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les brèves

Françoise Mbango en OR à Beijing

Ajouté le 18/08/2008




Françoise Mbango Etone conserve son titre de championne Olympique. Après Athènes, la Camerounaise remporte une fois de plus la médaille d’or à Beijing. Sur le chemin, elle réussira l’exploit de porter désormais son propre record Olympique à 15m39. Bravo à la jeune maman qui fait une fois de plus honneur au Cameroun.

Françoise Mbango Etone, née le 14 avril 1976 à Yaoundé, est une athlète camerounaise, pratiquant le triple saut. Après avoir dans un premier temps pratiqué le saut en hauteur, discipline où elle est devenue championne du Cameroun, elle se consacre ensuite au triple saut avec une première médaille lors des jeux du Commonwealth 1998 à Kuala Lumpur.

Puis lors de ses premiers jeux Olympiques à Sydney, elle se qualifie pour la finale où elle ne finit qu’à la 10e place. Dès l’année suivante, elle obtient sa première médaille en grand championnat lors des mondiaux 2001 d’Edmonton, terminant 2e derrière la russe Tatyana Lebedeva. Puis en 2002, elle gagne une nouvelle médaille d’argent aux jeux du Commonwealth qui se déroulent à Manchester.

Elle est de nouveau devancée par sa rivale russe lors des mondiaux 2003 de Paris Saint-Denis avant enfin de prendre sa revanche lors des jeux Olympiques d’Athènes. Elle remporte le titre dans un concours où elle commence par franchir le cap des 15m30 au 2e essai, son record personnel. Ses 5 derniers sauts seront tous au-delà des 15 mètres, ce qui n’était pas encore arrivé dans un concours féminin.

En 2005, elle décide au tout dernier moment de ne pas participer aux mondiaux d’Helsinki, les causes de son forfait n’étant pas réellement établies. Elle est la première athlète du Cameroun à obtenir deux médailles olympiques de suite en athlétisme.


La Camerounaise Françoise Mbango  Etone a sauté 15,39m dimanche et gagné la médaille d'or du triple  saut Femmes lors des Jeux olympiques 2008 de Beijing.


La une dans la presse Camerounaise

Françoise Mbango n’a pas toujours brillé dans la presse sportive Camerounaise. Tout récemment, elle était rentrée dans un conflit ouvert avec sa fédération qui l’avait dans un premier temps suspendu avant de revenir sur sa décision. Une période tendue pendant la quelle l’athlète réclamait près de 80 millions de nos francs à l’Etat Camerounais en guise de récompense pour sa première médaille d’or remportée en Grèce. Apres une première tranche de 40 millions, c’est quelques temps avant le début de la compétition et après plusieurs menaces qu’elle recevra la moitié de sa prime 4 ans après son sacre d’Athènes. Avec l’équipe nationale de football espoir, Françoise Mbango était l’une des chances réelles de médaille pour le Cameroun à Beijing. Elle n’aura donc pas decu son public. Au contraire, la double championne Olympique va porter son propre record à 15m39. Bravo championne !

Stephen Sunou à Beijing
Camfoot.com


Palmarès

- Jeux Olympiques d’été

* médaille d’or aux Jeux Olympiques 2004 à Athènes avec 15,30 m

* médaille d’or aux Jeux Olympiques 2008 à Pékin avec 15,39 m

- Championnats du monde d’athlétisme

* médaille d’argent aux Championnats du monde d’athlétisme 2003 de Paris Saint-Denis

* médaille d’argent aux Championnats du monde d’athlétisme 2001 à Edmonton

- Autres

* médaille d’argent aux jeux du Commonwealth 1998 à Kuala Lumpur

* médaille d’argent aux jeux du Commonwealth 2002 à Manchester

* médaille d’or aux championnats africains d’athlétisme en 2008 à Addis Abébba

Françoise Mbango Etone conserve son titre

Ajouté le 17/08/2008

JO-Athlétisme: Françoise Mbango Etone conserve son titre en triple saut

La Camerounaise Françoise Mbango  Etone a sauté 15,39m dimanche et gagné la médaille d'or du triple  saut Femmes lors des Jeux olympiques 2008 de Beijing.



