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les brèves

Les budgets négligent les victimes du Vih

Ajouté le 17/09/2007 - Auteur : nico
 La mobilisation des ressources nationales propres destinées à soutenir la promotion du genre et la lutte contre le Vih/Sida reste insuffisante.

Selon une étude réalisée par Colette Florence Mebada, consultante au Programme des Nations Unies pour le Développement (Pnud), le budget national 2007 du Cameroun n’a pas été sensible au volet Genre. Dans la plupart des douze (12) départements ministériels visités au cours de cette étude, les activités liées au Genre se résument à la tenue des réunions et à l’organisation de la journée du 08 mars 2007. En outre, aucun responsable de la question Genre n’a participé à l’élaboration du budget 2007, et tous sont des femmes.
Ce qui fait dire à la chercheuse que le Genre est encore considéré comme une affaire de femme ; le financement des activités spécifiques aux femmes, relève des fonds communs et d’autres fonds extérieurs. Si rien n’est fait prévient-elle, “ cette tendance risque d’être maintenue en 2008 ”. Au terme de son analyse, la consultante recommande trois types d’actions auprès des décideurs impliqués dans la préparation et l’adoption du budget. Celles-ci se résument à la sensibilisation, la formation et au lobbying. Pour plus d’impact, les actions devront être menées entre octobre 2007 et décembre 2008 pour le budget 2009.
Dans une étude parallèle auprès des points focaux Vih/Sida, Dr Viviane Ondoua Biwolé épouse Evezo’o, relève que : “ s’il y a une nette visibilité et lisibilité des activités de lutte contre le Vih dans tous les départements ministériels concernés par la présente étude, le niveau de prise en compte de cette composante reste bas ”. Elle soutient qu’il représente moins de 1% des budgets nationaux dans les prévisions. De plus, la plupart des rubriques répertoriées ne couvrent pas toutes les activités relatives à la lutte contre le Vih/Sida. “ Bien qu’insuffisantes, les activités prévues dans les budgets ne sont pas toutes réalisées. L’écart alors observé entre les prévisions et les réalisations, aggravé par l’insuffisance dans les prévisions rendent la prise en compte de la problématique du Vih/Sida approximative dans les administrations ”, déplore-t-elle. Comme sa consoeur, cette consultante propose le lobbying. Mais cette fois, auprès des sous-directeurs du budget. Le but est “ d’accroître les financements alloués à cette rubrique et viser au moins 10% du budget global de chaque ministère en 2008 avec au moins 25% d’ici 2015 dans les secteurs dits prioritaires… ”.
Les résultats de ces études ont été restitués au cours d’un atelier organisé le 13 septembre par le Pnud. Il s’agissait pour les participants, d’enrichir le travail effectué par les consultantes ainsi que le leur a recommandé Marcellin Ndong Ntah, représentant de Sophie De Caen, représentant résident du Pnud au Cameroun, à l’ouverture des travaux.
 

Par Nadège Christelle BOWA
Le 14-09-2007

Paul Biya lance Epervier 2

Ajouté le 17/09/2007 - Auteur : nico



Monsieur le Premier Ministre,
Mesdames et Messieurs les Ministres
(et Secrétaires d’Etat),
Je voudrais tout d’abord souhaiter la bienvenue à ceux qui ne faisaient pas partie de l’équipe gouvernementale précédente et qui vont avoir la possibilité, dans leurs nouvelles fonctions de mettre leur compétence au service du peuple camerounais.
Je souhaite également rendre hommage à ceux d’entre vous qui ont eu l’occasion de s’impliquer dans la campagne pour les élections législatives et municipales, lesquelles ont dégagé des majorités claires à l’Assemblée Nationale et dans les conseils municipaux.
Qu’il me soit permis à ce sujet de revenir quelques instants sur le déroulement du scrutin du 22 juillet que je considère comme un test démocratique réussi. Même si l’on a pu regretter quelques dysfonctionnements qui ont été rectifiés par la Cour Suprême faisant office de Conseil Constitutionnel, il est incontestable que les élections en question se sont déroulées dans le calme et la liberté. Je constate également que les Camerounais ont massivement rejeté les options démagogiques et irréalistes qui leur étaient par ailleurs proposées.
Au cours des prochaines années, nous nous appliquerons à perfectionner encore notre système électoral pour qu’il ne puisse donner lieu à contestation.
J’attends d’ailleurs qu’on me cite un pays, généralement considéré comme démocratique, où les élections n’ont jamais prêté le flanc à la critique.
Quoi qu’il en soit, l’essentiel est pour nous de disposer d’une majorité forte et représentative qui nous permette de mettre en œuvre la politique de progrès économique et social qui assurera l’avenir du peuple camerounais.
A cet égard, ce nouveau gouvernement devra faire siennes trois priorités :
La première sera de tout faire pour relancer la croissance qui est la clef de la plupart de nos problèmes et notamment celui de l’emploi. En s’appuyant sur les résultats déjà obtenus – rétablissement des finances publiques, réduction de la dette, lancement d’infrastructures diverses, etc – il lui faudra s’attacher à la réalisation des grands projets agricoles et industriels qui commandent le développement de notre pays. Il devra pour cela se montrer efficace, en luttant contre l’inertie administrative, l’intervention des intérêts particuliers et le laxisme qui conduit à la sous-consommation des crédits, maux que j’ai souvent dénoncés.
Bien que nous ayons fait le choix de la libéralisation, il me paraît que nous n’en avons pas tiré tous les avantages. Nos réflexes restent la plupart du temps ceux qui ont cours dans une économie administrée. Le gouvernement devra modifier son attitude à l’égard du secteur privé, notamment en matière de fiscalité, en rendant celle-ci plus incitative. De la même manière, notre politique de crédit devrait se montrer moins timide en particulier à l’égard des PME. Egalement, des dispositions seront nécessaires pour favoriser la production et la transformation locales afin de réduire les importations qui grèvent notre commerce extérieur.
Ces actions déterminées ne sont pas incompatibles avec la fixation d’objectifs précis, échelonnés dans le temps, et dont l’atteinte sera soumise à des contrôles périodiques. Le gouvernement doit s’attendre à être jugé sur ces critères de performance.
La seconde priorité, étroitement liée à la première, consistera à stimuler parallèlement le progrès social. Il s’agira là aussi de développer les avancées déjà réalisées dans nos systèmes éducatif et de santé et de reprendre progressivement le recrutement dans les services publics où les besoins sont évidents.
La tâche du gouvernement sera aussi de veiller à l’amélioration des conditions de vie de nos compatriotes par un meilleur accès à l’eau, à l’électricité et au logement, ainsi qu’à la protection de leur pouvoir d’achat, la consommation restant, comme chacun sait, un des moteurs de la croissance. Ainsi sera-t-il possible de répondre aux revendications légitimes d’une bonne partie de notre population.
La troisième priorité du gouvernement consistera à lutter contre la corruption avec encore plus de détermination que par le passé. C’est la corruption qui, pour une large part, compromet la réussite de nos efforts. C’est elle qui pervertit la morale publique. Chacun d’entre vous doit se sentir responsable de ce combat dans son domaine de compétence. Je vous invite donc à la plus grande vigilance. Le détournement de l’argent public, quelle qu’en soit la forme, est un crime contre le peuple qui se voit privé de ressources qui lui reviennent. Il doit donc être sanctionné avec la plus grande sévérité.
En m’adressant aux Camerounaises et aux Camerounais au lendemain des dernières élections, j’ai indiqué que les nouvelles données de l’économie mondiale me paraissaient offrir à un pays comme le nôtre une chance qu’il convenait de ne pas laisser passer. Au plan intérieur, nous bénéficions d’un contexte favorable puisque le Cameroun jouit d’une paix et d’une stabilité enviables et que sa population a maintes fois fait la démonstration de sa maturité et de son dynamisme. Je crois pouvoir également mentionner les intentions positives de la plupart de nos partenaires extérieurs quant à leur participation à notre développement.
C’est donc à vous, Mesdames et Messieurs les Ministres qu’il revient de mettre en pratique cette politique grâce à laquelle notre pays devrait pouvoir accéder à la modernité et le peuple camerounais obtenir enfin la contrepartie des sacrifices qu’il a consentis.
Je veux croire que vous mettrez au service de cette haute mission toute l’énergie et le dévouement dont vous êtes capables.
Je vous remercie de votre attention.

Décryptage
Devant le nouveau gouvernement, le président de la République confirme sa détermination à traquer les voleurs. Mais le compteur semble bloqué.
Biya lance la phase 2 de l’opération Epervier


“La troisième priorité du gouvernement consistera à lutter contre la corruption avec encore plus de détermination que par le passé. C’est la corruption qui, pour une large part, compromet la réussite de nos efforts. C’est elle qui pervertit la morale publique. Chacun d’entre vous doit se sentir responsable de ce combat dans son domaine de compétence. Je vous invite donc à la plus grande vigilance. Le détournement de l’argent public, quelle qu’en soit la forme, est un crime contre le peuple qui se voit privé de ressources qui lui reviennent. Il doit donc être sanctionné avec la plus grande sévérité. ” Cet extrait du discours du président de la République hier devant les ministres nous rappelle le congrès du Rdpc de juillet 2006. Au cours duquel Paul Biya avait promis aux délinquants à col blanc, aux prévaricateurs des biens publics, qu’ils allaient “ rendre gorge ”. Des mois après, le premier verdict est tombé sur la tête de Ondo Ndong Emmanuel Gérard, condamné finalement à cinquante (50) ans de prison, avec une confiscation des bien à la clé. Les procès continuent pour le reste des premières personnes attrapées par l’opération Epervier.

Redémarrage
Après s’être débarrassé de quelques ministres, le Prince redonne le ton. Il veut sanctionner avec la plus grande sévérité celui qui se rend coupable de détournement de l’argent public. Ce discours sonne désormais comme du déjà entendu. Depuis le congrès de juillet 2006 en effet, rien ne se passe. On attend en vain que les arrestations se poursuivent, que la lutte contre la corruption continue. Les populations sont presque fatiguées des procès en cours dans les juridictions de Douala et Yaoundé. Elles attendent de savoir quelles seront les prochaines victimes de l’opération. Depuis l’arrestation spectaculaire de Siyam Siewe, le peuple avait repris espoir, et s’est dit que c’était du sérieux cette fois. “ Le lion est fâché ”, disaient certains. Depuis, l’attente dure, et Paul Biya lui-même sait que le peuple est impatient.
L’annonce faite hier a dès lors au moins un double sens. Elle peut être une information que le Prince passe à ses ministres, et par ricochet à la nation. La lutte contre la corruption va effectivement reprendre. Dans ce cas, on peut comprendre que le réaménagement effectué le 7 septembre visait aussi à créer des conditions fiables pour une bonne poursuite de l’opération. Le souhait serait que tout se passe le plus tôt possible, et que toutes les juridictions du pays soient mises à contribution, afin que le peuple entier se sente concerné. On verra bien un procès qui se déroule à Bafoussam, à Bamenda, à Kumba, à Garoua ou à Maroua. Ce qui enlèvera à cette opération son caractère réduit. Il existe en ce moment dans l’arrière - pays le sentiment que cette opération ne concerne que Douala et Yaoundé.

Mise en garde
L’annonce peut aussi être une mise en garde aux ministres qui entrent en fonction, ou ceux qui y sont déjà. Biya veut leur faire savoir qu’il a l’œil sur eux. Un poste ministériel n’est pas un puit d’argent, veut-il leur faire entendre. Dans son discours, Paul Biya a aussi fait allusion à l’inertie administrative. Mais, l’observateur constate que la lutte même contre la corruption est peut-être victime de l’inertie. Et l’on s’interroge désormais sur ses capacités à mettre ses menaces en œuvre. Le rythme des arrestations assez lent, et même le traitement de faveur à l’endroit de ces corrupteurs révoltent à la limite, et, pire, fait croire à ceux qui continuent de piller que l’impunité serait toujours de mise. Impunément.


Conseil des ministres
Le président de la République soumet ses ministres à un contrat de performance verbal.
Biya veut juger les ministres


Sans préciser les critères d’évaluation des membres du gouvernement, Paul Biya, le chef de l’Etat, se propose de soumettre ceux-ci à un contrat de performance. “ Le président de la République a indiqué aux ministres qu’ils seront désormais jugés sur des critères de performance ”, affirme Laurent Esso, le secrétaire général de la présidence de la République dans le communiqué commis ce mercredi 12 septembre 2007 à Yaoundé au terme du conseil des ministres présidé par Paul Biya. Quels sont ces critères de performances ? Le communiqué n’apporte aucune réponse évidente. Il leur est juste prescrit “ la fixation d’objectifs précis échelonnés dans le temps ”, sans autres précisions.
Parlant des élections du 22 juillet dernier, Paul Biya, face au gouvernement, a préféré la posture de militant et de président de parti à celle de président de la République. “ Le président de la République a tenu à rendre un hommage mérité aux ministres qui se sont impliqués à la campagne des élections législatives et municipales, lesquelles ont dégagé des majorités pures à l’Assemblée nationale et dans les conseils municipaux ”, nous apprend Laurent Esso. Le président de la République n’a pas manqué de se prononcer sur la sortie des chancelleries occidentales qui ont estimé que le double scrutin du 22 juillet dernier, par son lot de dysfonctionnements, était une occasion manquée par notre pays en matière d’avancée démocratique.

