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kali
- 04/10/2007
Interrogations… Le processus est donc irréversible, à en croire les autorités camerounaises. D’ici peu, on ne parlera de la Snec qu’au passé. Malgré tout, de nombreuses zones d’ombre demeurent.
E. D. Le prix de l’eau serait-il revu à la hausse ? Pour l’instant, des indiscrétions internes à l’administration provisoire de la Snec balaient cette hypothèse. D’autre part, quelles garanties les Camerounais ont-ils que la désignation d’un adjudicataire provisoire dans le cadre de la privatisation de la Snec, ne ressemblera pas au scénario vécu dans le processus de "scission-liquidation-privatisation" de Cameroon Airlines (Camair) ? On se souvient, en effet, qu’un autre appel d’offres pour la désignation d’un partenaire technique du gouvernement a été lancé, alors même que le consortium Belgo-camerounais First Delta Air Service, avait déjà été désigné comme adjudicataire provisoire. Comparaison n’est pas raison, laisse-t-on entendre du côté de l’administration provisoire de la Snec. "Le temps qui a été mis pour la désignation d’un adjudicataire provisoire est la preuve qu’une certaine prudence a guidé le gouvernement", souligne un responsable de la Snec.
Reste à présent la question concernant le sort du personnel. "Il n’y aura pas de plan social dans le cadre de cette privatisation", rassurait récemment le ministre du Travail et de la Sécurité sociale, Robert Nkili. Les personnels de la Snec seront dispatchés entre la Camwater et la société fermière, confirme-t-on au sein de l’administration provisoire. Lequel fait d’ailleurs comprendre qu’avec ses quelque 2000 agents, la Snec est en sous-effectif, et aura plutôt besoin de nouveaux bras. En tout cas, la stabilisation manifeste de la situation financière de la société, ainsi que l’apurement de la dette sociale et le désendettement de la Snec vis-à-vis du système bancaire sont autant de mesures de l’administration provisoire, qui auraient redonné un certain poids à la société et redorer son image pour en permettre une privatisation avantageuse.
Quoique la Camwater n’a pas officiellement débuté ses activités, des sources concordantes font en plus état de ce que son Dg, Basile Atangana Kouna, a d’ores et déjà amorcé un plan d’investissement étalé sur une période de dix ans. On parle notamment des études menées sur les diagnostics et autres plans directeurs hydrauliques, le renouvellement, l’extension et la réhabilitation des infrastructures existantes. Depuis le 29 mai 2007, la Banque mondiale a d’ailleurs approuvé un crédit d’un montant de 80 millions de dollars (près de 37 milliards Fcfa) en faveur de la Camwater pour son projet dénommé "eau potable et développement urbain".
L’Agence française de développement (Afd), elle, s’est engagée à octroyer à la Camwater, sous garantie de l’Etat pour une durée de 15 ans avec différé de 5 ans, un financement de 26 milliards Fcfa pour les travaux de renforcement de la production d’eau potable à Yaoundé par la remise en service du Complexe Mefou - Messa, avec la normalisation des branchements et la réhabilitation des stations dans les villes secondaires d’Edéa, Bertoua et Ngaoundéré. A travers Eximbank-China, la Chine a également concédé un montant 11 milliards Fcfa à la Camwater, sous forme de prêt concessionnel au taux préférentiel de 2% remboursable sur 25 ans avec différé de 5 ans. L’argent servira à financer le projet d’adduction d’eau potable adossée sur le fleuve Moungo, en vue de renforcer la production de la ville de Douala.
KmerFier - Le messager
- 03/10/2007
Lettre ouverte à la jeunesse africaine
Lorsque j’ai pris la résolution de vous adresser cette lettre, je n’ai pas hésité un seul instant, bien au contraire. J’ai été heureux à l’idée de me charger d’une tâche aussi difficile qu’utile.
Pourquoi ? La raison en est simple.
Des Africains, des jeunes, l’avenir, par milliers, fuient chaque jour cette terre qui n’a pu les nourrir, en quête d’un mieux-être à des milliers de kilomètres de ce continent; parfois dans des conditions aussi incertaines que suicidaires mettant en péril leurs vies.
Ce spectacle révoltant révèle au grand jour l’échec d’une Afrique complètement déboussolée.
Chez nous, les richesses agricoles, minières et minéralières, mais encore et toujours l’injustice, le tribalisme, la corruption, les détournements de deniers publics, la famine, la misère, la guerre.
Les enfants sont condamnés dès le berceau : chômeurs, enfants de la rue, enfants soldats, c’est bien dommage !