La Camerounaise Françoise Mbango Etone a conservé dimanche son titre de championne olympique de triple saut tout en battant le record de la compétition en atteignant 15,39 mètres.

Mbango, qui avait décroché la première médaille d'or du Cameroun dans une compétition individuelle aux Jeux il y a quatre ans, a battu le record olympique à son deuxième essai.

Elle est revenue cette saison après avoir passé la plus grande parties des saisons 2006 et 2007 loin des sautoirs pour diverses raisons. Elle est devenue mère, a fait des études et a été blessée.

La double championne du monde russe Tatyana Lebedeva a terminé deuxième, avec un saut à 15.32. La médaille de bronze est revenue à la Grecque Hrysopiyi Devetzi (15:23). AP

Calabar : les Camerounais sevrés de leur fête

Ajouté le 15/08/2008

Rétrocession de Bakassi

La majorité des Camerounais privée des fastes de la cérémonie du transfert d’autorité. Les autorités nigérianes ont voulu éviter le choc avec des forces hostiles au droit. Le Cameroun doit s’arranger à sécuriser lui-même Bakassi.

Transfert définitif d’autorité de Bakassi au Cameroun. C’est aujourd’hui, 14 août 2008, le grand jour. Il y a deux ans, la cérémonie marquant la première étape de la rétrocession de la presqu’île s’était déroulée à Akwa, à Bakassi, en toute solennité. On avait alors vu le drapeau tricolore se fixer, s’élever, puis flotter sur la péninsule. C’est fut un symbole fort de restauration de l’autorité du Cameroun sur cette partie du territoire où sa souveraineté était contestée avant l’arrêt de la Cour internationale de Justice de La Haye du 10 octobre 2002.
Pour cette seconde étape de la rétrocession, les Camerounais s’attendaient presque au même cérémonial : retrouvailles à Djabane, la dernière localité de Bakassi de laquelle le Nigeria doit se retirer, descente du vert-blanc nigérian, montée du vert-rouge-jaune camerounais, procession militaire et administrative camerounaise pour marquer le retour effectif de son autorité sur le lieu. Hélas, les quelque 17 millions de Camerounais qui ont souffert à l’idée de savoir qu’une partie de leur territoire était occupée de force et qu’elle leur est revenue par la force du droit, ne verront pas ces images. Tout va se jouer à Calabar, au Nigeria.

Une cérémonie nigériane
Pour le gouvernement camerounais, le changement du lieu de la cérémonie (de Djabane pour Calabar) n’aurait pas un impact sur l’objectif visé (le retour de l’autorité du Cameroun sur cette partie du territoire). Mais au sein de l’opinion, cela sonne comme une fausse note. Parce que l’information est parvenue au Cameroun tard (lundi en mi-journée), les nombreux citoyens qui comptaient se rendre à Bakassi pour assister à l’événement ne pourront plus faire le déplacement pour trois raisons au moins : d’abord le déficit des moyens de transport maritime et aérien, ensuite le coût élevé du déplacement, et enfin les conditions de sécurité par voie terrestre.
Le bateau commercial qui fait la ligne Douala – Calabar a accosté hier dans la capitale économique ; il ne repartira que lundi prochain. Sur la voie aérienne, il n’y a pas de liaison directe Douala – Calabar. Il faut d’abord passer par Lagos ou Abuja. Ce qui fait un coût global d’environ 600.000 Fcfa (aller et retour) pour celui qui tient à arriver à Calabar pour cette cérémonie ! La voie routière aurait été l’idéal pour les petites bourses, l’essentiel étant d’arriver à Ikang, première grande localité nigériane après Bakassi, qui est à une trentaine de minutes de route de Calabar. Mais les poches d’insécurité sont nombreuses sur ce trajet, les rebelles du delta du Niger et autres assaillant qui ont souvent attaqué l’armée camerounaise s’étant implantés dans la zone. On risque donc d’avoir une cérémonie nigériane au Nigeria, avec une « faible colonie » camerounaise. Or en Afrique, la force et le faste d’une cérémonie, c’est aussi son caractère populaire.

