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Vos commentaires

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kodji

- 29/02/2008
vraiment j'adore camer feelking qui promeut la musique camerounaise et les jeunes.
J'ai aime le clip de vakote Yama "Samira".

Mbende Fan

- 27/02/2008
Salut tout le monde, s'il vous plait j aimerai les MP3 du derniers album Rosita de Sam Mbende
Vous pouvez me l envoyer a cette adresse e-mail dcyolaineyahoo.fr

Oncle KOUMS

- 19/02/2008
Salut !

je suis au cameroun depuis la veille de la finale du ghana , je n'ai jamais vu les camerounais aussi tristes..aprés une finale perdue. Ca va mieux , mais comme d'habitude ; on en a encore pour quelques années de commentaires, ce qui est curieux, les chaines de télés redifusent tout le temps le même match , mais chaque fois que l'action fatale de Song qui emmène le but arrive , c'est un cri de rage comme si c'était un direct... ....on cherche encore un bouc émissaire sur qui déchager la colere...d'abord on a désigné Song , puis l'entraineur..mais on leur a accordé des circonstances atténuantes....Le lendemain de la finale , le prix de carburant à augmenté , entrainant automatiquement la hausse du prix des transports : taxis , motos ...... sauve qui peut ! Mais là, le bouc émissaire est trouvé ..Paul BIYA , pffffffffffffff. Tiens y a l'affaire de modifications de la constitution pour permettre à paul BIYA de se représenter en 2010. A la télé et dans les rues , il ne manquais plus que ça " super consolation"..Ca chauffe , on évoque l'exemple du tchad , du kenya ; ya ceux qui pensent que ça ne peut arriver au cameroun ' le Cameroun c'est le cameroun'. Et ceux qui,au contraire, souhaitent que ça arrive au plus , qu'ils n'ont plus rien à perdre....Hier soir, coté artiste, Sam Mbendé en vient aux mains en direct à la radio avec papillon..histoire de droits d'auteur...En tout cas la chance pour nous qui vivont à l'étranger, c'est que finale gagné ou perdu , on na pas le temps ..boulots ..Ici les pauvres freres auraient sans doute aimé tourné la page mais il n'y a rien à faire.D'ailleurs c'est la première fois que j'écris aussi long , ici on a le temps.. pas sure que tu le lises jusqu'à la fin ( trop long) hahahaha. Je ne suis pas journaliste !!! En tout cas peut être faut-il que je le chante..
Site web de l'Oncle Koums : martinkoums.com.

Ecoutez L'oncle sur Camerfeeling : .....camerfeeling.net/space/videos/watch.php?ch=v&id=550

ben la patriache

- 18/02/2008
Merci Marcel pour le clip de LONGUÉ LONGUÉ

marcel

- 16/02/2008
://wmedia.cameroon-info.net/mm/cin_watch_video.php?m_uid=2062808252479E08C47C98F lien pour suivre le morceau de longue longue "50 ans au pouvoir2

ben le patriache

- 15/02/2008
Bonjour,
Est-il possible que vous mettiez la chanson "50 ans de pouvoir" de LONGUE LONGUE sur votre site. Les Camerounais de la diaspora aimeraient bien suivre ce single qui est actuellement censuré au pays.

Deido

- 10/02/2008
Vive les lions ooooooooooooooo

The Same Old Song*

- 24/01/2008
L’amour de la facilité va nous tuer. A l’approche de chaque grande échéance sportive à laquelle doivent prendre part les Lions indomptables, des musiciens d’opérette sortent de leur trou et pondent un navet. Chansons insipides et clips à la noix, assaisonnés à outrance de « Allez les Lions ! », sont servis à l’envi au public. Il paraît que c’est pour soutenir l’équipe nationale. Ah, bon ? Les joueurs auraient-ils besoin de somnifères ? Franchement, porter un maillot et se trémousser en criant « Papa Eto’o » ne garantit même pas un succès de saison.

En tout cas, si les encouragements des Lions viennent de là, pas étonnant que leur premier match à la Can ait été un modèle de fiasco. Une chanson, comme une compétition sportive, se prépare avec un minimum de sérieux. Le couper-clouer, même quand on est un vieux clou, a forcément ses limites. Alors, par pitié, plus de clips pénibles à la télé. Les téléspectateurs sont déjà assez éprouvés comme ça par le spectacle que donnent certains Lions.