Les étudiants sont condamnés à la misère par des systèmes s’illustrant par un désintérêt notoire aux conditions dans nos universités.
Les analphabètes, au même titre que les diplômés de nos Lycées et Universités, pour survivre sont condamnés à la débrouillardise : opératrices de call box, conducteurs de taxi et moto taxi, vendeurs à la sauvette, griots, mendiants, feyman…etc
Pire, les tableaux de bord de nos ministères ne comportent pas d’indicateur réel de suivi du chômage, encore moins d’indicateur de création d’emplois.
En somme, les populations croupissent dans une misère généralisée pendant que les gouvernants et leurs proches vivent dans une insolente opulence avec pour seul programme d’actions réelles d’asseoir leur pouvoir par tous les moyens et pour seul vrai argument électoral la distribution des billets de banque, de la nourriture, de la bière.
Plus de quatre décennies après les indépendances, c’est toujours la dépendance vis-à-vis des puissances qui prétendent être nos modèles de civilisation.
Nous avons longtemps rêvé d’une Afrique libre, d’une Afrique debout et se propulsant sur la scène mondiale. D’illustres fils d’Afrique ont payé de leur vie cette liberté qui leur était si chère: bravo Patrice Lumumba, bravo Doualla Manga Bell et plus proche de nous dans le temps, bravo Thomas Sankara.
Mais, aujourd’hui, nous avons une Afrique qui titube encore, comme à l’ère coloniale, une Afrique condamnée à la fois par les Occidentaux et ses propres fils, une Afrique sacrifiée pour on ne sait quelle faute.
Jeunes d’Afrique du Nord, du Sud, de l’Est, de l’Ouest et d’Afrique Centrale, unissons nous et défendons pied à pied, avec la même ardeur, la même conviction et le même souci une cause qui nous tient particulièrement à cœur et que nous plaçons au dessus de tout : celle de la bonne gouvernance en Afrique.
Si nos gouvernants nous ont trompé par le passé, c’était peut-être de leur faute, mais, s’ils continuent de nous tromper aujourd’hui, ce serait certainement de notre faute.
Alors, levons-nous dans nos pays respectifs et militons tous contre la corruption, les détournements, les fraudes, l’impunité, l’irresponsabilité, la gabegie, afin qu’aujourd’hui encore plus que jamais, la bonne gouvernance en Afrique, au-delà des discours politiques, existe et persiste.
Par Maximilien TCHANGOU Professionnel de la Communication
Le 02-10-2007
KmerFier - Le messager
- 03/10/2007
La France refuse de démanteler ses bases militaires
La “Mère patrie” croit toujours qu’elle a un rôle providentiel à jouer en Afrique. Les déclarations de Jean-Marie Bockel, ont renforcé cette idée hier, 2 octobre 2007, à la Résidence de France à Yaoundé.
Jean-Marie Bockel, secrétaire d’Etat français à la coopération et à la francophonie, s’est en effet confié à la presse hier à Yaoundé. Trois thèmes majeurs ont dominé l’échange avec les journalistes : d’abord la mise en œuvre du Contrat de désendettement et de développement (C2D), ensuite les accords de défense et de maintien de la paix, enfin l’épineuse question de l’immigration choisie. D’entrée de jeu, le secrétaire d’Etat se dit satisfait de la réalisation des projets financés par les fonds issus du C2D et de toutes les autres initiatives de coopération bilatérale.
En termes d’engagements, affirme l’ambassadeur de France au Cameroun, Georges Serre, “la coopération civile française [inscrit le pays de Sarkozy] au rang des partenaires bilatéraux et multilatéraux du Cameroun, avec une moyenne de 65,6 milliards de Fcfa par an au cours des cinq prochaines années.” Une opportunité de développement à saisir. Illustration. Le C2D, provision financière de 352,83 milliards de Fcfa sur six ans (2006 – 2011) est investi dans l’éducation de base, les infrastructures routières et urbaines, la santé, le développement rural et l’environnement, le pilotage et les études. Jean-Marie Bockel ne s’empêche de rappeler qu’il s’agit d’un levier pour l’amélioration des conditions de vie. Pourvu, dit-il en s’inspirant du discours sarkozien sur l’Afrique, que les Camerounais montrent qu’ils sont capables d’impulser et d’entretenir eux-mêmes le désir de se développer.
