" />
Vous êtes ici >> Accueil/Les Dossiers/- CAMEROUN - THEATRE /Necrologie : Protais Asseng quitte la scène

AccueilDossiersArtistesPhotosMusiqueVideosAgenda
Devenez membre de Camerfeeling - Rezo





Partenaire Camerfeeling



Necrologie : Protais Asseng quitte la scène

05/07/2006 - Lu 2176 fois
  • Note moyenne : 3.40/5
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5

Note moyenne : 3.4/5 (5 notes)

Necrologie
Le célèbre dramaturge s’est éteint le 30 juin dernier à Nanga Eboko, laissant une oeuvre dense.
Venant Mboua

C’est par un communiqué de la Sociladra (société civile des droits de la littérature et des arts dramatiques), signé le 3 juillet dernier, que la presse a appris le décès de Asseng Protais, dramaturge de renom découvert au début des années 70. Pour l’heure, Jacobin Yarro, administrateur à la Sociladra et metteur en scène attitré des nombreuses pièces du défunt, s’en tient au coup de fil qu’il a reçu de l’épouse de Protais Asseng quelques heures après le décès. Il est donc difficile de savoir de quelle maladie souffrait l’auteur de "L’Homme femme", pièce écrite en 1983, qui remportera le grand prix du concours théâtral organisé par Radio France international (Rfi). Selon Jacobin Yarro, les obsèques du dramaturge auront lieu jeudi et vendredi prochains, dans sa ville natale de Nanga Eboko, où il résidait depuis près d’une décennie, après son retour des Etats-Unis d’Amérique.

La vie de cet homme à l’humour féroce se décline en pointillés : elle a été faite de réussites et de galères. Il y a d’abord cette époque de 1969 à 1983, au cours de laquelle il écrit 10 pièces de théâtre, dont pas moins de cinq ont été primées au niveau international. Jacobin Yarro tombera sous le charme des créations littéraires d’Asseng. Il prend un réel plaisir à interpréter : "Trop c’est trop", sur les planches et à la télévision; "L’homme femme"; et "Bokassa Ier", pièce avec laquelle il remporte le grand prix des rencontres théâtrales de Yaoundé en 1991.
Pendant son séjour au pays de l’Oncle Sam, Protais Asseng dénonce le plagiat de son oeuvre, "Trop c’est trop", par l'acteur de cinéma Arnold Schwarzenegger et la maison de production Universal pictures, dans le film intitulé "Junior". Lequel film présente un homme enceinte, exactement comme dans "Trop c'est trop" de Asseng, une pièce jouée au Cameroun et à l’Alliance française de New-York, bien avant le tournage du film de l’actuel gouverneur de Californie.

Politique
Cependant, la voix du dramaturge camerounais n’a aucun relais face à ces adversaires américains. Il ne lui restera plus qu’à pleurnicher dans les colonnes des journaux camerounais et africains. C’est dans cette ambiance que le Collectif des créateurs d’arts dramatiques (Cocrad), dirigé par son ami Jacobin Yarro, organise en novembre 1996 un festival de théâtre dédié entièrement à la dramaturgie de Protais Asseng. Ce dernier arrive alors au Cameroun et redécouvre la joie de discuter avec les comédiens camerounais. Il découvre surtout un pays en pleine démocratisation. Et prend immédiatement parti pour le changement. Au cours d’une conférence de presse qu’il donne au Centre culturel français de Yaoundé, il considère que si le chauffeur du véhicule Cameroun conduit mal, il y a lieu de le changer.

Il mettra en forme cette image en militant dans un parti de l’opposition, l’Undp en l’occurrence, qui émerge encore dans la Haute Sanaga, son terroir. Aux législatives de 1997, sans véritable campagne, il fait 14% et inquiète l’establishment Rdpc local. Plus tard, cet ancien directeur d'entreprise à Yaoundé est contacté pour travailler comme médiateur entre les populations et la Cotco, dans le cadre de la construction du pipeline Tchad-Cameroun. Après plusieurs séances de formation à Yaoundé, il apparaissait comme le profil idéal du travailleur dans ce projet américano-africain.

Mais, il sera surpris d’apprendre qu’il n’est pas retenu au terme de la formation. Dans le même temps, des responsables de l’administration l'approchent pour lui demander de choisir entre le pouvoir et l’opposition. Sous de nombreuses pressions, il adhère alors au Rdpc et enterre, de fait, son action politique. Ces dernières années, le dramaturge, émoussé physiquement et financièrement, passait sa retraite à la mairie de Nanga Eboko. A 60 ans, paupérisé, Protais Asseng s’en va dans l’anonymat, comme de nombreux hommes de culture du Cameroun.
Auteur : infos sur l'auteur | contactez l'auteur

Les Commentaires

2 commentaires - Montrer | Rédiger
Partager cet article wikio : Partager cet article | digg : Partager cet article | del.icio.us : Partager cet article | facebook : Partager cet article | scoopeo : Partager cet article | blogmarks : Partager cet article | additious : Partager cet article |
Partager les derniers articles Netvibes : Partager les derniers articles | iGoogle : Partager les derniers articles | My Yahoo : Partager les derniers articles | wikio : Partager les derniers articles | RSS : Partager les derniers articles |
Article précédent : Peinture : L'art abstrait en vedetteArticle suivant : Babel Leontine Bobeni




DOSSIERS
CRTV
TV5
LIVRES
MODE
CUISINE

INFOS
FB
Twitter
Myspace
Dailymotion
Youtube

 

News










CAMERFEELING on Facebook

Get the Flash Player to see this rotator.

Agenda

Agenda

Octobre 2014
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 [25] 26
27 28 29 30 31    
[Mois précédent]
[Mois suivant]
Recherche dans l'agenda par thème
Tout l'agenda

Il n'y a pas de résultat



CAMERFEELING TV
CAMERFEELING TV








LES PLUS DE CAMERFEELING

INFOS PEOPLE
HOROSCOPE