Orgueil présidentiel
En guise de réplique aux ambassades des Etats-Unis, des Pays-Bas et au Haut Commissariat du Royaume uni, Paul Biya affirme : “ J’attends d’ailleurs qu’on cite un pays généralement considéré comme démocratique où les élections n’ont jamais prêté le flanc à la critique ”. Et “même si on a pu regretter quelques dysfonctionnements qui ont été rectifiés par la Cour suprême faisant office de Conseil constitutionnel, il est incontestable que les élections en question se sont déroulées dans le calme et en toute liberté. Je constate également que les Camerounais ont massivement rejeté les options démagogiques et irréalistes qui leur étaient par ailleurs proposées ”, a déclaré Paul Biya devant les ministres.
Le Rdpc, tant aux législatives qu’aux municipales, a eu une majorité écrasante. Paul Biya est en conscient. Il veut s’en servir pour conforter son règne à la tête de l’Etat. Car “ les majorités claires issues des urnes devraient permettre au gouvernement de mettre en œuvre la politique de progrès économique et social qui assurera l’avenir du peuple Camerounais ”, claironne Laurent Esso dans ce communiqué final. L’éternel combat contre l’inertie administrative est revenue sur les lèvres du président de la République.
Que dire de la fameuse lutte contre la corruption ? L’une des priorités du gouvernement “ consistera à mener une lutte acharnée contre la corruption qui pervertit la morale publique. En conséquent, il a appelé les ministres à la plus grande vigilance. Le détournement de l’argent public devra être sanctionné avec la plus grande sévérité ”.
 

Par Roland TSAPI et Christian LANG
Le 13-09-2007

La main d’œuvre qualifiée est insuffisante pour l’

Ajouté le 17/09/2007 - Auteur : nico
La main d’œuvre qualifiée est insuffisante pour l’extension d’Alucam

Les entreprises camerounaises, pour être compétitives, ont besoin d’une mise à niveau.

Hier, jeudi 13 septembre 2007, lors de la réunion de concertation sur le redéploiement du tissu industriel camerounais, Christian Essawe Eyobo, en service à la Chambre de commerce a fait cette révélation : lors des travaux d’extension d’Alucam qui débutent dans les prochains mois, l’on aura besoin de 2.000 soudeurs en inox. Mais, actuellement, le Cameroun ne dispose que de deux techniciens qualifiés en la matière. Les autres sont allés vers d’horizons professionnels plus prometteurs. Pour ne pas se faire devancer par des entreprises étrangères, comme lors de l’exécution des travaux de construction du pipeline Tchad Cameroun, les sociétés locales devraient opérer une mise à niveau pour être compétitives. “ Les entreprises camerounaises doivent acquérir le savoir-faire nécessaire ”, rappelle-t-il. Et il faut développer la compétitivité de ces sociétés, développer les industries et augmenter la croissance.
L’industrie dans notre pays n’a pas encore connu un véritable envol ; elle a subi les contrecoups de la crise économique. Pour cela, “ notre jeune industrie a besoin d’être redynamisée pour retrouver ses marques de compétitivité et ainsi être en mesure d’affronter de façon efficace la concurrence rude à laquelle se livrent les entreprises et les Etats-nations dans l’arène de la globalisation ”, affirme Badel Ndanga Ndinga, le ministre de l’Industrie, des mines et du développement technologique lors de cette concertation sur le redéploiement du tissu industriel du Cameroun. C’est le levier du développement économique. “ C’est l’industrie qui crée la richesse des nations ; c’est également le principal pourvoyeur d’emplois ; elle alimente le trésor public ”, a poursuivi le ministre de l’Industrie. Le but de la concertation de ce 13 septembre 2007 est la redynamisation du tissu industriel camerounais par le redressement de la compétitivité des entreprises locales.
 

Par Christian LANG
Le 14-09-2007

Les dessous du limogeage du Dg de "Le Car"

Ajouté le 10/09/2007 - Auteur : nico
Entreprises : Les dessous du limogeage du Dg de "Le Car"
Retour sur les circonstances de la brouille entre Eloi Cyrille Tollo et son ex-employeur.
Brice R. Mbodiam

Eloi Cyrille Tollo, le directeur général de la société Le Car, spécialisée dans le transport interurbain de luxe, n’a chômé que deux jours. Après que la Transnational Automotive Group (Taug), maison mère des sociétés Le Car et Le Bus, lui ait signifié son limogeage par l’entremise de l’avocat de l’entreprise qu’accompagnaient des policiers (mercredi 29 août dernier), Eloi Cyrille Tollo s’est installé à son propre compte dans de nouveaux locaux au quartier Bastos. "J’évolue en freelance. Je suis redevenu l’expert en management des projets que j’ai toujours été. Actuellement, je travaille sur des projets qui intéressent le gouvernement dans le secteur de l’énergie".

Interrogé sur cette rapide reconversion qui incite à penser que ce dernier avait préparé son départ de la société " Le Car " depuis longtemps, Eloi Cyrille Tollo confesse : "C’est une décision [le limogeage] que j’attendais depuis courant juillet, parce que nos rapports étaient devenus très tendus. J’estime que j’étais victime de harcèlement de la part de ma hiérarchie de Los Angeles [Etats-Unis]". En effet, l’ex Dg de " Le Car " affirme que dès le mois de juillet 2007, les responsables de Taug ont commencé à lui faire "pas mal de critiques sur [ses] choix d’investissements jugés inadaptés pour un pays africain".
Il s’agit principalement de la construction de l’agence de Douala d’une valeur de 60 millions Fcfa ; l’aménagement de la salle d’attente de l’agence de Yaoundé grâce à un investissement de 21 millions Fcfa, ainsi que la politique salariale implémentée par le Dg, laquelle permettait, par exemple, à une hôtesse de recevoir "le salaire d’un cadre de catégorie A2 de la Fonction publique camerounaise", soutenait Eloi Cyrille Tollo dans une récent article de Mutations. Pourtant, soutient l’ex-Dg, "Ces investissements entraient en droite ligne de notre positionnement de départ, qui était celui d’un transporteur prestige".

Une conviction que partage alors Don Durand, le directeur des Opérations de Taug en Afrique (en poste à Yaoundé), qui démissionne de l’entreprise mi-juillet, à cause, croit savoir Eloi Cyrille Tollo, "de la différence de vision stratégique avec Los Angeles, et certainement d’autres raisons que j’ignore. Etant donné que je partageais la même vision du projet que Don Durand, je savais qu’avec son départ, mes jours au sein de la société étaient comptés". En effet, à en croire l’ex-Dg de " Le Car ", "au lieu de la logique de l’équilibre entre la satisfaction de la clientèle et la recherche du profit, qui était le fondement de l’entreprise au départ, la recherche du gain est rapidement devenue la priorité numéro un de l’entreprise".
Pour preuve, alors que l’ex-Dg envisage de lancer la ligne Yaoundé-Bafoussam-Bamenda à moins de 10.000 Fcfa, conformément à "la stratégie de départ qui veut que Le Car pénètre le marché avec des prix moyens et une qualité de service supérieure", les responsables de Taug lui exige un prix de 12.500 Fcfa. Conséquence, révèle Eloi Cyrille Tollo, "nous n’avons pas pu transporter 20 personnes en deux semaines".

Toujours dans l’optique de maximiser les bénéfices, l’ex-Dg a reçu l’instruction de réduire les charges salariales et des opérations dès le mois de mai dernier. Une requête à laquelle Eloi Cyrille Tollo accède en concevant, soutient-il, un plan de gestion qui permet "d’économiser 10 millions Fcfa par mois, dont 2,5 millions Fcfa sur les salaires (après réduction de 5%) et 7,5 millions Fcfa sur les coûts des opérations", à travers l’externalisation des repas vendus dans les bus et la suppression d’autres charges telles que le lavage des tenues des hôtesses et des chauffeurs, qui, jusqu’ici, étaient à la charge de l’entreprise. Une seule partie du programme de réduction des charges est mise en œuvre. "Pour les salaires, ils [responsables de la maison mère] ont dit qu’ils s’en occuperont eux-mêmes. (…) Malgré tout cela, j’ai continué à travailler parce que je savais qu’on voulait me pousser à la faute ", confie l’ex-Dg.

Inspection du travail
Sur ces entrefaites, Eloi Cyrille Tollo reçoit, le 16 août dernier, un e-mail de la maison mère, qui l’informe de ce qu’il n’a plus le droit de signature sur le compte bancaire de l’entreprise logé à la Citibank à Yaoundé. Alors que, précise-t-il, "l’article 18 des statuts de l’entreprise stipule que je suis le gérant non associé pour une durée illimitée avec les pouvoirs les plus étendus". Le lendemain, l’ex-Dg de " Le Car " affirme avoir envoyé un e-mail à ses patrons de Los Angeles, pour leur signifier qu’il était disposé à partir de l’entreprise à condition que des "propositions pour une sortie honorable" lui soient faites. "Ils m’ont répondu que je pouvais démissionner dans l’immédiat, sans prétendre à la moindre indemnisation".
Quatorze jours après cette réponse, c’est plutôt Taug qui envoie son avocat accompagné de policiers servir une lettre de licenciement à Eloi Cyrille Tollo, et à deux de ses collaborateurs : le directeur commercial, Nda Towo, et madame Emvoutou, directrice des Ressources humaines. "Ce caporalisme inacceptable et outrancier m’a surpris et blessé", affirme Eloi Cyrille Tollo, à qui son ancien employeur reproche "l’insubordination, le mauvais management et le conflit d’intérêts. Cette dernière accusation, je suppose qu’elle tient de ce que l’entreprise que j’ai quittée [Direct Sud] avant d’arriver à Le Car, a proposé de travailler avec Taug".

Et de poursuivre : "Comment peut-on accuser de mauvais management un Dg dont l’entreprise est devenue leader dans son secteur après seulement huit mois d’existence ; qui a dépassé ses objectifs commerciaux depuis au moins un mois ; qui a réalisé tous les investissements sans prêts bancaires et sans appui financier de la maison mère ; qui a démarré ses activités sans fonds de roulement ? C’est antinomique : on ne peut pas avoir réussi tout cela et être accusé de mal gérer". Eloi Cyrille Tollo affirme par ailleurs : "Mes collaborateurs et moi avons été licenciés sans aucune forme de compensation. Même pas les congés payés auxquels tous les travailleurs ont droit selon la loi. Pour l’instant, nous sommes à l’Inspection du Travail. J’espère qu’on trouvera un arrangement à l’amiable, qui ne portera pas préjudice à l’entreprise. Parce que Le car c’est comme un bébé pour moi. Et quand on se sépare de sa femme, on ne tue pas le bébé". Approchés pour donner leur version dans l’affaire, les responsables de Taug, malgré nos multiples sollicitations, n’ont pas voulu s’exprimer sur le sujet. En revanche quelques-uns auraient essayé de persuader leur ancien collaborateur de ne pas laisser publier le présent article.
1 commentaire - Voir | Rédiger

L’exception deviendra-t-elle la déception ?

Ajouté le 10/09/2007 - Auteur : nico
Depuis le limogeage de trois de ses directeurs le 29 août dernier, " Le Car " continue sereinement ses activités de transport sur les axes Yaoundé-Douala et Yaoundé-Douala-Bafoussam.
B. R. M.

Ce qui laisse penser, au premier abord, que les départs ci-dessus évoqués n’ont en rien entamé le fonctionnement de cette entreprise, qui, en à peine un an d’existence, est devenue le leader du transport interurbain de luxe au Cameroun. Au demeurant, les révélations ci-dessus faites par l’ex-Dg, qui n’ont malheureusement pas pu être recoupées auprès de la maison mère de "Le Car" du fait d’un refus catégorique opposé au reporter, laissent songeur sur la pérennité de la qualité des prestations actuelles de cette entreprise de transport interurbain.

En effet, l’on est fondé de s’interroger si " Le Car ", qui s’est vite imposé dans les habitudes des voyageurs grâce à ses bus climatisés et spacieux, ses ceintures de sécurité sur tous les sièges et ses employés payés selon des standards enviables par tous ; pourrait tenir ses engagements de confort vis-à-vis de sa clientèle. Ne s’est-il pas agit de faire du "tape à l’œil", pour un début, à l’effet d’attirer les clients, avant de s’installer dans la logique capitaliste qui sacrifie généralement les intérêts des consommateurs sur l’autel de la recherche effrénée du profit ? Bref, dans quelques mois, " Le Car " demeurera-t-il toujours cette entreprise dont la naissance a provoqué une manière de séisme dans le secteur du transport Vip au Cameroun, induisant ainsi un nivellement des prix, et même des prestations dans le segment du transport de prestige dans le pays ?