Ce développement doit se faire dans un contexte de paix. Le secrétaire d’Etat justifie la permanente présence française sur le sol africain, à un moment où on pense à un démantèlement des bases militaires françaises sur le continent. “Nos bases servent d’appui à toutes les forces en place. Nous jouons un rôle de soldat de la paix en respectant une certaine éthique. C’est vrai que sur le terrain, ce n’est pas facile”, reconnaît Jean-Marie Bockel qui conclut : “Nous jouons ce rôle et c’est bien !” A sa suite, le général Emmanuel Beth, directeur en charge de la coopération militaire et de défense, confesse que “le dispositif militaire français sur le sol africain aujourd’hui est adapté à l’évolution des Etats et à l’organisation sous-régionale et régionale ; il accompagne tous les dispositifs de paix et de sécurité.”
Pour davantage illustrer la pertinence des bases militaires en Afrique, il affirme que, dans le cadre du conflit frontalier entre le Nigeria et le Cameroun au sujet de la presqu’île de Bakassi, la France a mis sur pied le dispositif Ramis dès 1996 pour “accompagner le règlement politique de la crise.”
Une partie de l’opinion ne partage pas cette vision du rôle des bases françaises. Malgré les discours de désengagement, la France renforce sa présence militaire en Afrique. Celle-ci a quelquefois aidé des dictateurs à se maintenir au pouvoir. En cas d’agression, on n’a plus vu la France intervenir aux côtés des gouvernements régulièrement élus. Nombreux sont ceux qui gardent en mémoire son rôle trouble dans la crise ivoirienne, de même que son faible engagement aux côtés du Cameroun dans le conflit de Bakassi. Mais Jean-Marie Bockel affirme la volonté de la France de continuer d’élargir ses bases militaires, voire à trouver de nouvelles variantes de la coopération de “maintien de la paix”. L’illustration est ce soutien à l’Ecole internationale de formation au maintien de la paix d’Awaé. Le secrétaire d’Etat français s’y est rendu hier en mi-journée après la signature des conventions d’appui à la décentralisation et à l’amélioration des performances de la police camerounaise.
De quoi Biya va parler avec Sarkozy
Paul Biya sera en France vers la fin du mois d’octobre. L’information a été confirmée hier, 02 octobre, par le secrétaire d’Etat français à la coopération et à la francophonie, Jean-Marie Bockel. Son programme prévoyait une rencontre avec le président Biya à Etoudi. Mais ce dernier lui a fait savoir, par l’entremise du Premier ministre, qu’il ne pourrait plus le recevoir, du fait qu’il se trouve encore à l’étranger. Mais au sujet de son déplacement pour la France, pas de doute, sauf impératif de dernière minute. Selon Jean-Marie Bockel, le président Biya et le président Sarkozy vont débattre de trois questions majeures : le première a trait aux relations bilatérales (France-Cameroun), la deuxième est liée aux rapports sous-régionaux (le Cameroun réaffirme son rôle moteur dans l’émergence de la sous-région Afrique centrale), et la troisième est en rapport avec les problématiques multilatérales. Ces problématiques puisent leur essence dans le discours d’orientation que Sarkozy, le président français, a prononcé dernièrement au Sénégal. Celui-ci relevait les potentialités de l’Afrique, ses atouts et les conditions de son développement
Par Alexandre T. DJIMELI
Le 03-10-2007
OMEGA CONSULTING/ MARC DEHI
- 03/10/2007
INVITATION A UNE CONFERENCE DE PRESSE
BLOG : omegaconsulting.blog.fr
Monsieur, madame,
Dans le cadre de la mise en détention provisoire de Mme Anette DANIEL et Mr Marc DEHI, un comité de souien et de solidarité s'est constitué afin :
1°) De sensibiliser l'opinion publique face à une incarcération injuste et injustifiée
2°)D'apporter une information qualitative à nos clients quant au contenu et aux anjeux de cette affaire.
Aujourd'hui, nous devons faire face à une propagande mensongère et exacerbée de certains médias qui nous portent des préjudices considérables dans nos rapports avec la clientèles.
c'est la raison pour laquelle, nous vous convions à une conférence de presse qui sra tenue dans nos locaux le Vendredi 12 Octobre 2007 à 11 heures. Les médias locaux sont invités.
OMEGA CONSULTING
37 rue du Cadasttre Dugazon de Bourgagne
97139 ABYMES
TEL : 0590682139
P.S : Pour toute personne souhaitant se joindre au comité, contact lynsée Anastase au 0690840484
Nous comptons vivement sur votre présence.
Ecran de fumée :
- 01/10/2007
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Le Cameroun va-t-il rester ce patient qui, au lieu de lire le thermomètre qui lui indique une poussée de fièvre et y remédier, choisit de le casser ?