Eviter l’impasse sécuritaire
Au-delà de la participation, de nombreux Camerounais s’interrogent déjà sur le choix et les enjeux d’une cérémonie aussi symbolique à Calabar au Nigeria. L’une des raisons évoquée par le gouvernement camerounais lundi dernier, c’est que le gouvernement fédéral nigérian qui devait assurer la sécurité n’était pas sûr d’en maîtriser tous les paramètres. A la vérité, les rebelles, pirates et autres bandits qui sévissent dans cette zone donnent souvent des sueurs froides au gouvernement fédéral. Il y a quelques jours, le groupe des assaillants battus par l’armée camerounaise lors de la dernière attaque à Kombo à Janéa avait assuré qu’un assaut serait lancé si la cérémonie se déroulait sur place à Bakassi. Ainsi, le changement de lieu se comprend comme une peur du gouvernement nigérian de ne pouvoir maîtriser ces assaillants. Cette attitude, si elle n’est pas une sorte de caution, leur ferait probablement pousser des ailes. Le gouvernement camerounais continue à s’appuyer sur la présomption de bonne foi du gouvernement nigérian. Mais l’attitude du géant voisin pourrait se comprendre autrement : « Vous avez tant désiré que l’on vous retourne Bakassi, voilà c’est fait, débrouillez-vous à y assurer la sécurité vous-mêmes ». Une manière bien diplomatique de refiler la patate chaude à Yaoundé !
Que va-t-il maintenant se passer au plan sécuritaire à Bakassi après la cérémonie de Calabar ? Nul ne peut véritablement le prédire. Ce que l’on sait c’est que les assaillants avaient affirmé qu’ils ne laisseront jamais la presqu’île en paix tant que le gouvernement camerounais ne discute pas avec eux. Mais la confiance semble revenir au sein de l’opinion, qui est au courant de la matérialisation de l’autorité camerounaise à Bakassi par la création des unités de police et de postes de commandement civils. Cela suffit-il ? Probablement non. Il est plus qu’urgent de renforcer les équipes de la marine nationale pour riposter encore plus efficacement aux attaques éventuelles.
 

Par Marlyse SIBATCHEU
Le 14-08-2008

La comptabilité Ohada à la portée de tous

Ajouté le 15/08/2008

Livre / Dédicace

Marcel Dobill, l’auteur veut démocratiser la connaissance de cette science très hermétique.

Le paysage camerounais de la comptabilité vient de s’enrichir d’un nouvel ouvrage. Ou plus exactement de trois nouveaux ouvrages. Dédiés à l’espace Ohada, Organisation pour l’harmonisation du droit d’affaires en Afrique, « Comptabilité Ohada », l’ouvrage de Marcel Dobill se présente en trois tomes. Le premier tome structuré en cinq (05) parties et sous-titré « Comptabilité générale » développe les règles et les mécanismes élémentaires en classant les entreprises selon leur régime d’imposition et les systèmes de présentation de clôture des comptes. Plus important, on y retrouve les méthodes d’enregistrement des comptes selon la partie double conformément aux prescriptions Ohada. Dans le deuxième tome, l’auteur apporte un éclairage sur les systèmes comptables, les opérations spécifiques et les travaux de fin d’exercice. Il indique en outre les compétences requises dans l’utilisation des méthodes comptables, les outils de gestion, la détermination du résultat de l’exercice, le conseil du travail comptable… Le troisième tome traite d’un certain nombre d’événements dans la vie des sociétés commerciales, notamment la constitution (type de société et statuts), l’impôt sur les sociétés, l’affectation du résultat et la modification du capital.
La dédicace de ces trois ouvrages s’est déroulée jeudi dernier à l’hôtel Akwa Palace de Douala. La cérémonie a drainé une foule nombreuse faite non seulement des professionnels mais également des apprenants (le livre est inscrit au programme des classes de secondes et premières de l’enseignement technique commercial). De l’avis général, ces livres sont « une bouffée d’air ». L’ouvrage est avant tout « didactique » car le changement référentiel comptable en zone Ohada a créé un vide en la matière. C’est donc une contribution importante dans l’application de l’Acte uniforme sur l’organisation et l’harmonisation des comptabilités des entreprises dans la zone Ohada. Seuls bémols : les prix, 20 000 Fcfa (Tome1) ; 15 000 Fcfa (Tome 2) et 10 000 Fcfa (Tome3). Des prix jugés inacessibles pour la majorité des bourses camerounaises notamment les parents d’élèves. Expert-comptable, commissaire aux comptes et consultant, Marcel Dobill l’auteur a promis détudier la possibilité de consentir « un rabattement au-delà de 30% ». De son application effective va sans doute dépendre le taux de pénétration de cet ouvrage dont tout le monde salue la pertinence et l’opportunité aujourd’hui.