Au regard de tout ce qui précède, il est permis d’en douter. Ne serait-ce qu’à cause de la baisse des salaires qui se profile à l’horizon, la proposition de l’ex-Dg de les réduire de 5% ayant été rejetée, parce qu’elle est certainement jugée infime par les responsables de Taug. Laquelle aura certainement une incidence sur le rendement du personnel. Par ailleurs, le comble serait que " Le Car ", comme semblent le souhaiter les responsables de Taug, s’arrime aux standards salariaux des autres compagnies de transport du Cameroun. Pareille décision ouvrira la porte à des pratiques telles que le ramassage et la surcharge, qui permettent aux transporteurs mal rémunérés de joindre les deux bouts, comme on dit trivialement. Et bonjour l’inconfort dans les bus, et même au cours du voyage suite aux multiples arrêts !

Un inconfort déjà perceptible dans les récents bus acquis par "Le Car" auprès de Pellisson. Lesquels bus sont dotés de 53 voire 56 places, au lieu du standard de 47 places admis par "Le Car" pour permettre aux passagers de se mouvoir sans difficultés au cours des voyages. "On m’a interdit de repeindre ces bus aux couleurs de Le Car (bleu et blanc) et même de réduire le nombre de place à 47 comme l’exigent les standard de l’entreprise", soutient l’ex-Dg. A ce rythme, il y a fort à craindre que le confort et le service, qui sont les principaux atouts de cette entreprise de transport, aillent decrescendo, au point de pousser finalement les clients à retourner aux bonnes vieilles habitudes de la gare routière de Mvan, que l’avènement de "Le Car" leur avait déjà fait oublier.

Des propositions pour relancer la croissance

Ajouté le 10/09/2007 - Auteur : nico
Fiscalité :
La commission de réforme fiscale a rendu public les premières mesures pouvant être intégrées dans la loi des Finances 2008.
Brice R. Mbodiam

"Dans la loi des Finances 2008, le gouvernement souhaite donner un signal fort aux investisseurs, pour montrer sa détermination à mettre tout en œuvre pour booster la croissance économique au Cameroun". Telle est la signification que Paul Ngamo Hamani, le président de la commission de réforme fiscale et douanière, donne aux premières propositions présentées hier, 4 septembre 2007, au ministre de l’Economie et des Finances, Polycarpe Abah Abah. Ces "mesures susceptibles d’être insérées dans la loi des Finances 2008 et mises en œuvre à court et très court terme" visent quatre objectifs principaux : simplifier les procédures fiscales et faciliter les rapports entre les contribuables et l’administration fiscale ; mettre en place un mécanisme de mesures fiscales incitatives pour encourager les investisseurs ; rendre efficace l’administration fiscalo-douanière ; et toiletter les textes en vigueur de manière à les mettre en phase avec la réglementation de la zone Cemac.

Mais, par-dessus tout, les mesures les plus attendues sont certainement celles qui seront mises en place pour faciliter la création et le développement des entreprises, véritables moteurs de la croissance économique. De ce point de vue, les premières propositions faites par la commission de la réforme fiscale sont susceptibles d’apporter des changements notables. La commission propose, par exemple, "d’instituer un régime fiscal particulier pour les investissements structurants (…) afin de promouvoir les gros investissements à effets d’entraînement significatifs". Ce "régime fiscal particulier", poursuit la commission Ngamo, devrait prévoir des avantages fiscaux aussi bien pour les entreprises et leurs contractants, que pour leurs sous-traitants. Lesquels avantages pourraient se décliner sous la forme "d’exonérations sur les importations et les achats locaux". De même, propose encore la commission, l’on pourrait "exonérer les entreprises nouvelles de la patente au titre de la première année d’exploitation".

Dans le même ordre d’idées, la commission de réforme propose au gouvernement une "réduction de 5% de l’impôt sur les sociétés [cet impôt représente actuellement 38,5% du bénéfice annuel réalisé par une entreprise donnée] pendant les 5 premières années" de fonctionnement, pour les entreprises sous contrat de partenariat public-privé. Cette mesure, précise la commission, devrait contribuer à "attirer les investissements privés dans le secteur des infrastructures". Par ailleurs, pour "soutenir les petites et moyennes entreprises (Pme) et accompagner les entreprises en création", la commission de réforme fiscale suggère au gouvernement d’instituer dans la loi des finances 2008, "un seuil spécifique de 10 millions Fcfa (au lieu de 25 millions Fcfa) d’investissement éligible au bénéfice du réinvestissement pour les Pme".

Douanes
Pareilles mesures incitatives sont également proposées pour desserrer l’étau que constituent les taxes douanières pour les importateurs. Dans cette optique, la commission de réforme, dont la copie finale est attendue fin novembre 2007, demande au gouvernement d’assouplir les délais d’inspection des marchandises avant embarquement au port de Douala, notamment au niveau de la Société générale de surveillance (Sgs). Ceci, précise-t-elle, dans l’optique de réduire les délais d’exportation, qui sont actuellement de 21 jours selon une étude de la Banque mondiale. Situation que ne cessent de dénoncer les opérateurs économiques camerounais et étrangers.

Suggestion est par ailleurs faite de "supprimer toutes les mesures instaurant la pratique des prix de référence et des valeurs minimales imposables", afin de permettre "l’application effective de la valeur transactionnelle en douane en vigueur depuis 2001". Exemple : Jusqu’ici, sur le marché du sucre au Cameroun, seuls Sosucam, Nosuca et Sumocam jouissent de l’application du taux transactionnel de 37% [du coût de la marchandise] dans leurs opérations d’importation, tandis que les autres importateurs se voient imposer un taux référentiel de 458.000 Fcfa par tonne de sucre importée. Ce qui signifie concrètement que si Sosucam, Nosuca ou Sumocam importe une tonne de sucre achetée à 100.000 Fcfa d’Europe, il payera à la douane 37.000 Fcfa, tandis que pour les mêmes quantités et les mêmes prix, tout autre importateur payera aux services des douanes camerounaises 458.000 Fcfa, soit un peu plus de 400% de la valeur de la marchandise.

Cette discrimination est applicable à bien d’autres produits, consacrant ainsi une sorte de monopole [avec les conséquences : pénuries réelles ou fictives, possibilité d’entente sur les prix, etc.] de certains opérateurs sur des produits précis. La mesure proposée par la commission instaurerait la compétition, la concurrence dans ces segments de marchés, au grand bonheur des opérateurs jusqu’ici dissuadés par les mesures protectionnistes sus-évoquées. Mais aussi pour le grand bien des consommateurs, qui auront désormais la possibilité de choisir parmi des offres différentes. Les prix aussi.

Plus d’argent pour les communes

Ajouté le 10/09/2007 - Auteur : nico
Nombre de mesures proposées par la commission de réforme fiscale sont favorables aux collectivités territoriales décentralisées (communes), auxquelles la commission Ngamo souhaite désormais que l’Etat laisse les retombées de certaines taxes, qui, jusqu’ici, contribuaient à renflouer les caisses de l’administration fiscale.
B. R. M.

Il en est ainsi de la taxe à l’essieu (sorte d’impôt sur la dégradation de la route que payent les gros porteurs), dont "l’intégralité du produit", souhaite la commission, pourrait désormais être affectée aux collectivités locales, et non plus au Fonds routier comme c’est actuellement le cas.
Dans le même registre, la commission Ngamo propose que tous les fonds collectés au titre de la taxe sur la propriétaire foncière (Tpf) soient affectés aux communes. Jusqu’ici, la grille de répartition de cet impôt n’accordait que 25% des fonds pour les communes, tandis que 75% de l’enveloppe globale était destiné au Trésor public. Doivent également être affectées aux communes, selon la commission Ngamo, "la totalité du produit des droits d’immatriculation des véhicules et engins à moteurs ; la totalité du produit des droits de timbre automobile, etc." Par ailleurs, il est proposé au gouvernement d’introduire dans la redevance forestière annuelle, "une péréquation de la quote-part communale au profit des communes autres que celles des zones forestières". Traduction : les communes qui n’ont pas de forêts exploitables devraient également bénéficier des retombées de l’exploitation forestière au Cameroun, au même titre que celles qui abritent lesdites forêts.

Au demeurant, la nouvelle la plus intéressante que pourraient recevoir les maires après l’adoption de la loi des finances 2008, est la restitution des 25% des fonds provenant des centimes additionnels communaux (Cac) prélevés sur la taxe sur la valeur ajoutée (Tva), qui leur avaient été retirés en 2005, au profit du Trésor public. Cette décision du gouvernement, qui courrait alors après le point d’achèvement de l’Initiative Ppte, avait délesté les collectivités locales de ce qui est la principale source de revenus de nombre de communes du Cameroun. Autant de propositions qui, selon la commission Ngamo, devraient préparer les collectivités locales à "améliorer leurs ressources d’une part, et bénéficier d’un transfert de moyens en vue d’assurer l’accomplissement des compétences déléguées à elles par l’Etat" dans le cadre de la loi sur la décentralisation.

BAT Cameroun : chiffres et ambitions

Ajouté le 10/09/2007 - Auteur : nico
9, 470 milliards Fcfa. Selon Alastair Jamieson, c’est la somme d’argent que BAT Cameroun a versé au Trésor camerounais au cours de l’année 2006, au titre de divers impôts et taxes liées à la fabrication et à la distribution des cigarettes que sont L&B, Benson & Hedges, Pall Mall et Diplomat.
B. R. M.

Des produits qui lui valent le statut de leader sur le marché de la cigarette au Cameroun, avec 60% des parts de marché. Et que les consommateurs camerounais vont continuer à trouver sur le marché camerounais, en provenance, cette fois-ci, d’Afrique du Sud. Ceci, eu égard à la fermeture, depuis le mois de juin dernier, de l’usine de fabrication de Yaoundé.

Cette fermeture, soutient le DG de BAT Cameroun, répond non seulement aux exigences de "la globalisation industrielle qui nécessite une parfaite maîtrise des coûts de production face à la concurrence de plus en plus agressive, [mais aussi à] la stratégie globale du groupe BAT en vue de diminuer le nombre de ses usines à travers le monde". Stratégie qui, a énumère Alastair Jamieson, a déjà amené le 2ème cigarettier mondial a fermer sept usines en Afrique (Ghana, Ouganda, Ile Maurice, Rwanda, Zambie, Malawi, Cameroun) et cinq en Europe et en Amérique (Belgique, Nouvelle Zélande,Grande Bretagne, Pays-Bas et Canada). Ces fermetures ont pour objectif, affirme le DG de BAT Cameroun, d’"avoir quelques centres d’excellence sur chaque continent à partir desquels des produits de haute qualité seront fabriqués pour tous les marchés du monde".

Au Cameroun, malgré la fermeture de son usine de Yaoundé, BAT Cameroun ambitionne de "construire à partir du nouveau siège de Douala, un centre d’excellence dans la distribution des produits BAT (…) Ce faisant, nous allons contribuer à la création de nouveaux emplois indirects à travers l’expansion de ce réseau de distribution", indique le DG, qui poursuit : "nous sommes conscients qu’il y a des challenges permanents mais ils ne sont pas insurmontables. Les principaux axes de notre mission sont les suivants : augmenter nos parts de marché ; investir dans nos marques internationales pour satisfaire les besoins des consommateurs de nos produits ; et atteindre nos objectifs de performance financière dans l’intérêt de toutes les parties (BAT, Trésor et partenaires)".
Par ailleurs, le "boss" de BAT Cameroun affirme fermement son intention "de continuer à participer au développement communautaire à travers des actions sociales telles que la distribution des bourses aux meilleures étudiants des universités d’Etat". Une action entreprise depuis plusieurs années maintenant, et qui permet à nombre d’étudiants camerounais parfois démunis, de poursuivre leurs études sans stress. Point d’obligation d’être fumeur pour en bénéficier.
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Bernard Beyokol

Ajouté le 10/09/2007 - Auteur : nico
Bernard Beyokol : La nouvelle Intelligence de Cfao Technologies
L’ancien Dga est, depuis jeudi dernier, le Dg de cette société d’informatique et de services.
A.B.B.

Il avait le visage radieux. Et les intonations de sa voix, parfois rauque au moment de prononcer son mot de circonstance, trahissaient une émotion bien compréhensible : Bernard Beyokol était installé jeudi dernier à l’hôtel Hilton de Yaoundé comme le nouveau directeur général de Cfao Technologies. Un couronnement d’un parcours remarquable que n’ont pas voulu manquer une bonne dizaine de ministres (anciens ou en fonction), quelques Dg de sociétés au rang desquels Yaou Aissatou, la patronne de la Sni et plusieurs hauts cadres de l’administration et des secteurs financiers.
Bernard Beyokol, qui connaît bien la maison où il a servi pendant ces deux années comme l’adjoint du partant, Richard Nouni.