* La même chanson

George

- 23/01/2008
Cameroonians are tired of makossa and those old school names, the music world has changed, makossa and bikosi will never take cameroon to the world music scene, that's why singers like Manu Dibango, Richard Bona and the rest have stayed away from the makossa shit,
And also camerfeeling should remember that cameroon has two languages, if you guys stop dicrimination against english speaking cameroonian artists that will be great. thank you.

Mark-jay du crew BBF à yaoundé

- 22/01/2008
Le rappeur kamer simon pierre aka "simen" residant en Allemagne depuis 1992 derriere les barreaux.Longtemps celui- ci fut victime d'attaques racistes de toutes sortes mais grace à son physique assez impressionant il s'est fait respecter jusque là.La justice Allemande avec l'appui de tous ses detracqueurs ne veulent qu'une chose, le voir derriere les barreaux pour longtemps.

Vu son talent immence,sa brillante prestation sur la scene hiphop Allemande où il a fait la premiere partie de Usher raymond et 50 cent en 2003 celui béneficie de l'appui de son crew"blackcowboyz" et de ses amies,crew dont il est le fondateur.

Simen et son crew decroche en fin 2006 un contrat avec la maison 4imagination ce qui peu de temps apres lance la promo de leur maxi single annonçant la sortie de leur album à l'automne 2007 mais,quelques jours plus tard il est arrêté pour avoir cogné sur unrégiment de soldat Allemand ce qui etait faux.L'absence de preuves jusqu'à présent n'arrange rien d'après la partie civile il doit payer pour tous les autres.

Alors chers frères hiphopeurs du bled et de la diaspora mettons nous ensemble afin de gagner cette bataille sur le racisme car le verdict final sera prononcé le 31 décembre 2008


Jacques Doo Bell

- 04/01/2008
La démocratie d’une Afrique à une autre


Le crépuscule de l’année 2007 nous a offert trois images saisissantes d’une Afrique diverse et ondoyante pour parler comme le philosophe. Sous nos yeux, Paul Biya prend langue avec des cadres et militants de son parti, le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc) pour une révision constitutionnelle taillée sur mesure.
Au Kenya, le pays est à feu et à sang pour cause de fraudes électorales. Les morts se comptent par dizaines. L’une des destinations touristiques les plus prisées du continent est menacée d’embargo. L’opposition accuse le pouvoir d’avoir fait main basse sur les résultats d’une élection présidentielle plutôt favorable à son candidat. Ces manœuvres sont si courantes en Afrique qu’on dirait que la fraude électorale est le sport favori des Africains. Que nenni.
De l’Afrique du Sud nous est venue il y a encore quelques jours une belle leçon de fair-play électoral. Les cadres de l’African national congres (Anc) parti au pouvoir au pays Arc-en-ciel ont préféré à Thabo Mbeki, leur président en exercice, son challenger Jacob Zuma.
Certes, la justice sud-africaine a encore son mot à dire sur l’avenir politique du président élu de l’Anc. Lui sur qui pèse des soupçons de corruption et autres affaires de mœurs. Toujours est-il que les militants de l’Anc ont dit non à Mbeki. Et faute de Zuma, ils se donneront un autre leader.
Seuls les pays d’Afrique de l’Ouest nous ont habitués jusqu’à présent à ce genre de triomphe de la voix des peuples. En Afrique du Sud, les militants de l’Anc ont sanctionné sans complaisance la politique économique du président Thabo Mbeki et ses prises de position décriées sur le Vih. Ainsi donc, l’actuel président de la République sud-africaine qui doit céder son fauteuil en avril 2009 après deux mandats pleins ne pourra pas conserver les rênes du parti.
La constitution sud africaine, comme du reste celle encore en vigueur au Cameroun limite le nombre des mandats présidentiels à deux. Nelson Mandela le premier président de l’Afrique du Sud post-apartheid (qui aura passé 27 ans de prison pendant la lutte anti-raciale) se sera contenté d’un seul mandat. Sans chercher à s’accrocher aux délices du pouvoir après environ trois décennies de cachot. Son successeur Thabo Mbeki achève aussi ses deux mandats constitutionnels sans chercher à soulever son parti pour la quête d’une éventuelle délimitation de mandats.
Au Cameroun, on croupit dans la misère depuis une vingtaine d’années. Toutes les belles promesses des lendemains meilleurs s’avèrent fallacieuses. La bouffée d’oxygène promise au lendemain de l’atteinte du point d’achèvement dépassé depuis avril 2006 se fait toujours attendre. Voici plus de 10 ans que le bout du tunnel annoncé en 1997 reste désespérément inaccessible. Paradoxalement les Camerounais se font toujours violence en pérennisant un régime pourtant complètement déconnecté des préoccupations populaires.
Dans la campagne menée tambour battant par le Rdpc, on entend des hauts cadres de son parti des déclarations qui jurent avec le bon sens. Même des universitaires de haut rang développent des arguties juridiques pour justifier le tripatouillage de la constitution pour les besoins égocentriques d’un seul individu. Un peu comme si par un accident dont seul le destin détient le secret, après Paul Biya, ce sera la fin de tout pour le Cameroun et les Camerounais. Tout se passe comme si les Camerounais si forts en tout comme ils savent se glorifier n’arrivent pas à se projeter dans l’avenir. Comme cela se fait ailleurs. L’exemple sud africain est encore là, tout frais comme il y a encore quelques années ceux du Mali, du Bénin, de Sierra Leone voire de Côte d’Ivoire où les ennemis d’une Afrique émancipée ont semé la pagaille.