Comptabilité Ohada, 2008, Aecc – Karthala, 762 pages (3 tomes)
 

Par Frédéric BOUNGOU
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Noah Ewodo parle enfin !

Ajouté le 15/08/2008

Affaire Pad

La gestion financière de Siyam au scanner. La division des affaires administratives et financières accusée de complicité de détournement.

Martin Zibi, responsable de la division des affaires administratives et financières (Daaf) et Mme Tchatchou née Tchekam Cylviane, directrice financière avant d’être nommée chef de cabinet du l’ex-directeur général, ont été à nouveau rappelés au box pour subir l’interrogatoire (examination in chief) et contre interrogatoire (cross examination) sur la gestion financière de Siyam Siwe du temps où il était directeur général du Port autonome de Douala (Pad). Avec tous les autres responsables de la Daaf, ils devaient répondre des accusations de détournement en complicité avec le directeur général (Dg) et le directeur général adjoint (Dga) de la somme de 950.094.485 Fcfa à travers une « fictive » caisse de mission, les dotations, les appuis et les contributions diverses, tout en usant de l’infraction de dissimulation des pièces comptables.
Au lendemain du verdict en première instance (condamnation des principaux accusés), les parties prenantes au procès avaient interjeté appel. Le ministère public entend obtenir l’alourdissement des condamnations pour les quatre accusés condamnés au Tgi. Mais aussi rattraper certains des accusés qui ont été acquittés en premier ressort. Notamment les responsables de la « superpuissante » division des affaires administratives et financières (Daaf) et les quatre directions opérationnelles qui étaient placées sous son autorité.

Volte-face
Les audiences du 12 et 13 août 2008 ont permis de soumettre Martin Zibi, le Daaf qui comparait libre à l’interrogatoire musclé du ministère public. Les deux avocats généraux qui occupaient le banc du ministère public l’ont chargé sur les décaissements faits, disent-ils sans justificatifs, la dissimulation des demandes de paiement et le processus vicié des décaissements qui s’appuyait sur une règle statutaire qui favorisait des distractions. C’est le cas du principe encore en vigueur qui veut que la simple demande accréditive vaille jusqu’à ce jour justificatif. Il a opposé à toutes ces accusations des réponses que les jurées apprécieront. Seule fausse note, l’absence constatée depuis du sieur Kamdem qui occupait le poste de directeur financier et comptable. Il se susurre que depuis son acquittement au Tgi, il serait aussitôt exil au Canada pour des raisons non élucidées.
Avant Martin Zibi, le directeur général adjoint Simon Pierre Ewodo Noah avait fait une volte-face en acceptant de parler sous serment. On se souvient que pendant les douze mois qu’avait duré le procès en grande instance, il avait choisi le silence comme mode de défense. Ce qui ne l’avait pas servi puisqu’il avait écopé de 10 ans de prison. Cette fois, il a essayé de prouver que les décaissements dont il avait bénéficiés ont été en partie justifiés et que celles qui ne l’ont pas été d’un montant de 16.607.113 francs Cfa avaient obtenu du directeur général, Etoundi Oyono Emmanuel d’être remboursé sur une retenue sur salaire.
L’audience d’hier a été renvoyée pour les 26, 27 et 28 août alors que Mme Tchatchou née Tchekam Cylviane était appelée au box des témoins. Le président de la collégialité a décidé de porter le nombre de jours des audiences à trois pour accélérer la procédure qui tire vers son dénouement.
 