Il connaît surtout les secteurs qu’il côtoie depuis 1976 et son recrutement dans la prestigieuse Ibm, après un Master of science et un diplôme d’ingénieur en informatique à l’université de New Hampshire aux Etats-Unis d’Amérique. Son passage à Paris, à la direction des Opérations extérieures de Ibm lui aura permis d’emmagasiner l’expérience qui lui aura été utile comme directeur de Ibm Afrique centrale entre 1987 et 1992. Et lorsque la structure décide de changer de nom à Yaoundé pour devenir Cmb, c’est naturellement à lui qu’est confiée la direction générale.
Le rachat de Cbm par le nouveau groupe Cfao Technologies en 2002 lui donne l’occasion de connaître de nouvelles expériences puisque c’est lui qui, aussitôt, mettra ses compétences pour l’établissement de structures similaires en Côte d’Ivoire et au Sénégal une année après. Mais un tel parcours ne semble pas l’avoir blasé, puisque c’est avec la motivation d’un débutant qu’il avoue commencer son mandat : "Avec un mélange de responsabilité et de détermination. Chez nous, le client est roi et il a toujours apprécié, à travers nos services, des garanties de fiabilité et de compétence qu’il faut maintenir."

Parcours
Mais l’ancien élève du collège Liberman de Douala et de l’université de Yaoundé est convaincu que plus que des produits de qualité, plus que des supports fibales, la première qualité de Cfao technologies reste ses ressources humaines : " Nous devons donc maintenir nos structures et nos cadres au même niveau technologique que dans les autres pays du monde. Cela n’est possible qu’à travers une formation permanente dont je vais réactualiser le plan en urgence. Parce que dans notre domaine et je l’applique pour moi-même depuis plus de 30 ans, si on ne se renouvelle pas au bout de deux ans, on est déphasé, on devient un has-been". Cfao Technologies est une structure de référence au Cameroun. Qui fait son apparition en 2002 avec la fusion de trois sociétés : Liftel Cameroun, Cbm et Sifitec. La société, qui est un acteur reconnu dans la distribution des Ntic, développe une offre de services, intégrée et complète à forte ajoutée et propose entre autres, des solutions d’infrastructure (informatique, télécommunications, monétique, téléphonie d’entreprise), des solutions de produits (micro informatique, bureautique et climatisation) et d’équipements (ascenseurs, escalators, portes et barrières automatiques).

Et qui, cinq ans après, n’est pas peu fière de présenter un chiffre d’affaire de 15 milliards Cfa que réussit à produire une équipe soudée de 176 personnes. C’est cette équipe que devra désormais coordonner Bernard Beyokol, de manière à faire aussi bien que son prédécesseur qu’il a accompagné pendant tout ce temps et qui, comme en hommage à son action, a été promu pour diriger la même structure à Paris.
Par-dessus tout, et sans doute pour mieux conjurer les moments contraignants qu’il va vivre avec cette nouvelle responsabilité, Bernard Beyokol, qui n’oublie pas qu’il est né à Ekondj, dans l’actuel district de Nitoukou (département du Mbam) il y a 57 ans, a tenu à préciser qu’il n’a tenu jusque-là que parce qu’il avait à côté de lui une épouse exceptionnelle. Ce que la bien nommée, une énorme rose à la main, n’a pas manqué d’apprécier en précisant, heureuse de savourer ce remarquable parcours, et savourant d’avance l’effet créé dans son art de contourner la formule consacrée : derrière chaque… grande femme se cache un grand homme.

La langue japonaise n'est pas difficile

Ajouté le 10/09/2007 - Auteur : nico
Timothée Didier Awono : La langue japonaise n'est pas difficile
Le Dg de Africa Japan House parle du concours de la langue japonaise.
Propos recueillis par Zénabou Nkouandou (stagiaire)

Qu'est ce qui sous-tend la mise sur pied du projet Africa Japan House ?
Africa Japan House est né de l'initiative des jeunes Camerounais, le 17 février 2007. La création de ce projet est une initiative des autorités camerounaises, qui, pendant de longues années, ont eu vent des difficultés que leurs compatriotes ont rencontrées au Japon. Parce que, arrivés au Japon, on ne parle que le japonais et un peu d'anglais. Comme vous le savez autant que moi, le japon est la deuxième puissance économique au monde
Les Camerounais trouvent plaisir à s'y rendre, mais ils ont des difficultés car ils ne parlent pas la langue. De même, chaque année le gouvernement japonais nous octroie des bourses. Hors, il se pose un problème par rapport à ces bourses. Il faut que les candidats qui postulent à l'obtention de ces bourses maîtrisent au moins la langue japonaise. C'est cela la difficulté. Au moins pendant cinq ans les bourses sont passées, et nous nous sommes rendus compte qu'il s'agit-là d'une opportunité dont les Camerounais peuvent véritablement profiter. Par rapport à la coopération Cameroun - Japon, il a donc fallu mettre sur pied un centre de relais. Lequel va permettre aux deux peuples de mieux se connaître.

Pourquoi un concours de langue japonaise à l'intention des Camerounais, pensez vous qu'ils en soient pour autant callés ?
Oui je le pense bien. Parce que les étudiants qui sont dans mon centre ont été initiés depuis le 15 février. Une vingtaine de ces jeunes Camerounais ont maîtrisé la langue. C'est pour cela donc qu'avec le service culturel de l'Ambassade du Japon, nous nous sommes décidés à leur faire passer un concours devant le public camerounais. Ainsi, pour essayer de montrer au public camerounais que la langue japonaise elle-même n'est pas difficile. Il suffit de s'y mettre...

Dans combien de pays au monde est-ce que la langue japonaise est ainsi véhiculée ?
An Afrique, elle est présente dans trois pays. A Madagascar c'est la Jaica (agence japonaise de coopération internationale) qui a activé ce type d'apprentissage de la langue japonaise. Madagascar est un peu proche de l'Asie, c'est pour cela que la Jaica y a introduit la langue japonaise. Pour que les Malgaches n'aient plus des difficultés à s'intégrer au Japon. Outre Madagascar, on peut citer le Maroc, et récemment le Cameroun.

L'apprentissage de la langue japonaise à Africa Japan House est-il gratuit ?
Pour le moment, nous ne demandons pas d'argent aux étudiants étant donné que c'est la première fois. Nous leur demandons juste de s'inscrire, à hauteur de 2000 Fcfa, deux cartes photos 4 X 4, la photocopie de l'acte de naissance et la photocopie de la carte d'identité nationale. Je crois que c'est à partir de la prochaine édition, qui commence en septembre, que nous verrons quel taux fixer pour les apprenants de la langue japonaise.

En dehors du cadre d'Africa Japan House, où peut-on encore apprendre à parler la langue japonaise de manière continue au Cameroun ?
En dehors du centre Africa Japan House, il n'y a plus d'endroit où on peut apprendre à parler la langue japonaise. L'Ambassade du Japon dispose des documents, mais ces documents sont internes. Si on s'intéresse vraiment à la langue, on peut s'y rendre pour les consulter. Mais lire les documents ce n'est véritablement pas se former à l'apprentissage de la langue.

Paul Biya aime toujours les mammouths

Ajouté le 10/09/2007 - Auteur : nico
Gouvernement :
Ceux qui espéraient une diminution du nombre de postes ministériels peuvent toujours attendre.
Brice R. Mbodiam

Cette fois-ci encore, le chef de l’Etat, Paul Biya, est resté fidèle à sa réputation : déjouer les pronostics ou les attentes de ses compatriotes. En effet, nombreux sont les observateurs de la scène politique camerounaise, qui, au lendemain de l’élection couplée du 22 juillet 2007, étaient convaincus (ou alors souhaitaient) que le président de la République allait enfin accéder à cette requête que des sources crédibles attribuent aux bailleurs de fonds (Fmi et Banque mondiale) : réduire la taille du gouvernement, décision qui serait corollaire d’économies substantielles sur le budget de l’Etat.
Jusqu’à la veille du réaménagement du gouvernement intervenu vendredi, 7 septembre dernier, il s’en trouvait encore des Camerounais dans le landernau politique, pour soutenir (comme ce fut déjà le cas avant le gouvernement du 22 septembre 2006 formé après l’atteinte du point d’achèvement le 28 avril 2006) que la mise en place d’une nouvelle équipe gouvernementale après le double scrutin du 22 juillet dernier, achoppait sur la taille que devait avoir le nouveau gouvernement.

Dans les salons feutrés de la capitale et même dans la rue, des nombres de postes ministériels ont même été avancés : 30, 34, voire 36 ministres et assimilés. Soit une réduction de moitié par rapport au gouvernement mis en place en septembre 2006.
Paul Biya a non seulement mis un terme à toutes ces supputations vendredi dernier, mais aussi et surtout, le président de la République s’est abstenu de dégraisser son mammouth gouvernemental. En effet, l’équipe mise en place en fin de semaine dernière compte 62 membres, au lieu des 65 d’il y a un an. Non parce que le chef de l’Etat a supprimé trois postes, mais parce que Paul Biya, s’il a effectivement supprimé un poste de ministre délégué, a omis de pourvoir les deux postes de secrétaire d’Etat au Commerce (en remplacement de Ama Tutu Muna devenue ministre de la Culture) et de ministre délégué auprès du vice-Premier ministre chargé de l’Agriculture. Ces deux postes existent bel et bien dans le décret du président de la République, qui dessine la nouvelle charpente du gouvernement. Laquelle charpente ramène le nombre de postes de ministres et assimilés à 64 contre 65 dans le gouvernement de 2006.

"Suppression-création"
Dans le détail, on a deux postes de vice-Premiers ministres. On y retrouve notamment le Garde des Sceaux (Amadou Ali), qui est rejoint par le chef du département de l’Agriculture (Jean Kuété). Le nouveau gouvernement compte trois ministres d’Etat, au lieu de quatre, puisque Augustin Frédéric Kodock quitte le gouvernement. Ce qui ne change rien au nombre puisque la distinction entre un ministre et un ministre d’Etat n’a d’incidence qu’au plan protocolaire. De même, les 29 postes ministériels ont été reconduits dans la nouvelle charpente gouvernementale (sauf que le ministère de la Planification devient ministère de l’Economie, de la planification et de l’Aménagement du territoire), ainsi que les trois postes de ministres chargés des missions à la Présidence (Paul Atanga Nji prend le poste laissé par le regretté Justin Ndioro). La situation est légèrement différente chez les ministres délégués. On en dénombre cette fois-ci onze (même si le ministre délégué au Minader n’a pas nommé le poste existe selon l’article 1 alinéa 2 du décret de vendredi dernier) au lieu des douze de l’année dernière.

On remarque la disparition de ce poste au ministère de la Communication et à l’ex-Minefi (notamment celui en charge de la programmation économique), tandis qu’un nouveau poste est créé au ministère de l’Agriculture. A ce niveau, on a donc un poste en moins.
C’est le statu quo chez les secrétaires d’Etat, qui sont toujours au nombre de dix (même si celui du ministère du Commerce n’a pas été nommé, le poste existe selon l’article 1 alinéa 3 du décret du chef de l’Etat de vendredi dernier). Dans la mesure où, si le poste a été supprimé à l’ex-Minefi, au ministère des Domaines et au ministère de l’Agriculture; ils ont été numériquement remplacés avec la création de nouveaux postes au sein des ministères de la Forêt, de l’Education de base et des Mines. En somme, en dehors d’un poste de ministre délégué qui disparaît, Paul Biya a de nouveau mis en place une équipe-mammouth (64 ministres et assimilés), pour conduire les affaires de l’Etat. Il faudra donc autant d’argent que par le passé pour donner à ces derniers le confort dû à leurs rangs respectifs. Sans jamais s’assurer de la cohérence de l’équipe, et donc de son efficacité.

Famm Cameroon dans les mailles de la justice

Ajouté le 05/09/2007 - Auteur : nico
Escroquerie : Famm Cameroon dans les mailles de la justice
La promotrice de cette Ong est poursuivie par la Cnps pour plus d’un motif.
Léger Ntiga

De bouche à oreille, la nouvelle était sur toutes les lèvres le week-end dernier à Yaoundé. "A la suite d’une plainte du directeur général de la Caisse nationale de prévoyance sociale (Cnps), Bridget Ambela Jeffrey a été placée sous mandat de dépôt à la prison centrale de Yaoundé depuis trois jours", a-t-on entendu à divers endroits de la capitale camerounaise au cours de la journée de vendredi, 31 août 2007. Vérification faite, il n’en est rien. Du moins pour l’instant! Car, la promotrice de la Fondation pour l’assistance maladie et maternité Cameroon (Famm Cameroon) est effectivement poursuivie par la Cnps pour " usurpation de fonction, détournement de deniers publics, refus de déclarer les impôts et refus de reverser les cotisations à la Cnp".

Selon différentes sources à la police, à la Cnps et au ministère de du Travail et de la Sécurité sociale (Mintss), Bridget Ambela Jeffrey n’a échappé à la mise sous mandat de dépôt, le 27 août 2007, que grâce à diverses interventions de certains membres du gouvernement camerounais. Plusieurs fois convoquée au commissariat centrale N°1 de Yaoundé à qui le juge d’instruction a confié le dossier, l’intéressée est interpellée le 23 août 2007 à Mokolo, quartier populaire de la capitale camerounaise conformément au mandat d’amener signé par le procureur de la République 24h plus tôt. Mme Ambela est remise en liberté à la suite d’une première audition, sur la foi de son avocat, qui a promis de l’y reconduire le lendemain.

