septembre 1996) et ministre d’Etat chargé des Relations extérieures (gouvernement du 7 décembre 1997), l’on avait cru que l’arrivée de cet agrégé de science politique à la tête du conseil d’administration de l’Université de Douala sonnait son retour dans l’establishment, pour un autre long bail.
D’aucuns disent que son limogeage est une preuve que le chef de l’Etat a choisi de donner raison au recteur Bruno Bekolo Ebe, dans les multiples conflits qui ont opposé les deux hommes concernant surtout la gestion des revendications estudiantines, l’ordonnancement du budget de l’institution, les crises entre le recteur et certains enseignants… Toutefois, Paul Biya étant imprévisible, nul ne saurait dire si c’est la fin pour “ zéro mort ”. Tout comme, l’on ne saurait pas s’aventurer sur l’avenir politique de Dorothy Njeuma
Revendications identitaires
Les nominations d’hier semblent confirmer la mise en route effective de l’Université de Maroua cette année. Elles mettent un point final aux batailles pour l’occupation des postes essentiels à l’Université de Maroua, relayées par Le Messager (n° 2711 du lundi 6 octobre 2008). Dans l’édition sus citée, le quotidien à l’écoute du peuple signalait que Saïbou Issa, nommé directeur de l’Ecole normale supérieure de Maroua, était en pôle position dans ces batailles.
Au-delà, l’on remarque une sorte de triomphe des revendications régionales. En scrutant l’origine régionale des personnes nommées, l’on constate que celles du Littoral et du nord, très actives ces derniers temps dans les revendications identitaires, ont la part belle. L’élite des régions du septentrion voulait, pour l’Université de Maroua, des dirigeants originaires de leurs régions. Leur vœu a été exaucée à 90% car, il n’y a que le recteur de l’Université de Maroua qui n’est pas du septentrion. Néanmoins, c’est un originaire du septentrion qui remplace Dorothy Njeuma à la tête de l’Université de Yaoundé I. A l’Université de Douala, c’est un originaire de la région du Littoral, Théophile Ngando Mpondo, qui est nommé à la place d’un originaire de la région de l’Ouest. Si une personnalité de la zone anglophone limogée a été remplacée par une autre – nommé à Maroua –, celle de l’Ouest virée dans le Littoral n’a pas été remplacée. Mais tout à l’honneur du septentrion dont quatre fils sur les six nommés ont été promus.
Le contenu de ce décret peut se lire comme un indicateur qui confirme que personne n’est intouchable dans le système universitaire, que l’Université de Maroua va effectivement démarrer cette année et que l’heure est à la satisfaction des revendications identitaires. Une manière pour Biya de rendre justice ?
Nomination dans les Universités d’Etat
Université de Douala
Pca : Ngando Mpondo Théophile
Université de Yaoundé I
Recteur : Oumarou Bouba
Université de Maroua
Pca : Youssoufa Daouda
Recteur : Ako Edward Oben
Secrétaire général : Haman Njallo, Chargé de cours
Ens Maroua
Directeur : Saïbou Issa, Maître de Conférence à l’Université de Ngaoundéré
Conseil d’administration de Camair co
Pca : Yang Philémon
Membres :
Représentant du Mintrans : Mindouka Paul Alain
Représentant du Minfi : Nguenang Joseph Désiré
Représentant du Mintour : Mme Ngomo Angeline Florence
« Piratez les Richard Bona, Manu Dibango... et laissez les artistes locaux »
Epoustouflant. Le public en redemande. « Merci. Bonne soirée ! », lance Richard Bona avant de quitter le podium de Yaoundé en fête (Ya-fe) ce 27 décembre 2008. « C’est comme-ci il n’a même pas joué pendant 30 minutes », se plaint Parfait, un fan. Comme lui, plusieurs spectateurs veulent reclame encore Bona sur scène. « Il n’a pas chanté New-Bell », observe un autre. L’artiste s’y attendait. « Avec le public camerounais, ça ne suffit jamais. Si tu joues une heure, il te demande de jouer 2h, si tu joues 2h, il t’en demande plus… Mais j’ai hâte d’être sur scène et de montrer ce que je sais faire », confiait-il déjà le 23 décembre 2008 à la presse. Et ce qu’il sait faire, le public en a eu pour ses oreilles, et ses yeux.