Par Mathieu Nathanaël NJOG

Sn Brussels bloqué au sol

Ajouté le 15/08/2008

Le vol de la compagnie Sn Brussels à destination de Bruxelles qui devait partir hier soir de l'aéroport de Yaoundé-Nsimalen n'a pas pu quitter le tarmac de l'aérodrome. Selon des responsables de la compagnie de transport aérien qui ont expliqué les raisons de cette situation à leurs passagers, des oiseaux se sont introduits dans les réacteurs de l'avion qui devait quitter Yaoundé hier. Les passagers de Sn Brussels ont été pris en charge par les agents de la compagnie et logés dans divers hôtels peu après 21h, le vol prévu à 22h ayant été impossible à effectuer. Si la plupart des voyageurs ne pouvaient s'exprimer sur ce retard, c'est qu'ils étaient fort déçus de ce retard. Josianne N. a par exemple confié que son " mari est très malade ". "Nous devions nous rendre à l'hôpital dès notre arrivée à Bruxelles, maintenant je suis désemparée ", regrettait la jeune femme. D'autres passagers se sont plutôt plaints de ne pouvoir conserver certaines denrées alimentaires périssables qu'ils voulaient emporter dans leur voyage. Pour autant, les passagers ne savent point quand ils repartiront du Cameroun.

C.M.G.

L'Upc maintient son congrès interdit à Douala

Ajouté le 15/08/2008
Conflit :

L'administration a retiré hier le récépissé de déclaration de la réunion et invité le parti à s'entendre avec les factions dissidentes.
Jean Baptiste Ketchateng

Samuel Mack-Kitt, le président de l'Union des populations du Cameroun (Upc) s'est voulu rassurant. " Si vous êtes invité au congrès de demain, venez. Soyez à l'heure parce que nous tiendrons bien notre réunion comme cela avait été prévu. " Ainsi a-t-il conclu la conversation téléphonique qu'il a eue avec Mutations hier soir peu avant 20h. Pour autant, l'état-major du parti nationaliste était en réunion jusqu'à ce moment-là. Rencontre de routine nécessaire à l'heure où s'annonce le plus grand moment politique de la vie du parti depuis 2004 ou manière de préparer une réponse à toute action de l'administration opposée à la rencontre de ce matin ?

C'est en effet le sous-préfet de Douala 1er, rapporte Hilaire Ham Ekoue, le secrétaire à la communication de l'Upc, qui a annoncé dans une correspondance qui est parvenue au siège du parti peu après 14h hier, qu'il retirait le récépissé enregistrant la déclaration de la tenue du congrès de l'Upc. Ce congrès qui se tient 60 ans après la naissance du parti en avril 1948 devait, durant trois jours, réfléchir à la réorganisation de ce parti qui a joué le rôle de leader de la vie politique camerounaise jusqu'en 1992.
Dès lors, la direction de l'Upc s'est-elle rapprochée du sous-préfet de Douala 1er et du préfet du Wouri à Douala, que nous n'avons pas pu joindre, pour régler le différend né du retrait du récépissé. " Il [le préfet, Ndlr] a expliqué que [le dirigeant d'une faction ralliée au pouvoir] a déclaré que le congrès allait troubler l'ordre public. Il nous a demandé de surseoir à l'organisation du congrès et de régler le problème dans la famille upéciste ", explique encore M. Ham Ekoue.