Le lendemain vendredi, elle est à nouveau entendue alors que la Cnps a, elle aussi, fait sa déposition. Au terme de six heures d’audition, elle est déférée au parquet. Elle passe d’ailleurs le week-end du 25 au 26 août entre les mains de la police. De retour devant le procureur de la République le lundi suivant (27 août 2007), elle est remise en liberté "à la suite d’énormes pressions" y compris des membres du gouvernement, selon des sources proches du dossier. "Il est hors de question de croire qu’elle a été relaxée. Elle reste à la disposition de la justice. On n’ose pas dire qu’elle est sous contrôle judiciaire", a indiqué le chef de la division juridique de la Cnps M. Bikaï, incrédule.

Taxation
A l’origine de cette affaire, le non paiement, par Famm Cameroon, de ses cotisations sociales à la Cnps. C’est ainsi que, à en croire la direction de la Caisse nationale de prévoyance sociale, différentes correspondances sont adressées à la promotrice de l’Ong. Sans suite. Le 1er juin 2002 déjà, les contrôleurs de la Cnps lui signifient une taxation d’office pour la période allant du 1er juin 2002 au 31 août 2006. Elle sera, elle aussi, sans réponse. C’est alors que le 12 septembre 2006, la Cnps lui adresse une mise en demeure qui lui est notifiée par voie d’huissier. Par la suite, avec l’appui de la direction des Impôts, Mme Ambela reçoit un avis de mise en recouvrement. Cette autre action est intervenue avant le blocage des comptes, qui ne sera levé que grâce à l’arbitrage du ministre du Travail et de la Sécurité sociale (Mintss) et des services du Premier ministre.

A l’issue des différentes rencontres entre les deux parties sous l’arbitrage du gouvernement, le Mintss, dans une correspondance signée le 13 février 2007, demande à Mme Ambela de payer sa dette suivant des modalités à arrêter d’accord parties avec la Cnps. Le 15 février, une autre rencontre a lieu dans les services du Premier ministre où la résolution est prise de réunir à nouveau les parties autour du Mintss le 22 du même mois. Au terme de ce dialogue de sourds, la Cnps a saisi la justice d’une plainte conformément à l’ordonnance du 22 mai 1973. Qui organise la sécurité sociale au Cameroun et qui stipule que "les voies de faits perpétrées sur les agents de la Cnps, comme le refus de payer ses cotisations sociales sont passibles de poursuites pénales. "


La plainte de la Cnps a été transmise aux officiers de police judiciaire du commissariat central N°1 par l’entremise du magistrat instructeur qui n’exclut par l’éventualité d’autres poursuites au motif de détournement du bien public. Car en effet, la collecte de l’épargne publique dont elle s’est voulue professionnelle lui a permis de collecter annuellement selon ses prévisions au moins 150 milliards de francs Cfa, cotisés par un million de ses adhérents.
Approchée, Bridget Ambela Jeffrey n’a pas souhaité réagir. Au téléphone, elle a dit ne plus succomber au chantage des journalistes. Toujours est-il que, du fait de sa résistance et à la suite de plusieurs convocations infructueuses, elle est interpellée et déférée au parquet où selon des sources concordantes, elle a été sauvée de la mise sous mandat de dépôt grâce aux interventions du gouvernement.

Les Camerounais s’approprient la langue de Mutso H

Ajouté le 05/09/2007 - Auteur : nico
Coopération : Les Camerounais s’approprient la langue de Mutso Hito
Yaoundé a abrité le concours de la langue japonaise jeudi dernier.
Zénabou Nkouandou (stagiaire)

Des jeunes Camerounais ont subi, dans l’après midi de jeudi dernier, des épreuves d’écriture et d’expression en langue japonaise. Initiative de "Africa Japan House", un centre de formation en langue japonaise, le concours annuel de la langue japonaise au Cameroun dénommé "Yaoundé Nihongo Contesto 2007" a drainé plus d’une centaine de personnes dans la salle du Cercle municipal, situé dans l’enceinte de l’hôtel de ville de Yaoundé. Parmi elles, le directeur de "Africa Japan House", Timothée Didier Awono, l’ambassadeur du Japon au Cameroun, M Kensuke Tsuzuki et bon nombre d’invités. Depuis l’extérieur, en compagnie des hôtesses, on entend déjà s’échapper la musique japonaise de la salle du Cercle municipal. Avec ces sonorités en fond sonore, les hôtesses ont procédé aux dernières installations des invités, avant le mot de bienvenue du directeur d’"Africa Japan House".

Créé le 17 février 2007 par l’association Yokoso Africa, le centre de formation en langue japonaise est présenté par Didier Awono comme étant l’un des exemples patent de la coopération Cameroun - Japon. Ce dernier tient pour preuve l’organisation, pour la première fois, d’un concours de la langue japonaise à l’intention des Camerounais aptes à parler et écrire convenablement cette langue. Outre l’allocution succincte de M Kesunke Tsuzuki, s’en sont suivis le concours du meilleur dialogue en japonais et la projection du film documentaire intitulé "Hassan, le Japonais de la savane" et réalisé par le Camerounais Charles Ndimonya. Après une rude épreuve de dictée, trois prix ont été décernés aux compétiteurs, ainsi qu’un "Prix spécial" à Ndzana Laetitia, la plus jeune des candidats. Venu de Doualayel dans la province de l’Adamaoua, Hassan Maallam Kaoud, l’acteur principal du film, a aussi bénéficié d’un prix.

Parchemins
Le concours entre les 12 compétiteurs, a consisté à donner soit un mot, soit une phrase (sujet verbe- complément) en japonais et la traduire ensuite en français. Au terme de cette troisième et dernière épreuve, les sept gagnants ; dont Chamsy Charles et Edjingui Ndzana Sandra, respectivement 1er et 2e, ont reçu des prix des mains des différents partenaires présents. Il s’agit, entre autres, de la Jica International (Japan International Cooperation Agency), l’ambassade du Japon au Cameroun... Le ministère de la Culture, pourtant partenaire de l’événement, a brillé par son absence. Les lauréats ont néanmoins eu droit à des attestations de fin de formation en langue japonaise. Ces parchemins, selon les dires de Didier Awono, leurs ouvrent les portes de l’Empire du soleil levant. Désormais ils pourront facilement y migrer pour des raisons d’études…
Au terme de la cérémonie, toutes les voix ont dit "Saionara" en guise d’au revoir. C’est également au rythme de la cadence japonaise que les rideaux sont tombés sur la première édition du concours annuel de la langue japonaise "Yaoundé Nihongo Contesto".

Les vidéo-clubs en perte de vitesse

Ajouté le 30/08/2007 - Auteur : nico

Ces salles de projections qui ont défrayé la chronique pendant quelques années, sont à l’agonie.

Quelques îlots subsistent encore. Mais, les salles de projection vidéo sont en passe de disparaître. De Youpwè au PK 10, en passant par les quartiers Billes, Ndogpassi et le carrefour " J’ai perdu ma vie ", le brouhaha caractéristique des films projetés dans des salles de fortune dépourvues de parois d’insonorisation s’est estompé. Ce n’est pas innocent.

A en croire les rescapés de cette hécatombe chez les propriétaires de vidéo-clubs, c’est l’avènement des VCD et DVD qui a sonné le glas de ces salles de projection de quartiers qui a fait tant de mal aux multiples familles qui n’arrivaient plus à contenir leur progéniture dans les ménages. Nana, propriétaire du Ciné Vision le Bao au carrefour des Billes sur l’axe lourd Douala- Yaoundé affirme que tous les jeunes peuvent désormais s’offrir des appareils de projection à domicile à vil prix : " figurez-vous qu’un DVD ou VCD ne coûtent que 15.000 ou 25.000 francs. Et les CD piratés sont vendus à 1000 francs seulement. Chaque jeune garçon s’en procure un et le tour est joué. Plus grave, ajoute-t-il, nombre de films que nous proposions à nos clients sont diffusés à travers la multitude des chaînes que proposent les distributeurs locaux par câbles. Avec toute cette panoplie, comment voulez-vous que nous puissions attirer les clients qui trouvent leur satisfaction dans les domiciles privés ? "

Dans le coin, deux vidéos clubs ont fermé boutique depuis plusieurs mois. A un jet de pierre de là, au marché de Ndogpassi, seul le vidéo-club Saint Djoss maintient encore ses portes ouvertes. " J’arrive encore à tenir sans comprendre ", nous avoue Takou Kamniga Nicanor, le gérant appelé encore Katika. En réalité, ce vidéo-club qui a survécu là où trois autres ont succombé semble devoir encore son sursis grâce à sa proximité avec le marché attenant qui regorge de pousseurs, de voleurs à la tire et de petits chargeurs qui se font facilement appâter par des affiches annonçant des films d’action aux titres renversants. Le Dragon, Temple de la culture, situé au carrefour " j’ai raté ma vie ", lui fait dans un marketing agressif doublé d’une publicité mensongère. Quelques morceaux choisis : " brutalité et frappe ", " massacre et tuerie " ou encore " avant première à Paris et New York " sont des messages qui annoncent des films d’action à " 300% ".

Avec des annonces de cette envergure, le Dragon que dirige un certain Moka arrive encore à faire le plein au prix de 100 francs la séance contre les 50 francs dont se contentent ses " confrères. " Dans cet univers, les propriétaires de cet îlot de vidéo-clubs que l’on retrouve sur l’axe lourd témoignent que plus de dix maisons ont déjà fermé les portes. Ce qui n’est pas exagéré. A travers les quartiers de la ville, ces disparitions se font ressentir.

Benjamin LISSOM LISSOM

Vidéo-clubs : une mort programmée

Ajouté le 30/08/2007 - Auteur : nico

Les opérateurs de vidéo-clubs livrent un ultime combat, dans l’indifférence de tous.

Chronique d’une mort inéluctable. C’est le titre que l’on serait tenté de donner à la dernière représentation qu’offrent ces salles de projection des films dans les quartiers. Ceci, à la grande satisfaction des parents d’élèves. Ce fléau a causé tant de maux dans les ménages et les établissements scolaires. Momo Eitel, agent immobilier à Bonatene Deido ne cache pas son soulagement face à la fermeture de ces " machins " du coté du château d’eau de Deido. " Mes deux garçons ont failli hypothéquer leur scolarité en 2002. Ils passaient tout leur temps dans les vidéo-clubs disséminés dans tout Deido, alors que je les croyais en classe au collège IESB ", Institut d’enseignement secondaire de Bonanjinjè (Ndlr). Ce témoignage n’est pas isolé. Au PK 10 ou à Bonadibong, une petite enquête nous a permis d’asseoir l’unanimité des parents sur la question.

Et c’est au détour de ces escapades que les élèves réguliers nouaient des contacts infructueux et néfastes avec des délinquants de tous bords. " J’ai même interpellé les agents de la délégation provinciale de la Culture qui m’ont avoué leur impuissance face à cette situation aux allures de drame ", nous déclare aujourd’hui, Ngo Balogog Clarisse, vendeuse de poissons frais au marché de PK 10. Pour sauver son fils de cette délinquance embryonnaire, elle a dû l’exiler à Edéa, d’où il est revenu avec un Bac C alors qu’il avait séché la classe de Seconde au lendemain de l’obtention du BEPC.

Les parents ont donc assisté heureux à des descentes de la délégation provinciale de la Culture pour le Littoral. Ces descentes porteuses pourtant d’espoir, se sont toujours soldées par la restitution des appareils saisis. A en croire un agent ayant pris part à ces descentes, elles avaient pour but de fermer ces salles " pour défaut d’autorisation de fonctionnement ", les amendes y afférentes allant de 40.000 à 10 millions de francs. Au motif que les uns et les autres se débrouillent, cette administration a toléré cette activité, tandis que les communes d’arrondissement y prélevaient les différentes taxes communales valant quitus de fonctionnement. " Malgré le paiement des taxes, soutient Nana, installé ainsi dans la légitimité et la légalité, les forces de l’ordre nous embêtaient tout le temps. " Mais à présent, aucun contrôle ni descente ne viennent plus " perturber " ce secteur d’activités dépouillé de tout lucre. Il est en train de mourir de façon inéluctable, en raison de l’arrivée sur le marché, d’un autre fléau, les CD piratés, et des appareils de la nouvelle génération bon marché, permettant ainsi à nombre de Camerounais de s’offrir des films sur canapé.

B.L.L

L’intégration monétaire en Afrique

Ajouté le 27/08/2007 - Auteur : nico

Les petits pas de l’intégration monétaire en Afrique

La mise en œuvre du projet de création de la Banque centrale africaine, du Fonds monétaire africain et de la Banque africaine d’investissement était récemment au centre d’une réunion à Tripoli.