Sans être un spécialiste, on est séduit par la dextérité de Richard Bona avec sa guitare basse à cinq cordes. Blues, soul, salsa, mangambeu, makossa… L’artiste et sa guitare forment un couple harmonieux. Ses doigts caressent les cordes, tapent quelques fois dessus. Il en sort des sonorités parfois surprenantes venant d’une guitare basse. Les mouvements de son corps et ses mimiques faciales vont avec. Il semble aller chercher ses sonorités dans ses entrailles. Peu de dire que la foule est électrisée. Jaco Pastorious, Stevy Wonder, Pierre Didi Tchakounté, John Legend… Le tout à la sauce Richard Bona. Son doigté semble n’avoir d’égal que sa voix. « Je suis d’abord un conteur », dit-il. Le compteur né à Minta (Est) en 1967 sait reproduire toutes les gammes avec sa voix, et même les instruments. Bass, harmonica, guitare… Rien ne lui résiste.
« C’est un magicien ! » lance un spectateur conquis. La magie ? Bona promet d’en faire. Grâce à un dispositif actionné par des pédales au sol, il chante, enregistre au même moment, superpose sa voix sur différentes gammes, mime la basse. Il en ressort une chanson composée en live. L’auteur de « Scene from my life » sait aussi amener le public à chanter. Il joue même les devins. « Le Cameroun va remporter la coupe du monde 2010 », annonce-t-il. C’est le délire dans la foule. Un délire d’une heure et demi. Richard Bona vient de boucler sa saison 2008. Chez lui. Environs 160 concerts donnés à travers le monde. Rendez-vous le 15 janvier 2009 à Marseille. Ensuite le 20 janvier à la Maison Blanche pour l’investiture de Barack Obama. Les deux premiers mois de 2009 sont déjà bouclés pour le bassiste camerounais. Avant ce concert à Yaoundé, il s’est confié à votre journal. Sa musique, la piraterie, sa personnalité, son prochain album, ses déboires en France… Richard Bona parle de tout.
Edouard TAMBA
C’est assez rare de vous avoir en concert au Cameroun. Que ressentez-vous, et pourquoi avez-vous accepté l’invitation?
C’est génial. Je viens à un concert gratuit pour tout le monde. Je ne l’ai jamais fait au Cameroun. J’ai souvent rêvé de le faire, mais je ne suis pas un organisateur. Mtn Cameroon me permet de le faire, c’est génial. J’ai accepté l’invitation d’abord parce que c’est mon pays. On est fier, on est content de rentrer dans son pays. J’étais dans l’avion avant hier, il y avait plus de 20 joueurs. J’ai pensé qu’ils avaient un match à jouer au Cameroun. Et ils me disent « non C’est la trêve et on va au pays ». J’ai trouvé ça bien, et ça m’a donné beaucoup de fierté. J’aimerai revenir tous les ans. Il le faut.
Vous exprimez un attachement profond au Cameroun, mais paradoxalement, c’est un pays où on ne retrouve pas vos Cd originaux dans les commerces...
Je ne vends pas les Cd, je joue la musique. Il n’y a pas de distributeur au Cameroun. Il faut un bon distributeur et vous aurez les Cd originaux. Mais en même temps, les Cd qui ne sont pas originaux, il faut faire avec ce qu’on a. Moi je ne suis pas contre la piraterie. Quand on regarde bien, un petit garçon m’interpelle dans la rue « Hey boss », il me montre mon Cd, il en a 4 ou 5. Vraiment... ces Cd nourrissent quelques enfants à la maison.
Vous le dites parce que vous êtes un artiste de dimension planétaire?
Je parle de moi. Pour les artistes locaux qui n’ont que ce marché, il faut qu’on trouve des solutions. On ne peut pas bannir la piraterie comme ça. Voilà ce que je propose. On pourrait dire à ces gens « Ne piratons pas les artistes locaux. Piratez les Richard Bona, Manu Dibango etc. et laissons les artistes locaux ». Il faut trouver des solutions comme ça. Ce n’est pas en les traquant dans la rue. On vit par rapport à comment on est. On est entrain d’évoluer. Les gens nous demandent d’être démocrates d’un seul coup. On vient des chefferies traditionnelles, donc laissez nous le temps, que l’Afrique se développe à sa vitesse. En Europe, ça ne s’est passé comme ça. Aux Etats-Unis, il y a eu des milices, pendant des années, il n’y avait même pas de gouvernement.
Revenons à la musique. Les puristes du jazz pensent que n’en êtes pas un. Et que vous avez tendance à faire une musique plutôt commerciale. Qu’en est-il ?