Par Jacques Doo Bell
Le 04-01-2008

JOURNALISTES EN DANGER

- 31/12/2007
Ils ont osé dénoncer les errements d'un notaire hors du commun qui a immédiatement sollicité les services d'un commissaire et d'un officier de police pour « régler » le problème. Les détails d'une mort programmée de votre journal.

Nestor Nga Etoga, depuis l'exil.

Sans liberté de blâmer, il n'est point d'éloge flatteur. Gestion&Perspectives, hebdomadaire d'investigations de référence reconnu pour sa liberté de ton, fait un usage délibéré de la critique comme un aiguillon, une incitation à la rigueur et au résultat. Fustiger les manquements de ceux qui nous gouvernent est un devoir inhérent au métier même de journaliste. Mais à coté de la liberté de blâmer, il est tout aussi stimulant d'user plus résolument du droit à l'éloge , tout particulièrement en cette période où la mort proclamée de votre journal et de ses rédacteurs ont été décrétées par le tout puissant notaire Pierre François Xavier Menye Ondo. Une preuve par neuf que la profession de journaliste est l'une des plus dangereuse qui soit. Elle est en même temps l'une de celles où l'on est soumis aux tentations les plus nombreuses : l'immense majorité croit devoir indiquer au journaliste l'information qu'il doit communiquer, surtout si ses intérêts sont en jeu. Certains tentent d'influencer comme maître Menye Ondo et de convaincre le journaliste par des moyens que l'on pourrait qualifier de légitimes. Maître Menye Ondo est allé un peu plus loin, cherchant à nous tenter, à nous faire passer à la balançoire en utilisant ses copains des renseignements généraux du centre. Plus dangereux et sûrement aussi plus condamnables sont ceux comme l'officier Mbida, au nom du « commissaire LOUA », qui, à l'abri d'un pouvoir qui leur a été délégué, abusent de celui-ci par divers moyens, souvent en approuvant des lois restrictives pour faire pression sur les journalistes et les médias et limiter la liberté de la presse, ainsi que le droit du public à l'information. Un trio qui va jusqu'à programmer l'assassinat des journalistes de GESTION&PERSPECTIVES. Il est clair que si l'on assassine un journaliste, c'est parce que l'on n'a pas réussi à l'influencer, ni à le persuader, pas plus qu'à l'acheter ou à l'intimider, d'où le recours au meurtre. Et l'assassinat n'est qu'un moyen , le but ultime étant que le journaliste n'informe pas et qu'il n'exprime pas ses opinions , autrement dit , qu'il s'autocensure et que , du même coup, le reste des citoyens n'apprennent pas ce qu'ils ont le droit de savoir. Non seulement un être humain voit son droit à la vie violé, ce qui est déjà beaucoup, mais on intente à la liberté d'expression, au droit d'informer et d'être informé, à la liberté de la presse. Le délit est multiple.