Mais il n'en sera rien, s'empresse-t-il d'ajouter, le congrès qui est préparé depuis l'année dernière, assurent des cadres de l'Upc interrogés à Douala, se tiendra contre vents et marées. " L'Upc fait ce qu'elle dit et dit ce qu'elle va faire ", tranche d'ailleurs Hilaire Ham Ekoue qui, comme de nombreux upécistes venus parfois de l'Europe ou d'autres pays africains, " attendait cette rencontre pour relancer le parti ".
Le différend qui oppose l'administration à l'Upc a en effet largement contribué à affaiblir l'Union des populations du Cameroun depuis son retour sur la scène publique en 1990 à la faveur du procès de Yondo Black et deux upécistes : Henriette Ekwe et Anicet Ekane ; qui avaient préparé un manifeste pour le retour à la démocratie. De fait, interdite en juillet 1955 par l'administration coloniale française, réhabilitée en 1960 sous Ahmadou Ahidjo, l'Upc ne prendra cependant pas part à la vie politique en raison d'une répression qui en faisait un mouvement proscrit de fait.

La récente sortie du ministre d'Etat chargé de l'Administration territoriale et de la décentralisation, Marafa Hamidou Yaya, qui rappelait que le pouvoir de Yaoundé ne reconnaît que l'Upc qu'elle a enregistrée en faveur de Augustin Frédérick Kodock, ancien ministre et allié au Rdpc, n'était donc peut-être pas un épisode banal dans la bataille que l'Upc livre contre l'administration et le régime. " Il est possible que des alliés du pouvoir qui n'ont pas encore occupé des positions comme Augustin Kodock et Henri Hogbe Nlend soient à la manœuvre pour éviter que l'on ne reconstitue des forces upécistes. Kodock est mal avec le pouvoir en ce moment, puisqu'il l'a publiquement convoqué devant le juge pour sa gestion au ministère de l'Agriculture ", analyse par ailleurs un ex-cadre de l'Upc à Yaoundé.

Quoi qu'il en soit, pour Anicet Ekane, le président du Mouvement africain pour la nouvelle indépendance et la démocratie (Manidem), il ne faut point que ses " camarades dans la lutte pour un Cameroun démocratique reculent d'un iota ". " J'espère qu'ils ne vont pas se laisser faire car c'est une attitude inacceptable et scandaleuse que celle du gouvernement ", a-t-il déclaré. Ce matin, au Foyer protestant d'Akwa, lieu prévu pour le congrès, ou à la permanence de l'Upc à la Montagne Manga Bell, qui de l'administration ou des partisans au drapeau rouge et au crabe noir, qui donna son nom au Cameroun, triomphera-t-il ?

perquisition à la prison de Kondengui

Ajouté le 13/08/2008

La prison centrale de Yaoundé a été fouillée de fond en comble par les éléments de l’administration pénitentiaire et de la gendarmerie. Les raisons de cette perquisition restent floues.