Ce n’est pas du commercial. C’est la culture de chez moi. On est dans un truc où il ne faut pas trop en faire et oublier nos racines. Nos racines ne sont pas dans l’instrumental. C’est dans le conte. On est comme des griots. Mon grand-père était conteur, et il improvisait en contant. Donc j’essaye de mélanger mon background d’improvisateur avec ma racine. Si on ne conte plus nos histoires, c’est fini. Si nous les Africains on ne chante pas en africain, qui va le faire? Michael Jackson ne va pas chanter en nos langues.
Le Festival national des arts et de la culture (Fenac) vient de s’achever avec la participation de plusieurs artistes camerounais de la diaspora. Mais vous n’y étiez pas...
Je n’ai pas été invité. Si on m’invite, je viens, c’est mon pays; les détails, on verra après. J’ai vu Manu hier, il en était très content. Je n’ai pas été convié. Peut -être l’an prochain, si déjà ça se répète ; ou dans deux ans. Si je suis invité, je vous promets d’être le premier à l’aéroport et je paie mon billet d’avion.
Quels échos avez-vous eu de cet événement ?
J’ai eu quelques échos disant que l’organisation n’était pas complète. Mais comme je dis, quand un bébé grandit, il faut qu’il tombe de temps en temps pour que ses côtes se solidifient. Quand je viens par exemple pour Mtn Cameroon, n’allez pas croire que tout c’est très bien passé. Mais le plus important, c’est de venir et que ça se fasse. Les détails qui n’ont pas marché cette fois-ci, on va les retravailler la prochaine fois.
Il y a 13 ans de cela, les autorités françaises refusaient de renouveler votre titre de séjour au prétexte qu’il y a environ 1 600 bassistes locaux au chômage. Comment avez-vous géré ce rejet ?
Moi, je suis un seigneur. Je ne me souviens que des bons moments de ma vie. Lorsqu’on me refuse une carte de séjour, je vois ça comme une opportunité. It’s time to move on. C’est le moment de faire autre chose. Tout ce qu’il y a dans la vie arrive pour une bonne raison. Si j’étais resté en France, peut-être que j’aurais eu un accident or whatever. Je ne m’énerve plus jamais. I just take it cool. La vie des fois, on ne sait pas. You just never know. Tu vois des fois, les gens arrivent au feu rouge et s’énervent parce qu’ils sont pressés. Peut-être qu’à ce moment, le feu rouge vient de leur sauver la vie.
Vous préparez actuellement un album qui apparemment sera orienté vers le blues. Peut-on en savoir plus ?
Mes albums, c’est comme des projets. Je n’essaye pas de faire des disques à caractère commercial. Encore que, si je veux faire du commercial, attention... je peux faire du bon commercial (rires). J’essaye de faire une musique qui amène les gens à réfléchir. Qu’ils l’aiment ou pas, je veux que ça les fasse réfléchir. Avec la façon dont je superpose mes accords et mes mélodies, je veux que quand on écoute ma musique, on s’écrie « waouh! Je n’avais jamais entendu ça ».
Vous savez, le blues est issu d’Afrique. Mais, ce n’est pas une musique, c’est une gamme. Les gens ont tendance à penser que le blues, c’est ... (il mime des mélodies de blues américains) Non ! Le blues c’est une gamme pentatonique. Tu la retrouves au Mali, au Cameroun, en Inde... Ce sont les mêmes notes. C’est l’interprétation qui est un peu différente. Je vais montrer comment le blues est venu d’Afrique, la sophistication du blues. Dans le delta du Mississipi aux Etats-Unis, tu entends le blues. Quand tu vas à Memphis dans le Tennessee, il y a un autre blues là-bas. A New York, c’est un autre blues. Nous avons notre blues. Le bikutsi, le makossa, c’est notre blues. Donc j’essaye de mettre ça dans un album que je vais appeler « The twelves shades of blues », les douze ombres du blues. C’est ce que j’essaye de faire. La sortie est prévue pour le 24 octobre 2009. Je suis encore entrain de travailler dessus.
Contrairement à certains artistes, votre caractère semble trempé dans de l’acier. Vous êtes parti de chez Sony music pour avoir refusé de reprendre un classique de Sting en l’intitulant « I’m a African in New York ». Les majors ne vous dictent pas leur loi ?