LE SYNDICAT DU CRIME

En effet, après la publication dans son édition numéro 06 du 22 novembre 2007 d'une enquête minutieusement fouillée et publiée sous le titre : "LES FAUX ACTES NOTARIES DE MAITRE FRANCOIS XAVIER MENYE ONDO », il ne se passe plus un seul jour où nos journalistes sont menacés d'arrestation ou de mort par certains individus à la solde du Notaire. Des coups de fils anonymes affluent à la rédaction. Les journalistes de «Gestion&Perspectives » se sentant dans une insécurité totale, ont déserté leurs familles en cette période des fêtes de fin d'année. Par ailleurs, selon certaines informations parvenues à nous, les policiers à la solde de maître Menye veulent justifier notre arrestation par le fait que nous avons publié dans notre édition numéro 7 du 12 décembre 2007 ; un article de NDZANA SEME sur l'exploitation de la bauxite paru dans le site africanindependent.com de l'auteur ; le 10 mars 2007. Article précédemment repris par certains médias locaux et internationaux.
Jusqu'ici, votre journal ne se reproche de rien et estime avoir fait professionnellement son travail. Curieusement, notre directeur de publication a été convoqué par téléphone le lundi 18 décembre 2007 à 15 heures 07 minutes par l'officier de police Mbida, en service à la délégation provinciale des renseignements généraux du centre ; répondant au numéro de téléphone : 22 22 76 32 et qui agirait au nom du commissaire de police LOUA, à l'instigation de maître Pierre François xavier Menye ; sans en savoir les motifs. Les deux policiers exigent non seulement de la première à la septième édition de notre journal mais aussi et surtout notre présence et celle du Représentant de Reporter sans Frontières, qui, selon eux est « notre minable bouclier ».
Gestion&Perspectives constate avec regret un flou dans la démarche et une machination ourdie contre son personnel. Lorsqu'on se rappelle que, Me François xavier
Menye ondo a juré devant certains confrères de nous « faire bastonner par tous les moyens » par ses « éléments du quartier Briqueterie à Yaoundé »,nous réalisons une fois de plus, qu'il s'agit là d'une grave entrave à la liberté de la presse.
Gestion&Perspectives a déjà saisi les hautes autorités de la République, diplomatiques et corporatives. En attendant la suite de l'affaire, la rédaction prend à témoin l'opinion sur les menaces auxquelles sont victimes ses rédacteurs et appelle ses nombreux lecteurs au soutien multiforme et sans faille pour que l'hebdomadaire qui ose dire la vérité sur la base des faits vérifiables, ne soit bâillonner par les tontons macoutes et les taupes qui infectent chaque jour le paysage médiatique camerounais.

richard

- 14/12/2007
le site est tres bien rappelez-nous les dix
premiers disques d'or du cameroun de
de 1960 nos jours il me semble que c'est
1 manu dibango
2 eboa lotin
3 francis bebey
4 moni bilè
5 ben decca
6 douleur
7 tala
8 sam fan thomas
9 anne marie ndzie
10 ekambi brillant

sily

- 07/12/2007
Très bonne initiative chers messieurs d'avoir eu cette idée de génie en créant ce formidable outil de communication(camer feeling).continuez sur votre lancée en essayant d'actualiser certaines rubriques(vidéos par exemple).longue vie à camer feeling.

Desir

- 07/12/2007
Chers amis de camerfeeling est-il possible d'avoir des musiques ou video des anciens articles que se soit Makossa (Eboa Lottin et autres) Assiko (Jean Bikoko et autres) de l'ouest, centre , sud , nord, sud-ouest, nord-ouest et d'autres provinces du Cameroun sans oublie les celebres comedients (KanKan, Daniel Ndoh, Essidji)? Coordinalement votre

Chris

- 03/12/2007
Bonjour, je recherche activement les nouvelles de l'artiste Dinally. Je souhaite rentrer en contact avec elle pour un échange. Merci de me repondre. Chris / Genève.

anita

- 19/11/2007
bonjour tres cher monsieur je voudrai savoir ou se passe les les differents recrutements pour etre selectioné a la stars de demain sur la crtv et quand? ou alors ya t-il une somme pour s'incrire j'aimerai avoir plus de details pour participer a votre emission pour savoir comment cela se passe car j'y tiens vraiment
voila mon adress mail

um fils

- 10/11/2007
por ke nosotros pueblo bassa no tienes nada de poder en camerun, pèro un dia, llegara, pero, estamos preparado nos , para crear nuestros estado propio, ke se llamara la republica democratica de la sanaga maritme, capital edea
estamoa hartos de tonteria con la politica de paule biya esa un marikon , con su marido nkodock los de eseka, decian ke, nosotros ,de babimbi,somos tontons cuando llegaba las 3hrs de las tardes, y hoy ,los de eseka , cuando son las 4 hrs , se convierte marikon , de mierda, por eso u.p.c ha terminado

Marre

- 26/10/2007
Bon.
Cette fois ci c'est verifié. Paul Biya est devenu fou. Il est passé ou pour l'interview sur France 24?????????? On nous sert du mali alors que les gens attendent le Cameroun. La manipulation est de quel cotés?