Branle-bas bas à la prison centrale de Yaoundé. Les détenus de ce pénitencier ont reçu la visite inopinée de cinq éléments de la légion de gendarmerie du Centre. Aidés des gardiens de prison, ils ont passé les cellules de la prison de Kondengui au peigne fin sous la supervision de quelques autorités dont Jean Baptiste Bokam, secrétaire d’Etat à la défense, Emmanuel Ngafesson, secrétaire d’Etat à l’Administration pénitentiaire, Colonel Tchinda, le commandant des groupements de gendarmerie du Mfoundi… et le régisseur de la prison principale de Yaoundé, Endeng Zogo appelé en renfort.
“ C’est une fouille périodique mixte ”, indique un geôlier. Le butin de la fouille en question n’a rien à envier à la caverne d’Ali Baba. Stupéfiants, lames, couteaux, couverts de table transformés en armes blanches, des dizaines de téléphones portables, et des sommes d’argent dont le montant total s’élève à environ 4,582 millions de Fcfa. La législation en vigueur interdit aux détenus de posséder des sommes de plus de 20 milles francs Cfa. Mais deux détenus reconnus dans la prison comme des “ commerçants ” possédaient des sommes de 400 et 500 mille francs chacun, tandis que l’ex-ministre de la Santé publique a été surpris avec près de 68 000 Fcfa. Ses ex-confrères du gouvernement étaient dans les normes selon nos sources. D’autres sources révèlent qu’une balle réelle d’arme à feu a été trouvée dans l’un des quartiers du secteur dit “ Kosovo ”.
Jusqu’à 17h hier, le hall de la prison centrale était encore parsemé d’ordures et autres détritus extraits des cellules. Des gardiens de prison continuaient de fouiller dans le tas. “ C’est aux environs de 10 h que la fouille a commencé ”, affirme une source qui indique en outre que c’est au cours du rassemblement d’hier matin que la majorité de ses collègues et lui ont été informés. “ Moi j’ai été surpris ”, ajoute-t-elle. Mais la raison de la fouille reste taboue. Pour certains geôliers, le lien entre l’opération et la présence de plus en plus importante d’anciens hauts commis de l’Etat est “ évidente ”.
“ Vous savez, on peut tout organiser à partir d’une prison. Si les gens peuvent téléphoner, c’est qu’ils ne sont plus en prison ”, observe un officier supérieur de la gendarmerie. “ C’est un contrôle de routine comme le prévoit le règlement ”, assure un gardien de prison. Selon lui, la fréquence de ces perquisitions n’est pas observée pour des raisons d’insuffisance du personnel ; une centaine de gardiens de prison pour près de 4 600 détenus. Il croit savoir que ce type de contrôle va s’étendre à toutes les prisons du Cameroun dans un futur proche.
 

Par Edouard TAMBA

Yaoundé : Des démolitions à Essos

Ajouté le 13/08/2008

Des salons de coiffure, des cafétérias ont été détruits hier par les agents de la Communauté urbaine.
André T. Essomé Essomé (Stagiaire)

Le long de la rue qui va du carrefour de l'avenue Germaine Ahidjo à la paroisse catholique St Jean, c'est un décor défiguré qui s'offrait aux populations du quartier Essos hier matin mardi 12 août. L'équipe de la Communauté urbaine a surpris les personnes dont les constructions ont été jugées hors la loi avant de les détruire. Des femmes et des hommes tenus non loin des ruines discutent désespérément alors que des jeunes garçons se penchent sur les débris de bois, armés de marteaux et arrache-clous pour sauver ce qui peut encore l'être.

On se croirait dans un chantier de construction. Des coups de marteau qui tombent pour séparer deux morceaux de planches. Des lattes et des chevrons qui échouent plus loin, des feuilles de tôles qui s'amassent les unes au-dessus des autres. On n'est pas du tout de bonne humeur dans cet ouvrage. M. Obama, fils de M. Ndi Manga dont le mur en parpaings vient d'être renversé par les employés de la Communauté urbaine, ne comprend pas ce qui leur est arrivé : "Nous ne savons rien. Ils nous ont surpris. Il n'y a même pas une servitude qui passe par ici. Mais ils nous demandent le permis de bâtir ".
De l'autre côté de la route, chez Belibi Senguena, ce n'est pas seulement l'injustice qui est dénoncée. On parle beaucoup plus de la jalousie. Le propriétaire de la cafétéria détruite voit dans cette démolition, la main jalouse de son cousin, pour un problème d'héritage. " Je soupçonne mon cousin qui est là derrière et c'est son ami intime qui travaille à la Communauté urbaine qui est venu nous détruire. Il n'y a pas d'entente entre nous depuis la mort de mon grand père", regrette Belibi Senguena