Je suis parti d’un major pour un autre. Ce n’est pas ça le problème. Le truc, c’est que je ne veux en aucun cas que ma musique soit l’idée d’un commercial. Quand je signe mon contrat, c’est bien stipulé que l’artistique vient de l’artiste. C’est moi l’artiste. Le commercial, c’est celui qui va aller vendre les disques. Je joue ma musique, vous la vendez. Chacun reste un peu à sa place. Avec Sony on a fait deux albums, tout se passait bien. Vous savez comment sont les commerciaux... Ils me demandent de chanter en anglais. Je dis non. Je suis un compositeur. Je viens d’Afrique. J’ai envie de chanter mon histoire aussi. Je chante mon histoire. Je ne vais pas chanter l’histoire de Sting et autres. Ils ont déjà chanté leur histoire, je chante aussi la mienne. Comme je dis souvent, si je ne le fais pas, qui racontera l’histoire africaine? Je suis fier que l’Afrique ait produit quelqu’un comme moi. Quand je vois les gens comme Eto’o, Manu Dibango, Salif Keita, Youssou N’Dour... L’Afrique est contente d’avoir des talents pareils. Laissez nous aussi nous exprimer avec notre Kpwem, notre Mbongo Tjobi, notre Ndolè...
Toujours à propos de votre caractère, vous avez refusé d’accompagner Britney Spears en concert. Pourquoi?
Il y a longtemps ça. Quand j’étais encore chez Sony, quelqu’un m’a proposé d’aller en tournée avec Britney Spears. C’était un directeur artistique du département Columbia Records. C’est lui qui m’a fait la proposition et je lui ai dit non. Qu’est-ce que je vais aller jouer avec Britney Spears ? Franchement…
Il se raconte que vous aviez décliné l’offre en relevant que vous étiez déjà musicien alors que Britney portait encore des couches-culottes...
Non, non. Je respecte tous les artistes. Mais Britney, ce n’est pas mon truc quoi. J’ai tout simplement dit que je ne peux pas faire ça, ce n’est pas valorisant pour moi. Je n’aurais rien à jouer. Britney Spears, c’est deux notes toute la soirée. Je respecte ça, mais ce n’est pas du tout mon créneau. Aujourd’hui, je suis encore ami ce directeur artistique. C’est lui qui m’a fait faire un duo avec John Legend dernièrement. Il m’a dit: « John veut que tu écrives un morceau ». Au départ, c’était pour la Coupe monde en Allemagne. Mais pour des raisons de maisons de disques encore, il n’a pas pu signer avant que la Coupe du monde ne se joue. Du coup on l’a fait. Ca s’appelle « Please don’t stop », un morceau que j’ai écrit. John Legend, yes! You know, il est venu, j’ai fait le morceau exprès pour lui. Maintenant, il y a d’autres artistes, il faut faire attention. C’est comme au foot. Il y a des joueurs, tu peux les mettre au milieu du terrain, ils sont tous bons, mais ça ne marche pas.
Richard Bona connaît toutes les scènes du monde, tous les publics... mais, a-t-il une préférence?
Le Cameroun. Le Cameroun, chez moi man. Quand je joue ici, c’est le meilleur public que ce soit. Les gens me donnent même des morceaux de poulet sur scène. (Eclat de rires). Où est-ce que tu vois ça?
"Est constatée, pour compter du 19 décembre 2008, l'indisponibilité avérée du président de la Commission des Affaires domaniales et des Infrastructures (…) La présente décision sera enregistrée, publiée et communiquée partout où besoin sera". C'est en ces termes que le délégué du gouvernement auprès de la Communauté urbaine de Yaoundé (Cuy) et président du Conseil de Communauté, Gilbert Tsimi Evouna a informé par courrier signé le 23 décembre 2008, sa tutelle (Gouverneur du Centre et préfet du Mfoundi) et les Conseillers auprès de la Communauté de la décision signée du 19 décembre, "constant l'indisponibilité du président de la Commission des Affaires domaniales et des Infrastructures" (Cadi), André Mama Fouda par ailleurs ministre de la Santé publique.
L'opposant John Atta-Mills serait en tête du second tour de la présidentielle qui s'est déroulée dimanche au Ghana, selon des résultats non officiels rapportés lundi par des media locaux portant sur 187 circonscriptions sur 230.
La chaîne privée Metro-TV donnait une tendance similaire sur 185 circonscriptions. Les premiers chiffres officiels indiquent également que John Atta-Mills possède une légère avance, mais ces résultats ne portent que sur 38 circonscriptions.