M

- 19/10/2007
Cameroun, un volcan en activité

Somme de réactions collectées dans les rues de Douala.

Abong-Mbang, Yaoundé, Bamenda, Douala…Les rues et les quartiers du Cameroun ressemblent désormais à des poudrières, prêtes à exploser à la moindre occasion. La réaction des populations voisine du collège La Maturité à Douala mercredi 17 octobre 2007 est un signe qui ne trompe plus désormais. “ C’est le manque d’emploi. Parce que si les gens étaient occupés, ils ne risqueraient pas de se faire tuer de la sorte. C’est le chômage ”, dit Philippe, conducteur de moto taxi à Douala. Pour Pascal, son collègue, “ c’est la pression, les gens vivent constamment sur les nerfs. Moi par exemple, je suis titulaire d’un Bac D depuis 1998, j’avais vingt-et-un (21) ans à l’époque. Je suis conducteur de moto taxi, vous croyez que c’est un métier que je mérite ? ”, s’interroge-t-il. Pour lui, les gens sont au quartier, oisifs. Ils n’attendent plus que des occasions pour se venger. “ Mon frère, c’est le pays qui va mal, voilà pourquoi la population se fâche tout le temps ”, renchérit Pascal. Omer, un militant politique, pour sa part, pense que “ ces réactions violentes sont des indices que les populations veulent que les choses aillent mieux. Mais comme il n’y a pas de perspectives, ils sont obligés de se prendre en charge de manière désorganisée, et les conséquences sont imprévisibles. ”
D’autres voient en cela la pauvreté, le ressentiment, la frustration. “ On ne permet pas aux gens d’exprimer leur mécontentement, le droit de grève n’est pas accordé, dès que vous manifestez un peu, même pacifiquement, on vous dit que vous êtes en infraction. Les gens retiennent ce ressentiment, à la moindre occasion, ils se défoulent ”, dit René Nyou, technicien.

La faute au gouvernement
“ La responsabilité politique est clairement établie ; ce qui arrive incombe au gouvernement ”, dit Omer. Conducteur de moto taxi, Antoine est lui aussi tranché : “ tout ça parce que le gouvernement gère mal. Quand les populations cassent, c’est pour que les dirigeants comprennent que ça ne va pas, qu’il faut que les choses changent. ” Pour Hilelela, on est dans une situation insurrectionnelle, où la moindre bûchette d’allumette peut tout enflammer, à cause des “ conditions impossibles de vie des Camerounais. ” A l’en croire, “ le gouvernement est entièrement responsable, il a programmé, organisé et créé les conditions de cette insurrection. ”
Le gouvernement semble lui aussi avoir pris la mesure de la situation. Les autorités de la ville de Douala ont géré avec beaucoup de prudence les actes de violence au collège la Maturité. Aucun manifestant n’a été interpellé. On a pourtant constaté que une personne sur dix, parmi les casseurs, était un élève. Les principaux acteurs étaient ceux qui, de prime à bord, n’avaient rien à voir avec les transes dont les élèves étaient victimes. Même le véhicule du Samu, venu au secours des victimes, n’a pas échappé à la furie.
Le préfet du Wouri, Bernard Atébédé, explique cette indifférence dans les colonnes de Cameroon Tribune : “ Malgré les pierres qui étaient lancées et les actes de vandalisme perpétrés par des individus qui, pour beaucoup ne sont pas des élèves, il n’y a pas eu d’interpellations parce que compte tenue de la tension qui régnait, nous avons privilégié un règlement de la situation dans la paix. Cela dit, des enquêtes sont ouvertes et les responsabilités seront dégagées… ” Pour les réactions violentes, il signale un travail de sensibilisation à faire, dans les médias notamment.
Quoi qu’il en soit, la prudence de l’administrateur est justifiée. Une interpellation dans cette zone de Bépanda aurait plutôt empiré la situation, et le préfet semble bien avoir pris la mesure des choses.
Roland TSAPI