Du 14 au 15 août dernier, s’est tenue à Tripoli, la capitale libyenne, l’assemblée des gouverneurs des Banques centrales africaines. Les argentiers du continent ont débattu du rôle de la microfinance dans la réduction de la pauvreté, son impact sur le développement socio-économique et son avenir en Afrique. Etait également au menu, l’intégration monétaire en Afrique. Le débat sur cette question achoppe, depuis l’annonce du projet de création de trois nouvelles institutions financières sur le continent. Un projet confirmé à Yaoundé lors de la rencontre des ministres africains en charge des Finances où a été rendue publique, la désignation du Nigeria pour abriter le siège de la Banque centrale africaine (BCA), de la Libye pour abriter la Banque africaine d’investissement (BAI) et du Cameroun où sera installé le Fonds monétaire africain (FMA). La signature de l’accord de siège de la BAI entre l’Union africaine et la Libye aura lieu dans les prochaines semaines. C’est la principale décision de la rencontre de Tripoli. Ce sera bientôt aussi le cas avec le Cameroun et le Nigeria pour le FMA et BCA, respectivement.

L’enjeu, c’est le développement économique et social de l’Afrique qui passe nécessairement par une union monétaire, elle-même tremplin vers l’intégration politique des pays du continent noir. Semble-t-il, le projet tient à cœur l’exécutif de la Commission de l’Union africaine. Mais, on note que depuis 1963, lors de la création de l’Organisation de l’unité africaine (OUA) à Addis Abeba (Ethiopie), l’intégration politique et monétaire de l’Afrique fait l’objet de discussions. Il avait alors été suggéré la création d’une Banque centrale africaine. Certains chefs d’Etat avaient plutôt trouvé judicieux la création de l’Association des banques centrales africaines (ABCA) dont des critiques trouvent qu’elle manque de cadre de coopération bien défini et bien structuré.

En septembre 1999 à Syrtes en Libye, au moment du lancement de l’actuelle Union africaine (UA) , il avait été proposé qu’on travaille sur l’acte constitutif de l’Union africaine adopté en juillet 2000 à Lomé au Togo. L’article 19 de cet acte recommande la création de trois institutions financières panafricaines pour accélérer l’intégration économique et monétaire du continent : la Banque centrale pour la rubrique intégration monétaire, la Banque africaine d’investissement et le Fonds monétaire africain pour la création d’un marché commun africain.

Lorsqu’en 2003, Alpha Oumar Konaré devient président de l’ UA, il convoque à Addis Abeba tous les gouverneurs des Banques centrales africaines et les personnalités ressources du monde de la finance pour ficeler le projet : soutenir sa raison d’être, concevoir le mode de fonctionnement et le processus de mise en place de ces institutions financières.

Malheureusement, la rencontre d’Addis Abeba n’avait pas pu aboutir à un consensus sur ces questions. Le président Konaré avait demandé que les réflexions se poursuivent, notamment à l’intérieur de l’UA. C’est en 2006 qu’il a approuvé une stratégie de l’UA qui est à la base des discussions actuelles pour la mise en place de ces institutions avec la signature des accords de siège avec la Libye et bientôt, avec les autres pays hôtes.

Jeanine FANKAM

Recettes forestières : on peut faire mieux

Ajouté le 27/08/2007 - Auteur : nico

La récente saisie, au niveau de la barrière de contrôle du carrefour Essakoe, sur l’axe routier Ebolowa-Ambam, et dans l’arrondissement de Mvangane, province du Sud, de 85 mètres cubes de bois issus de l’exploitation frauduleuse, relance le débat sur ce que l’économie camerounaise gagne ou perd à la faveur de l’exploitation de cette ressource. S’il est vrai que les services territorialement compétents du ministère des Forêts et de la Faune (MINFOF) ont saisi ce bois provenant de la fraude, comme c’est souvent d’ailleurs le cas, il reste que certains hors-la-loi réussissent tout de même à tromper parfois la vigilance de l’administration. A ce propos justement, que perd l’économie nationale du fait de l’exploitation illégale des ressources forestières ?

A cette question, les réponses varient selon le camp auquel on appartient. Certaines organisations non gouvernementales avancent des chiffres de l’ordre de plusieurs milliards de F CFA. De son côté, le MINFOF, sans " occulter les problèmes de gouvernance que connaît encore le secteur forestier de notre pays ", affirme qu’ " au stade actuel, nous ne disposons pas d’éléments fiables pour quantifier les pertes liées aux activités qui se déroulent en marge de la légalité à notre insu. Nous pouvons cependant dire que la perte en question est bien en deçà de celle annoncée par certaines ONG internationales ". Ce qui apparaît comme une guerre des chiffres semble s’intensifier. En effet, on a appris mercredi dernier à Yaoundé, de la bouche d’un diplomate, citant un rapport, lors de la concertation entre les ambassadeurs de l’Union européenne et le ministre des Forêts et de la Faune, au sujet de la gestion des ressources forestières et fauniques au Cameroun, qu’une cinquantaine de milliards échappe aux caisses de l’Etat, du fait de l’exploitation illégale de la forêt. Les deux parties ont convenu de mettre sur pied une Commission indépendante pour conduire une enquête sur la gouvernance forestière au Cameroun.

En attendant, s’il est difficile de savoir qui a raison dans cette affaire, il reste vrai que les deux parties s’accordent sur le fait qu’il y a des pratiques à condamner. Le MINFOF montre régulièrement sa détermination à traquer et à sanctionner les fraudeurs. Il a pris pour ce faire une série de mesures, parmi lesquelles le renforcement des missions de contrôle, le renforcement des capacités des instances de contrôle avec la logistique nécessaire, le renforcement du rôle de l’observateur indépendant dans le contrôle et les transactions ainsi que la publication périodique du sommier des sanctions, le renforcement des sanctions financières à infliger aux opérateurs économiques à titre de dommage-intérêt dans le cadre des transactions, etc. L’administration qui assure la surveillance de la forêt reconnaît, en dépit de ces efforts, que " notre pays peut mieux faire si nous arrivons à contrecarrer tous les actes d’indélicatesses susceptibles d’entraîner des déperditions de recettes ". L’évolution des taxes forestières collectées au fil des ans montre bien que si la vigilance est davantage accrue, des résultats encore plus importants seront enregistrés. Car en effet, en 1991/1992, les taxes ont rapporté à l’Etat un milliard 851 millions de F CFA. Au cours de l’exercice 2004, ces mêmes taxes sont passées à 41 milliards 859 millions de FCFA. La marge de progression se passe de tout commentaire.

Le dossier que nous vous proposons vise essentiellement à montrer les dysfonctionnements observés dans le secteur forestier au Cameroun et les efforts faits par le gouvernement pour améliorer la contribution du secteur à la lutte contre la pauvreté. Bien sûr, en insistant sur le fait que le chemin à parcourir est encore long et parsemé d’embûches, pour instaurer de manière durable la bonne gouvernance dans ce secteur.

Rousseau-Joël FOUTE

Les Brasseries du Cameroun en forme

Ajouté le 27/08/2007 - Auteur : nico
Les Brasseries du Cameroun en forme

La filiale camerounaise du groupe Castel se porte plutôt mieux.

Dans un environnement marqué par la décote manageriale et les difficultés financières de ses concurrents du secteur brassicole, la Société anonyme des Brasseries du Cameroun (Sabc), filiale du groupe Castel, affiche ostentatoirement sa bonne santé. Depuis sa création en 1948, la Sabc s’est propulsée au fil des ans au premier plan des entreprises industrielles du Cameroun grâce, notamment, à un personnel qualifié, des installations qui se modernisent ainsi que des procédures de fabrication rigoureuses permettant d’obtenir des produits répondant aux normes internationales de qualité. Sa production annuelle est de 3 300 000 hectolitres de bière, soit 510 millions de bouteilles, et de 1 350 000 hectolitres de boissons gazeuses, soit 240 millions de bouteilles. L’effectif des employés est évalué à près de 2000 salariés. Son activité génère actuellement plus de 50 000 emplois indirects.
La gouvernance d’entreprise est appliquée à tous les niveaux de direction de l’entreprise. En dehors du secteur pétrolier, la Sabc est le premier contribuable de l’administration fiscale camerounaise. “ Pour le moment, il n’y a pas de plans sociaux aux Brasseries du Cameroun. Nous n’envisageons pas de faire partir des gens. Car, une fois de plus, la première et principale ressource d’une entreprise, c’est la qualité de ses hommes. Les Brasseries du Cameroun évoluent dans une mouvance économique globalement morose. Pour autant, l’entreprise va assez bien. Nous sommes toujours leader au niveau du marché et dans le secteur ”, se vante le directeur général des brasseries du Cameroun.

Politique commerciale
Selon les observateurs, l’entreprise doit cette performance à l’équipe conduite par André Siaka, diplômé de l’Ecole polytechnique de Paris, à la tête de la direction générale depuis 1990. Au moment où les multinationales rechignent à valoriser les compétences, locales, le groupe Castel – dont les brasseries du Cameroun sont une filiale – a fait confiance à ce compatriote et les résultats sont là pour témoigner la compétence. Ingéniosité et créativité semblent être ses marques. “ Dans le secteur des boissons hygiéniques, la concurrence amène à une bonne tenue des produits. Une meilleure politique commerciale, un recadrage du marché, bref, un meilleur déploiement des ressources. Chaque fois qu’on a un nouveau concurrent, c’est un aiguillon pour être plus proche des clients, des acteurs de la chaîne, une occasion supplémentaire de montrer notre savoir-faire pour demeurer le leader ”, confie André Siaka. Résultat : la Sabc est le numéro 1 dans l’industrie brassicole au Cameroun. Elle contrôle environ 70 % du marché des bières, 85 % de celui des boissons gazeuses et 75 % du marché de l’eau minérale naturelle.
Ce succès commercial des Brasseries du Cameroun devrait peut-être s’accompagner d’une baisse des prix de vente publique de bières et de boissons gazeuses. C’est, en tout cas, ce que pensent les consommateurs qui assistent, impuissants, à l’augmentation continue des prix. De plus, le souhait de certains citoyens est que l’entreprise renforce ses programmes sociaux afin que la répartition des bénéfices soit mieux sentie. Les jeunes scolarisés ont par exemple besoin de sponsors pour financer les travaux pratiques et avoir accès à l’expérimentation. Pourquoi ne serait-il pas possible pour les Brasseries du Cameroun de donner un coup de pouce à l’Education nationale dans la formation des enseignants de chimie, l’équipement des laboratoires de chimie dans les lycées et collèges, la création d’un prix de chimie pour les lycéens, et la facilitation des programmes de recherche dans l’enseignement secondaire. L’exemple de Mtn avec son “ School Connectivity Programm ” qui a connecté de nombreux établissements à la toile a fait tache d’huile.
Les Brasseries du Cameroun sont par ailleurs attendues sur le terrain de la protection de l’environnement. On accuse en effet cette entreprise d’être un grand pollueur. Elle devrait s’investir davantage, afin que les habitants la reconnaissent comme véritablement citoyenne. C’est aussi cela, être leader.
 

Par Léopold CHENDJOU
Le 27-08-2007

Ondes brouillées à Crtv Littoral

Ajouté le 27/08/2007 - Auteur : nico

Les habitants de Douala n’ont pas pu écouter le journal de 17h mardi dernier. Un expert explique.

Les habitués des éditions de journaux parlés de la Crtv sont restés sur leur faim mardi dernier. A 17h, pas de générique du journal sur la station régionale desservant la capitale économique. A la place, un grésillement qui traduit l’absence de signal. Une rapide migration vers le Poste national de la Crtv n’offre pas aux auditeurs d’écouter les informations de l’après-midi. Ici, des sonorités musicales sont diffusées. Faisant craindre à d’aucuns une situation de crise. Malgré la concurrence, les éditions de journaux parlés de la chaîne de radiodiffusion à capitaux publics restent le thermomètre à l’aune duquel se juge la température du pays. Pourtant, à Yaoundé comme dans d’autres stations provinciales, le journal de 17h est diffusé normalement.
“ Cette interruption de programmes est due aux relais par satellite. C’est un problème courant contre lequel il est difficile de réagir ”, explique Thomas Foussa, chef de service des équipements audio à la station régionale de la Crtv pour le Littoral. “ Nous récupérons le journal par relais satellite du Poste national. Parfois le satellite peut avoir des problèmes et cela se traduit par un brouillage des ondes. Sans signal il est alors impossible d’émettre quoi que ce soit, à la radio comme en télévision ”, poursuit le technicien. Pour lui, il s’agit là d’un des impondérables de la diffusion par satellite. Et ce n’est pas l’apanage de la seule Crtv. “ Cela arrive régulièrement aux autres chaînes de télévision qui arrosent le Cameroun via le satellite. Lorsque cela arrive, on ne peut rien faire à moins d’avoir un deuxième satellite chose complètement irréaliste vu le coût exorbitant de la location des satellites ”, précise le technicien.
“ Un satellite de télécommunications utilise les propriétés de propagation des ondes électromagnétiques pour acheminer l’information. Celle-ci est véhiculée par des ondes porteuses dans des bandes de fréquence bien définies ” souligne Thomas Foussa. Dans la transmission d'information, le satellite peut jouer un rôle passif. Il se comporte alors en simple relais qui amplifie les signaux et transpose les fréquences. C’est le cas avec les émetteurs de la Crtv Littoral, situés à Logbessou qui redirigent les sons et images venant de Yaoundé pour arroser la province. Une solution de contournement grâce aux faisceaux de télécommunication hertziens de la Camtel existe. Mais les lourdeurs administratives liées à l’obtention des autorisations nécessaires auprès de la Camtel rendent cette piste inexploitable. En attendant l’effectivité de la fibre optique.
 