Et ce n'est non plus Mathias Fankam qui voit clair dans cette démolition. Voisin de Belibi Senguena, le jeune homme de 25 ans était jusqu'à avant 9 h, propriétaire d'un salon de coiffure. Il venait, dit-il, d'être déguerpi par une équipe composée d'un gendarme et cinq hommes. " C'est un salon de coiffure où j'ai investi plus de 300 000 Fcfa. Ils ont cassé les miroirs et les ventilateurs. " Pour lui aussi, la démolition dont il est victime, se situe au-delà du simple fait de l'opération d'assainissement marqué par un trait à la devanture des maisons, suivant les limites à ne pas franchir.
" Nous nous attendions à ce que tout le monde se retrouvant soit détruit. Il y a plus de 4 mois, ils étaient venus tracer cette ligne. Mais à notre grande surprise, depuis l'avenue Germaine jusqu'au carrefour Essos, c'est seulement nous qui sommes touchés ", regrette le coiffeur. Comment envisage-t-il de reprendre son activité ? Mathias répond : " Je ne sais pas. Ils veulent peut-être que j'aille au chômage ".

La fille de Siyam Siwé condamnée aux Etats-Unis

Ajouté le 13/08/2008

La fille de Siyam Siwé condamnée aux Etats-Unis


 


Tania Siyam vendait illégalement de l'ivoire grâce à des complicités au port de Douala.
J.B. Ketchateng
D'après des organisations de protection de l'environnement, Tania Julie Siyam, 32 ans, d'origine camerounaise a été condamnée le 7 août 2008 à 5 ans d'emprisonnement ferme et à 100 000 dollars (quelque 45 millions de Fcfa) pour trafic illégal de pointes d'ivoire entre le Cameroun et les Etats Unis. Le jugement a été rendu un juge de la ville d'Akron, dans l'Etat de Ohio aux Etats-Unis, rapporte un cadre de la Last great ape Organisation (Laga).

Au Cameroun, Tania Siyam aurait bénéficié de la couverture de Alphonse Siyam Siwé, qui est, rappelle la décision de la justice américaine rapportée par l'Environment news service, le père de la condamnée. M. Siyam Siwe, était, indique certainement par erreur la décision judiciaire américaine, directeur général des ports camerounais à l'époque où le trafic s'est constitué. Mais l'ancien ministre de l'Energie et de l'eau qui croupit en prison depuis février 2006 avait plutôt dirigé le port de Douala entre 1998 et 2005. Dans l'entourage des Siyam, des sources familiales confirment que c'est bien la fille d'Alphonse Siyam Siwe née au Canada, pays dont elle a la nationalité, il y a 32 ans, qui a été condamnée.

Selon la Laga, au courant de l'année, Tania Julie Siyam avait transféré son commerce du Canada pour le Cameroun. Au Cameroun, " elle opérait " à travers un " réseau sophistiqué de trafic illégal de pointes d'ivoire d'éléphants comprenant des artistes et artisans, des compagnies maritimes internationales et des partenaires basés au Canada et aux Etats-Unis ". Les défenses empaquetées étaient décorées de manière à être déclarées comme ouvrages d'art, rapportent des sources judiciaires. Malgré ce subterfuge, la collaboration des polices canadienne et américaine a permis de mettre hors d'état de nuire Mme Siyam.

La condamnée avait déjà été provisoirement interpellée par la police canadienne à Toronto en 2004, rappelle une dépêche de l'Environment news service. Entre 1998 et 2005, " son activité, indiquent encore les nouvelles venues des Usa, consistait à effectuer de nombreux achats d'objets d'art du Cameroun sur Internet depuis le Canada et, à l'aide d'autres outils de télécommunication, faire la publicité et vendre à travers le monde les produits fauniques réglementés et protégés. "

L'exportation illégale d'ivoire procuré par des défenses d'éléphants qui envoie Tania Siyam derrière les barreaux, aurait causé la mort d'au moins 21 éléphants africains, soit 42 pointes éléphantesques. " La chasse illégale d'éléphants en vue d'approvisionner le commerce illégal d'ivoire est considérée comme le principal facteur du déclin de la population d'éléphants en Afrique Centrale. L'on estime à 20.000 le nombre d'éléphants abattus en 2006 suite à la demande sans cesse croissante d'ivoire en Asie, en Europe et en Amérique du Nord ", a indiqué un communiqué de la Laga.


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