17 octobre 2007 : une scène d’hystérie collective au collège La Maturité de Douala tourne à l’émeute. Une cinquantaine d’élèves tombe en transe, cela crée la panique. Les populations riveraines entrent dans la danse. La police ne peut contenir la foule déchaînée. L’établissement scolaire est saccagé, son promoteur Pierre Waffo échappe à un lynchage.
16 octobre : à Bamenda, un affrontement a lieu entre les forces de l’ordre et les moto taximen. Bilan : deux morts et de nombreux blessés.
13 octobre 2007 : un gendarme de la brigade Soa abat un jeune homme à bout portant. Les populations courroucées ont bloqué la circulation et la rentrée universitaire renvoyée d’une semaine. Bilonga Ayina Alphonse, la victime et son bourreau le gendarme aux dires de certains sortaient avec la même fille. Le présumé assassin et ses collègues se sont enfuis après le forfait.
5 octobre : suite à une casse nocturne de leurs comptoirs, les commerçants du marché Mokolo à Yaoundé descendent dans la rue. Ils rencontrent les forces de l’ordre. Deux morts sur le carreau, plusieurs blessés.
17 septembre 2007 : à Abong-Mbang et Doumé dans la province de l’Est, les populations descendent dans la rue. Elles protestent contre les coupures du courant électrique. Depuis quatre mois, les deux cités sont privées d’électricité et d’eau potable. Il y a affrontement entre les populations et les forces de l’ordre. Bilan : la préfecture, la résidence du préfet, et son véhicule réduits en cendres. Deux élèves tués et d’importants dégâts matériels.
15 septembre : suite à un arrêté de la communauté urbaine de Yaoundé qui exige la peinture jaune sur les moto taxi et interdit la circulation en zone urbaine. Le refus d’obtempérer des moto taximen, se solde en un affrontement entre les forces de l’ordre et les conducteurs de motos à Yaoundé. Des conducteurs de moto taxi sont interpellés, des agents de la communauté urbaine blessés, des motos saisies, des engins détruits. Policiers et conducteurs de motos brutalisés.
1er septembre 2007 : une voiture bourrée de gendarmes armés tente de contenir la grogne des conducteurs de moto taxis à Nkongsamba. Ces derniers réclament le présumé assassin de leur collègue Tookoh Jean Titan, décédé dans les circonstances troubles. Au cours de l’affrontement avec la police, des panneaux publicitaires, des kiosques, le car du commissariat sont détruits.
27 août 2007 : à Bafoussam, les benskineurs protestent contre les nouvelles réglementations de l’administration, notamment la peinture jaune, le paiement et le port des tenues immatriculées. Les conducteurs de moto taxis affrontent la gendarmerie à coups de matraques et de jets de pierres. Une vingtaine de benskineurs interpellés.
25 juillet 2007 : les lendemains du double scrutin du 22 juillet 2007 sont douloureux dans la ville de Banyo, chef-lieu du département du Mayo Banyo. Des hommes armés de machettes, de fouets, de gourdins et de flèches se sont rendus au domicile d’un certain Mahamadou et l’ont copieusement bastonné, ils ont assommé le nommé Issa et d’autres personnes sont passées à la trappe. Les agresseurs identifiés comme membre de l’ethnie Babouté avaient pour cible les haoussas. Pomme de discorde, le partage des sièges entre l’Undp et le Rdpc au conseil municipal. Le lamido de Banyo est mis à l’index.
23 mars : un affrontement oppose la famille sic Abima David aux employés d’une agro-industrie à Diwom PK 34 dans la localité de Bonepoupa sur l’ancienne route de Douala. Plusieurs blessés graves. Les gendarmes entrent en scène et l’un d’eux est pris en otage avant d’être libéré.
21 décembre 2003 : les éléments des forces de l’ordre ouvrent le feu au domicile de Ndam Njoya à Foumban. La ville s’embrase, on signale au moins un mort.
B. B.