Par Yves DJAMBONG
Le 24-08-2007

Le Mt Febe et le Djeuga Palace voient les étoiles

Ajouté le 27/08/2007 - Auteur : nico
Hôtellerie : Le Mont Febe et le Djeuga Palace voient les étoiles
Ces deux établissements hôteliers ont été rétrogradés à l’issue du dernier classement du ministère du Tourisme.
Lazare Kolyang

La période d’hibernation semble avoir pris fin au ministère du Tourisme, avec la tenue jeudi dernier, 23 août, d’une session de la Commission de classement des hôtels du Cameroun. Une opération qui s’effectue, en principe, tous les cinq ans, mais dont la dernière remonte à plus de quinze ans. Au terme donc de cette session qui a étudié les dossiers d’une dizaine d’hôtels des villes de Yaoundé et Douala, deux ont gagné en prestige, ce qui se traduit par l’augmentation du nombre d’étoiles. Ainsi, l’hôtel Hilton de Yaoundé arrive en tête de ce top sept des hôtels de Yaoundé et Douala. L’établissement se situe à cinq étoiles. Avec ses quatre étoiles, Le Méridien est le deuxième sur cette liste. Pour ce premier classement de l’année 2007, cinq hôtels ont été déclassés et perdent chacun une étoile. Il s’agit, à Yaoundé, du Mont Febe, Djeuga Palace et Mérina. A Douala, le Sawa, victime en décembre 2005 d’une explosion qui a soufflé sa cuisine, et La Falaise ont aussi perdu une étoile.

D’après la Commission de classement des hôtels, certains établissements ont demandé et obtenu le report de ce travail qui va, rassure-t-on du côté du ministère du Tourisme, s’étendre à tous les hôtels du pays, avant la fin de cette année.
La conséquence immédiate de ce travail est la baisse des coûts des prestations dans les hôtels qui ont perdu des étoiles. Une fixation de prix qui, jusqu’ici, est établie par chaque opérateur. "Les prix depuis 1989 ont été libéralisés. Avant, il y avait une mercuriale. La chambre coûtait par exemple 16845 Fcfa dans un hôtel à 3 étoiles. Mais, l’Etat a décidé de libéraliser le secteur. Mais, bien qu’étant libéralisés, les patrons des hôtels doivent être sérieux. Le tout n’est pas de fixer les prix élevés qui vont chasser les clients. Il faut vendre moins cher, et récupérer au niveau du taux de fréquentation", indiquait le délégué provincial du Tourisme du Littoral, Samuel Mbe, à La Nouvelle Expression.

Selon des informations fournies au ministère du Tourisme, la Commission de classement s’est appuyée sur les normes internationales en la matière. Le décret N°99.443/Pm du 25 mars 1999 fixe à cet effet les modalités d'application de la loi n°98/006 du 14 avril 1998 relative à l'activité touristique. Quatre critères servent à cette classification. Il y a le niveau des locaux, les chambres, les services à la clientèle et l'environnement de l'hôtel. La loi du 14 avril 1998 définit l'hôtel une étoile comme un hôtel dont l'immeuble ou les immeubles, le mobilier, l'agencement, les installations et la décoration sont de qualité courante et en bon état d'entretien. Dans un hôtel deux étoiles, tous ces équipements doivent être de bonne qualité et en bon état d'entretien.

Un hôtel trois étoiles devra, quant à lui, se distinguer par la très bonne qualité, le bon état d'entretien et le bon goût de ces équipements. L'hôtel quatre étoiles doit s'assurer de la qualité, du goût excellent et du parfait état d'entretien de ces équipements. Et pour finir, l'hôtel cinq étoiles doit avoir des immeubles, y compris l'architecture et l'emplacement, le mobilier, l'agencement, les installations et la décoration de la plus haute qualité, du meilleur goût et en parfait état d'entretien. Toutefois, d’après Mme Mindja, présidente de la Commission de classement et Secrétaire générale du ministère du Tourisme, il ne s’agit pas d’un classement figé, certains hôtels qui ont été déclassés peuvent reprendre leur position, pourvu que les promoteurs corrigent les manquements constatés.

Message du Chef de l'Etat à la Nation

Ajouté le 16/08/2007 - Auteur : nico

Message du Chef de l'Etat à la Nation à l'issue des élections législatives et municipales du 22 juillet 2007.

- Camerounaises, Camerounais,

Mes chers compatriotes,

Laissez-moi tout d’abord vous féliciter d’avoir accompli votre devoir électoral le 22 juillet dans le calme et la sérénité. La preuve est ainsi apportée qu’au Cameroun le processus de démocratisation a accompli des progrès décisifs et qu’il ne saurait être remis en cause.

Electeurs, candidats, partis politiques, tous méritent à cet égard les plus vifs éloges. L’administration, les forces de l’ordre, les organisations gouvernementales et non gouvernementales doivent également être remerciées pour leur contribution à la bonne tenue des scrutins en question.

Pour l’essentiel, les élections se sont déroulées de façon libre et transparente. Si quelques dysfonctionnements ont pu être constatés, ils n’étaient pas de nature à en modifier le résultat. Lorsqu’ils ont donné lieu à des recours devant la Cour Suprême, faisant office de Conseil Constitutionnel, celle-ci les a examinés en toute indépendance et pris les décisions qui s’imposaient.

Certains regretteront peut-être que la participation électorale n’ait pas été plus élevée, encore que les chiffres montrent qu’elle se situe dans une moyenne acceptable. Je pense qu’avec le temps l’enracinement de notre culture démocratique nous permettra d’améliorer nos performances de ce point de vue.

Enfin, ainsi que j’en avais exprimé l’espoir à la veille des élections, des majorités claires sont sorties des urnes, que ce soit à l’Assemblée Nationale ou dans les conseils municipaux. Je veux y voir la volonté des Camerounais de donner au gouvernement les moyens de mener une politique vigoureuse de progrès économique et social et à la plupart des conseils municipaux la possibilité de gérer les affaires locales en dehors des querelles partisanes.

Je souhaite à ce propos faire savoir aux partis qui n’ont pas obtenu les résultats escomptés qu’ils ne doivent pas pour autant se sentir exclus de la vie politique nationale. Ils y ont évidemment leur place et leur contribution peut être des plus utiles. J’ai toujours pensé – et je l’ai montré – que l’intérêt supérieur de notre pays exigeait le plus large rassemblement possible de tous ceux qui sont déterminés à mettre leur énergie et leur talent au service de notre combat contre le sous-développement et la pauvreté.

Il ne s’agit évidemment pas, comme certains l’ont dit, de recréer le parti unique qui appartient à une autre époque. Au contraire, l’idée que je me fais de la démocratie est de faire converger des forces venues d’horizons différents, mais qui s’accordent sur l’essentiel, c’est-à-dire sur la primauté de l’intérêt national. Comment pourrait-il en être autrement dans un pays comme le Cameroun où l’identité se conjugue avec la diversité.

Permettez-moi également de voir dans les résultats du double scrutin du 22 juillet l’approbation de la politique grâce à laquelle notre pays a pu vivre dans la paix et la stabilité. Je puis vous assurer que tout sera fait pour que l’une et l’autre soient maintenues.

Les conditions sont maintenant réunies pour prendre ce nouvel élan qui devrait nous permettre de monter dans le train de la croissance. C’est en effet un monde différent qui s’annonce avec l’entrée en scène des pays émergents. De nouveaux besoins apparaissent. De nouveaux équilibres se créent. De nouvelles relations se nouent.

Entrons dans ce monde nouveau où la demande de matières premières, d’énergie et de denrées de toutes sortes explose. Nous y avons notre place. Notre sous-sol regorge de minerais aussi nombreux que variés. Notre potentiel énergétique est considérable. Mettons nous en situation de répondre à la demande mondiale.

La tâche prioritaire du gouvernement au cours des prochaines années sera d’exploiter au mieux ces atouts, car c’est l’avenir du Cameroun qui est en jeu. Il aura besoin de l’appui sans équivoque des différentes composantes de notre société. C’est la raison pour laquelle je vous demande de vous mobiliser au service de cette grande cause nationale. Il est temps en effet que le peuple camerounais puisse recueillir le juste retour des efforts et des sacrifices qu’il a consentis pour le redressement de notre pays.

Vive le Cameroun.

Les pétroliers sortent de leur réserve

Ajouté le 16/08/2007 - Auteur : nico
Marketing :
Les sociétés rivalisent de promotions, de campagnes et de bandes dessinées pour gagner des parts de marchés.
Marion Obam

Pour célébrer ses soixante années passées au Cameroun, le 4 juin 2007, Total Cameroun Sa a lancé une campagne globale de communication sur l’ensemble du territoire avec l’accroche "Nos chemins se croisent tous les jours… et ça fait 60 ans que ça dure !". Quelques mois avant, c’était Texaco Cameroun Sa qui activait ses actions de communications avec le slogan "Confier votre véhicule à l’étoile". Sur ce terrain, la société camerounaise de Traiding et d’exploitation des produits pétroliers (Tradex), a, quant à elle, développé un marketing de proximité qui s’est également appuyé sur des actions comme l’affichage. Depuis près de deux mois, chacune de ses entreprises mène des activités médiatisées ou non dans le seul but d’être plus présent. Proche du consommateur certes, mais surtout occuper, quels que soient les moyens, l’environnement de la cible. Comment comprendre ce nouveau déploiement communicationnel, expressif et à un visage humain, chez les pétroliers pourtant réputés très discrets ?

Pour avoir un début de compréhension à cette nouvelle dynamique, il faut remonter aux années 1998. "Avant cette année, les grands groupes pétroliers installés au Cameroun s’étaient rendus compte que chaque acteur faisait des promotions sans respect pour l’autre et parfois galvaudait l’image du secteur. C’est ainsi que le Groupe des producteurs pétroliers s’est crée en 1998. C’était la plate-forme d’échange de chiffres, de résultats, des difficultés quand elles touchaient globalement au secteur, avec une présidence tournante. C’est là que s’était décidé l’arrêt de l’escalade des promotions et le retour à une concurrence saine", explique Pélagie Bonga, une ancienne responsable marketing dans une société du secteur.

Les membres du Gpp qui, tous, se ravitaillaient à la Sonara, ont respecté cet accord. Toutefois, d’après Stéphane Ngwé de Total Cameroun "Les budgets de communication chez les pétroliers étaient très réduits. La grosse communication se faisait sur le branding des stations d’essence. Il a fallu beaucoup travailler en interne pour faire passer certaines idées". Le statu quo dure quelques années. Les résolutions du Gpp vont prendre un coup avec l’arrivée des opérateurs indépendants dans le secteur des hydrocarbures. Il s’agit de ceux-là qui n’appartiennent à aucun grand groupe pétrolier et qui n’ont pas d’alliances avec ces géants. Lesquels veulent s’installer, donc être connus. First Oil, Tamoil et Tradex viennent ainsi bouleverser l’ordre établi. Créée en 1999, Tradex lance une campagne globale de communication avec affichage et présente des jeunes hommes et femmes aux visages avenants, qui invitent les consommateurs car à Tradex "Vous êtes chez vous".

Stratégies
Le besoin de communication se renforce et les indépendants mettent en place les stations services au design modernes avec des espaces commerciaux plutôt aguichants. Une nouvelle donne qui impose de revisiter la stratégie de communication. "Au début, on disait : si le client veut de l’essence il va venir la chercher. Aujourd’hui, il a désormais le choix et peu décider du lieu où il se ravitaille car la concurrence est là. Plus le marché se développe, plus le client devient sélectif", précise Pélagie Bonga. "C’est clair que le secteur pétrolier est en train de bouger à l’international et les répercussions se font ressentir sur place au Cameroun. Il y a des rachats, des changements de noms et d’identités. Il y a beaucoup de compétition et nous sommes dans un environnement où nous tous, nous essayons de courtiser le consommateur qui est déjà suffisamment sollicité ; ainsi que de se démarquer du concurrent", livre Florence Danielle Anouboudem, responsable marketing à Texaco Cameroun. Dans la démarcation, il faut donc proposer des axes de communications qui sortent des sentiers battus. D’autant plus que des études démontrent que 73 % des consommateurs choisissent une station d’essence parce qu’elle se trouve sur leur chemin.