Par Junior Binyam
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On espère que non ! Car, avant de faire de la corruption un problème de santé publique -même si on continue à la combattre plus par les discours -, il s’est d’abord ouvert une bataille sur la crédibilité du classement dressé par Transparency International (TI) qui avait fait du Cameroun le champion du monde de la corruption en 1999 et 2000.
De nombreuses incantations, institutions (Observatoire et cellules de lutte contre la corruption, Chambre des comptes, Anif, Conac…) et campagnes de sensibilisation plus loin, peu de choses ont changé. Le Cameroun n’est plus premier, mais il ne s’est pas pour autant éloigné des positions de tête comme l’atteste la publication avant-hier pour l’année en cours de l’Indice de perception de la Corruption (Ipc) de TI. Commentant le classement, le président de la branche camerounaise de l’Ong allemande, Charles Nguini, a indiqué que "en dessous de 3 sur 10 en effet, nous considérons que la corruption est un phénomène endémique". De quoi se faire du mouron avec nos 2,4. Surtout que l’Ipc 2007 arrive dans un contexte où s’effectue une déferlante de classements à l’échelle mondiale sur la gouvernance, le risque d’investissement et la pratique des affaires. Des hit-parades dans lesquels le Cameroun reste à la traîne (cf. Mutations n° 1999 et Mutations n° 2000).
Que ce soit pour le "Doing Business" de la Banque mondiale le 26 septembre ou le classement de la Fondation Mo Ibrahim (Index Ibrahim de la gouvernance) la veille, il transparaît que la corruption est un phénomène au centre de ces pesanteurs qui bloquent la relance économique, pourtant exalté dans les différents discours de ceux qui ont en charge la gestion de la chose publique au Cameroun, avec comme catalyseur proclamé l’atteinte du point d’achèvement. Un jeune entrepreneur avec qui nous échangions hier sur les étapes par lesquelles il faut passer pour ouvrir une entreprise, et qui prennent en moyenne 37 jours selon la Banque mondiale, confessait sa résignation face à la "corruption institutionnalisée à tous les niveaux", avec laquelle il faut composer au risque que ces 37 jours là se démultiplient à l’infini.
Preuve de la désubstantialisation du discours des gouvernants au Cameroun et de l’absence manifeste de cette volonté politique véritable, préalable à toute relance économique, le statu quo ante en vigueur, voire la régression sur des indicateurs d’attrait des investisseurs. "Rien n’a été fait au Cameroun sur les dix points retenus. En revanche, des pays qui étaient mal classés lors des précédentes éditions l’ont [le Cameroun] supplanté. Il en va de la création des entreprises qui impose treize procédures que des coûts y afférents qui valent plus qu’un salaire moyen du pays", commente Abdoulaye Seck économiste principal du bureau de la Banque mondiale à Yaoundé, dont on devine dans le propos toute la retenue que lui impose son statut de diplomate. Les critères sus évoqués vont de la création d’une entreprise à sa fermeture en passant par l’octroi des licences, l’embauche des travailleurs, le transfert de propriété, l’obtention des prêts, la protection des investisseurs, le paiement des impôts, le commerce transfrontalier et l’exécution des contrats.
Dans un accès de lyrisme, Paul Biya a souvent pris référence sur les "dragons d’Asie", ces puissances économiques émergentes dont les levains du succès ne sont pas frappés du sceau du secret. Donc, il est plus que jamais temps que l’écran de fumée discursif en vigueur se dissipe. Si on veut vraiment faire comme les autres, il faut se résoudre à s’y préparer car la génération spontanée en l’espèce est bien plus qu’un leurre que ne peut même pas entretenir l’apparente richesse en ressources naturelles.
Là-bas, dans une approche globale on commence par offrir aux potentiels investisseurs une main d’œuvre de qualité et non l’esbroufe dans les déclamations. Ceci suppose la redéfinition de la politique d’éducation en fonction des besoins du marché de l’emploi, pour que soit donné à la jeunesse désoeuvrée les outils et techniques qui la rende compétitive sur le marché du travail. Si le cap fixé est l’exploitation minière, dont on nous rabâche les oreilles ces temps derniers, qu’on se donne les moyens, quand viendront les multinationales, de ne pas occuper les emplois subalternes et laisser prospérer ces "croissances off-shore" en vigueur chez certains voisins. Ensuite, qu’on implémente des conditions fiscalo-douanières incitatives avec des mesures de protection des intérêts nationaux et des locaux. Point n’est besoin d’être un crack de la finance internationale pour reproduire les recettes qui marchent ailleurs parce qu’accompagnées d’une volonté politique qui n’est pas que proclamée.
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