L’actualité est funeste au cours de la semaine qui s’achève. Le bilan est lourd, trois morts et de nombreux dégâts matériels.
Sang à Soa et Bamenda, feu à Douala
Le préfet de la Mefou et Afamba a eu de la peine à ramener le calme parmi les manifestants en furie ce samedi 13 octobre 2007 dans la localité de Ebogo1 à Soa. Elles ont entrepris de barrer la route et de s’en prendre aux attributs de la gendarmerie de la localité. Et pour cause “ Bilounga Ayina Alphonse est tombé raide mort, le crâne ouvert par une balle de fusil tirée par un gendarme de la brigade de Soa ” écrit Le Messager du 15 octobre 2007. Tout porte à croire que c’est un crime passionnel parce que “ Bilounga et le gendarme sortaient avec la même fille ”. Conséquence, “ Les populations courroucées ont bloqué la circulation et la rentrée universitaire a été renvoyée d’une semaine ”, poursuit Mutations du 15 octobre 2007.
A Bamenda, dans le Nord-Ouest, autre lieu, autre émeute, le 16 octobre 2007, un affrontement a lieu entre les éléments du Groupement mobile d’intervention (Gmi) n°1 de Bamenda. “ Nche Patrick Tabong et Simon Ambe sont tombés sous les balles des éléments du Gmi. Une femme enceinte a été atteinte d’une balle au pied ” confie Cameroon Tribune du mercredi 17 octobre 2007.Le bilan est plus lourd, reprend Le Messager du même jour “ Un Pick-up plein de policiers en provenance de Ntarekon arrive à l’entrée du Gmi. Ces policiers sont accueillis par une pluie de cailloux. C’est l’Intifada. Les éléments de la police répliquent en lançant des gaz lacrymogènes dans la foule. Bilan : des coups de feu sont entendus, deux morts et trois personnes grièvement blessées. Fongwa léonard, 20ans, blessé au pied gauche, Fon Albert atteint au bras gauche et dame Esther Shu Swirri, 35 ans ”. Comment en est-on arrivés là ? Le Messager répond “ Le lundi 15 octobre 2007, sur l’axe Bamenda-Bafut, pour ramener le moto taximan Marc Douho Ngouanfong, les éléments du Gmi font passer une herse dans un pneu de la moto à vive allure. Le conducteur perd le contrôle et son engin se renverse. Il s’en tire avec des hématomes aux mains, aux pieds, à la face et à la tête. Il est totalement défiguré ”. venus à sa rescousse, ses camarades vont rencontrer l’opposition des forces de l’ordre. Au finish, qui paiera la note ? “ Emeutes de Bamenda, Fru Ndi en médiateur ” titre La Nouvelle Expression du 18 octobre 2007. Le journal poursuit “ John Fru Ndi a sollicité une rencontre avec le gouverneur du Nord-Ouest, Koumpa Issa, lequel l’a reçu en présence de ses proches collaborateurs…le gouverneur a reconnu les dérives de certains éléments des forces de maintien de l’ordre à l’origine des violences ” avant de conclure : “ Les pouvoirs publics prendront en charge les frais d’inhumation des personnes décédées. Les frais d’hospitalisation des blessés seront supportés par les services du délégué du gouvernement auprès de la commune urbaine de Bamenda ”
A Douala, “ Les vitres volent en éclats, les toits sont demontés, le matériel vendalisé. Ordinateurs, caisses, documents, tout y passe et deux grands incendies sont allumés dans la cour pour consommer la logistique. Deux des trois voitures de l’enceinte sont également brûlées, tandis que la foule autour de l’établissement n’a cessé de grandir et s’évalue désormais en millier de badauds ” raconte Cameroon Tribune du 18 octobre 2007. Mutations du même jour : “ Douala, les populations incendient le collège la maturité ”. Les causes : “ une cinquantaine d’élèves en transe ; leurs camarades paniquent. Soulèvement et vandalisme au collège La Maturité ” confie Le Messager “ Ils sont soutenus par les populations riveraines des quartiers populeux de Bépanda, Makepe, et Bépanda tonnerre ”. La rumeur, selon laquelle quatre des filles tombées seraient mortes, vient mettre le feu aux poudres. Pierre Waffo, le fondateur de l’établissement manque d’être lynché. Les élèves sont transportés dans différents établissements hospitaliers de la ville et surtout à la paroisse saint Jean de Deido. Pour le médecin de la clinique Sainte Marie qui se confie à Cameroon Tribune “Toutes les victimes que nous avons reçues présentent des symptômes de maladies parfaitement connues. Nous avons des cas d’asthme, d’hypoglycémie, de convulsion catomique, ou des épilepsies. La seule chose qui peut paraître un peu irrationnelle, c’est la coïncidence de leur déclenchement au même moment ” révèle Cameroon tribune. Sur place, le préfet du Wouri évitera tout commentaire sur le fond de l’affaire.
Bernard BATANA




Par Roland TSAPI et Bernard BATANA
Le 19-10-2007

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