Les résultats partiels et non officiels, s'ils se confirment, constitueraient un retournement de tendance par rapport au premier tour du 7 décembre qui avaient mis aux prises sept candidats, et avait été remporté de peu par Nana Akufo Addo, un avocat de 64 ans, avec 49,13% des suffrages, contre 47,92% pour John Atta-Mills, un professeur de droit également âgé de 64 ans.
C'était la troisième fois qu'Atta-Mills se présentait et il avait abordé le face à face final avec confiance.
Parallèlement au premier tour de la présidentielle, le NDC avait en effet remporté la majorité au Parlement (avec 114 sièges contre 107 pour le NPP). Les 9 sièges restants sont revenus à des partis minoritaires ou à des indépendants.
Quelque 12,5 millions de Ghanéens étaient appelés à voter dimanche pour choisir un successeur à John Kufuor, qui quitte la scène après huit ans de pouvoir en léguant un pays considéré comme un modèle de démocratie en Afrique.
Mais alors que le premier tour a été unanimement salué comme un modèle de transparence et de démocratie pacifique, le second a été alourdi par des accusations croisées de fraude, alors que les observateurs étrangers croient toujours que ce scrutin servira de modèle à tout le continent africain.
Ces crispations de dernière minute avaient poussé John Kufuor à lancer un appel au calme à la veille du scrutin: "nous devons tous rester calmes et aller voter, pour que ce scrutin soit pacifique et légitime", avait-il déclaré après un entretien avec la secrétaire d'Etat adjointe américaine aux Affaires africaines, Jendayi Frazer.
Cette dernière avait estimé dès dimanche soir que les deux partis en lice se comportaient de façon "irresponsable" en se jetant à la figure des accusations de fraude.
"Il est irresponsable de continuer à répandre des rumeurs que rien ne vient étayer. Certaines personnes tentent de monter un dossier avant la fin même du vote au cas où ils perdraient, on a vu ça partout en Afrique", avait-elle déclaré.
Traduction concrète de la montée des tensions, les observateurs locaux et internationaux ont communément estimé lundi que le second tour avait été émaillé de bien plus d'incidents que le premier.
Le groupe d'observateurs locaux CODEO, qui avait déployé 4.000 personnes sur le terrain, a ainsi fait part de sa "préoccupation face au nombre croissant d'incidents", ajoutant qu'il enquêtait sur des dizaines de cas d'irrégularités présumées.
Aucun taux de participation n'était disponible lundi. Le résultat final de la présidentielle devrait être connu d'ici mercredi.
Des dizaines de fidèles ont été tués à la machette dans une église d'une région reculée du Congo-Kinshasa, rapportent des témoins. L'Ouganda impute ce massacre aux rebelles de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA), qui nient toute implication.
Une femme qui a réussi à s'enfuir de l'église dit avoir vu une trentaine de personnes tuées. Mais l'armée ougandaise parle de 45 civils tués. Pour le gouverneur de la Province orientale de RDC, Médard Autsai Senga, le bilan dépasse les 75 morts. Et pour l'armée congolaise, il se situe entre 120 et 150 morts.
Le bain de sang a eu lieu le lendemain de Noël, dans une région de la RDC frontalière du Soudan et de l'Ouganda. Les armées des trois pays ont lancé tout récemment une offensive conjointe contre l'Armée de résistance du Seigneur, qui y sévit depuis une vingtaine d'années.
Les rebelles de la LRA ont démenti toute implication, accusant l'armée ougandaise d'avoir commis le massacre. Cependant, un témoin affirme les avoir reconnus. Abel Longi a rapporté que les assaillants parlaient acholi, étaient coiffés de dreadlocks et comptaient de nombreux jeunes garçons dans leurs rangs. La LRA est accusée de recruter de force des enfants soldats.
"Je me suis caché dans les buissons près de l'église et j'ai entendu les gens qui hurlaient pendant qu'ils étaient coupés en morceaux avec des machettes", a expliqué Abel Longi, qui tient une boutique à Doruma, le village où s'est produit le massacre.
"C'était horrible. Il y avait des cadavres au sol, principalement de femmes et d'enfants coupés en morceaux", a également affirmé le capitaine Chris Magezi, porte-parole de l'armée ougandaise. Des témoins ont rapporté que les rebelles avaient utilisé des machettes mais aussi des épées et des massues. AP
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