Il reste, par déduction, 27 % qu’il faut amener à adopter ses produits. Le rapprochement avec la cible à travers une communication avec vecteur humain a été la première étape. Total Cameroun est, depuis 2001, dans un positionnement nouveau : l’humanisation de sa communication. La société a ainsi choisi l’image d’une jeune fille sur l’affiche et tous les supports de la campagne célébrant les 60 ans. Tradex, elle, met en avant un jeune homme, qui accueille les automobilistes qui viennent se ravitailler à la station avec un grand sourire. Pour la première fois, les consommateurs d’essence au Cameroun ont par ailleurs une valeur ajoutée en faisant un tour dans certaines stations. Ils reçoivent un porte-clé ou un tee-shirt, et participent à des tombolas où ils peuvent gagner des voitures ou des appareils électroménagers.

Mais au-delà de ces gains, Total et Texaco Cameroun ont décidé de miser sur les futurs consommateurs. Le premier a, depuis trois ans déjà, fédéré une centaine d’établissements scolaires autour de l’opération baptisée "Prince de la route", qui sensibilise les jeunes aux dangers de la route. Depuis le 15 mars 2006, Texaco Cameroun édite, quant à elle, une bande dessinée, "Supa Strika". La Bd dont les 40.000 exemplaires mensuels sont, pour le moment, uniquement distribués à Douala, raconte l’histoire d’une équipe de football qui réussit grâce aux valeurs que prônent Texaco. Pour Florence Danielle Anouboudem, "La philosophie avec ce moyen de communication, c’est que la relation entre Texaco et le consommateur ne s’arrête pas à la pompe, mais continue jusqu’au domicile, car les enfants sont les consommateurs de demain"…

Nouveauté : Une belle Brune à votre chevet

Ajouté le 16/08/2007 - Auteur : nico

Le "magazine des femmes" est de retour dans les kiosques.
Eugène Dipanda

L’agressivité de ses couleurs, un mélange vif de violet, de rouge, de vert et d’orange, le distingue parmi plusieurs autres magazine du même format. Le numéro 16 de "Brune", selon toute vraisemblance, tente, pour ainsi dire, de crever les yeux pour marquer son retour sur le marché après quelques moments d’hibernation. Et, au-delà des fresques, le choix de l’illustration n’est pas moins aguichant : une belle black admirablement fardée, avec des lèvres généreuses et un fond de teint assorti, qui rappellent aisément toutes ces demoiselles qui écument les rues de Yaoundé en cette période de vacances scolaires.

Dans son édition qui couvre les mois de juillet et août, "Brune" consacre justement des pages aux vacances. "Même si vacances riment avec négligence, nos corps en congé refusent de se plonger dans la paresse et la nonchalance et acceptent sans rechigner des soins et des conseils appropriés", constate le journal. Les femmes de l’Afrique de l’Ouest auraient-elles donc compris ce jeu ? En tout cas, "Brune" nous donnent des "tuyaux" sur "Ce qui rend sexy les Sénégalaises". D’abord, apprend-on, "La femmes sénégalaise (est) soumise et séductrice". Et puis, "Dans l’imaginaire collectif, la Sénégalaise reste auprès des hommes africains, la femme qu’il faut conquérir. Elégante, séductrice, forcément belle, elle a la réputation de savoir s’occuper de son mari mieux que n’importe quelle autre Africaine…"

Tout au long de ses 84 pages en couleurs, "Brune" propose ainsi à ses lecteurs des sujets assez captivants sur la vie quotidienne, la beauté, la mode, la gastronomie et même la débrouille. Une place d’honneur y est naturellement accordée à la femme. Avec ses angoisses, ses rêves, ses aspirations et ses combats. A l’instar de "l’iconoclaste" Simone Gbagbo, de "la mère nourricière" Collette Irié Lou ou encore de "l’audacieuse" Akissi Delta, qui, selon le magazine, "font bouger la Côte d’Ivoire". Du point de vue éditorial, "Brune" semble donc ainsi en train d’occuper un terrain laissé en friche par "Diva", le magazine du groupe Gideppe, qui a fait long feu malgré l’engouement manifesté par son principal cœur de cible au moment de son lancement.
Reste maintenant à gagner la bataille de la régularité sur le marché ; celle de la qualité ayant été remportée depuis le numéro 001 de "Brune". Pour ce qui est de "La discrimination par le luxe" dont parle Marie-Jeanne Serbin-Thomas, directrice de la rédaction, qui, dans son éditorial, fait allusion aux caprices des annonceurs en Hexagone, il faut reconnaître qu’il s’agit-là d’un combat âpre dont l’issue, incertaine, n’est certainement pas pour demain.

Stv se sépare d’une vingtaine de collaborateurs

Ajouté le 16/08/2007 - Auteur : nico
Réaménagement : Stv se sépare d’une vingtaine de collaborateurs
Les principaux motifs qui sont avancés sont l’incompétence et l’insuffisance de résultats.
Marion Obam

C’est avec plaisir que les téléspectateurs retrouvaient à 6h Lundu Efange pour des heures de divertissement. L’ennui n’était presque jamais au rendez-vous. Aucune autre présentatrice n’a jamais pu supplanter son naturel et son professionnalisme à cette émission. Mais, elle ne sera plus au rendez-vous. Lundu Efange fait en effet partie d’une vague de licenciement qui a sévit à Stv, emportant près d’une vingtaine d’employés.
D’après un employé, qui a souhaité s’exprimer sous le couvert de l’anonymat puisque les lettres d’avertissements continuent de pleuvoir, "La direction reproche à la présentatrice vedette de Good morning Cameroun ses absences répétées dues à une santé devenue fragile. Mais pour les autres, le motif de départ était l’incompétence. Dans cette même liste, on retrouve Fortune Ngo Yam, présentatrice de l’émission pour enfants les "Bourgeons", les cameraman Joseph Mfou’ou et Jimmy Menguele, le monteur John Dikoumé et le preneur de son Nicolas Olomo".

Pourtant, Mactar Silla lorsqu’il lance les deux chaînes, décide de faire confiance à des inconnus, "pour les modeler et en faire des stars qui ont l’esprit de cette télévision". Malgré les relances par e-mail et par téléphone à travers son secrétariat, le directeur de la télévision n’a pas encore donné des éléments de compréhension à cette vague de départs. Toutefois, la plus grosse vague de licenciements, une dizaine, est enregistrée au niveau de la direction commerciale, où, selon certaines indiscrétions, les principaux objectifs n’ont pas été atteints. D’autant plus que les principales rentrées publicitaires attendues ne sont pas arrivées et les recouvrements n’ont pas été effectifs. Pauline Bikelé, directrice des Ressources humaines depuis la création de Stv, a également été remerciée. C’est peut-être la fin d’une saignée qui a commencé il y a près de deux mois avec le licenciement des deux journalistes Flora Jingla et Viviane Bih. D’après une source interne, "Toutes les personnes qui sont parties se savaient dans l’œil du cyclone parce qu’elles avaient reçu des lettres d’avertissement pour se réajuster.

Car après trois ans et demi, la direction a fait le constat qu’il y avait des journalistes et des techniciens qui ne donnaient pas satisfaction au niveau de leur rendement, et que certains services avaient d’énormes dysfonctionnements. L’ensemble des licenciés ont reçu le paiement de leurs droits. De nouveaux recrutements sont en cours…" C’est en 2004 que le paysage audiovisuel camerounais s’enrichit avec l’arrivée de deux chaînes de télévisions généralistes et gratuites appartenant au groupe Spectrum, et ayant à la tête Mactar Silla. Les téléspectateurs étaient apparemment très heureux d’accueillir cette diversité avec Stv 1 et Stv 2. Une nouvelle offre qui est venue bouleverser la Cameroon radio and Television (Crtv) et Canal 2 international dans leurs habitudes de diffusion et même dans les programmes. C’est en effet Stv la première chaîne de télé locale, qui propose une émission de réveil matinal aux téléspectateurs. "Good morning Cameroon" est, pour ainsi dire, la "mère" de "Bonjour" diffusé à la Crtv, et même de "Canal café" de Canal 2 international…

Audiovisuel : Une New Tv dans les ménages

Ajouté le 16/08/2007 - Auteur : nico

La nouvelle chaîne de télévision émet depuis une semaine à Yaoundé.
Justin Blaise Akono

Depuis quelques mois, sur un immeuble en construction au quartier Elig-Essono, au lieu dit "Carrefour Ceper", une antenne parabolique différente de celle qu’installent les opérateurs de téléphonie mobile attire la curiosité. "Cet immeuble abritera le siège d’une nouvelle télévision", confie Francklin Sone Bayern, le rédacteur en chef de cette chaîne de télévision, qui a lancé sa grille des programmes "provisoire" le 4 août dernier. Musiques, films et dessins animés agrémentent en effet la chaîne entre 12h et minuit, "pour roder le matériel", indique-t-on à Elig-Essono. Entre temps, la mire de la chaîne défile sur le petit écran.

New Tv est une initiative de Christophe Noubissi, par ailleurs promoteur de Alpha Télé, une société de distribution d’images par câble. Son directeur général, qui est par ailleurs responsable technique, préfère encore s’exprimer sous le sceau de l’anonymat. L’on apprendra que la chaîne a obtenu l’avis favorable du ministère de la Communication le 10 août 2006, et que les premiers essais ont commencé en fin mai dernier. L’ambition de la chaîne : assurer une bonne couverture des villes de Yaoundé, Douala et Bafoussam. "C’est en fonction de l’audience que nous pouvons attirer les annonceurs", pense le directeur général pour qui New Tv doit être disponible sur satellite "dans les mois à venir".
"New Tv se veut une chaîne de proximité. Elle voudrait se rapprocher des préoccupations de l’homme de la rue tout en s’intéressant aux informations qui font l’actualité", indique le rédacteur en chef, qui annonce un journal bilingue tous les 20h, dès que cela sera possible. "Sauf cas de force majeure, les francophones et les anglophones ne traiteront pas des mêmes sujets. Ce ne sera pas un journal traduit", précise Francklin Sone Bayern. Déjà, un flash d’information est diffusé depuis le 7 août dernier.

Infrastructures
Outre les programmes classiques tels que les magazines sportifs, culturels et politiques, des émissions à caractère social et didactique, le responsable des programmes annonce diverses innovations qu’ils comptent apporter dans le monde de l’audiovisuel camerounais. Pour relever le défi, New Tv affiche ses ambitions à travers cet immeuble de huit niveaux. Les différents studios et cabines techniques attendent encore d’être équipées. "Un studio et une salles de spectacles sont déjà prêts", rassure l’un des responsables techniques, Parfait Eteme. Selon lui, la chaîne dispose d’une importante régie composée de trois machines, quatre bancs de montage, quatre caméras assorties chacune d’une mandarine (pour l’éclairage).

New Tv est allée recruter sa main-d’œuvre technique dans les différents centres de formations et instituts privés. Notamment les monteurs, les cadreurs (qu’on aperçoit déjà sur les sites de reportages avec leurs chasubles et caméras), les éclairagistes, les techniciens de maintenance, les infographistes, les designers, les diffuseurs et autres preneurs de son. Ils viennent différemment du Centre de formation professionnelle en audiovisuel de la Crtv et de l’institut Siantou supérieur. Quant aux neuf journalistes et sept animateurs déjà en place, ils sont, pour la plupart, des transfuges des radios urbaines locales telles que Sky One radio et Magic Fm à Yaoundé, Rtm et Ocean city à Douala.

Point com : Le journaliste et le politique

Ajouté le 16/08/2007 - Auteur : nico

Jamais affaire n’aura autant défrayé la chronique des médias ces dernières semaines (en dehors, bien entendu, de…
Par Alain B. Batongué

l’affaire Mutations) que celle qu’il convient d’appeler désormais " affaire Mohammadou Abbo ", le richissime homme d’affaires basé à Ngaoundéré, par ailleurs homme politique engagé et membre du très restreint bureau politique du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc), le parti au pouvoir.
Pourquoi une banale interview réalisée en période de pré campagne électorale pour valoriser les actions politiques d’un homme d’affaires s’est-elle transformée en interminable feuilleton politico-médiatique ? Ce n’est sans doute pas parce que ce fut une interview inventée, comme l’a déclaré Mohammadou Abbo, qui sait très bien qu’il a réalisé cet entretien avec Xavier Messe et qu’il a donné son autorisation plus tard au jeune reporter Dieudonné Gaibaï pour faire, dans sa concession, les photos qui devaient illustrer cette interview.

Mais simplement parce que quelques déclarations, notamment sur son apport en argent pour la campagne électorale de sa formation politique, faites sur le ton de la banalité, n’ont pas été appréciées par la hiérarchie du parti. Et l’ont amené à se rétracter maladroitement, au point de remettre en cause les qualités journalistiques de Xavier Messe et de l’accuser ouvertement d’avoir inventé une interview.
Or, sur le point querellé, Grégoire Owona, secrétaire général adjoint du Comité central du Rdpc, a clairement reconnu dans diverses radios mais aussi chez nos confrères de l’hebdomadaire Repères : " Les journalistes disent n’importe quoi sur cette affaire. Le militant, membre du bureau politique du Rdpc, a donné sa contribution au Comité central du Rdpc. Elle a été reçue à la trésorerie du parti. Il y a un reçu qui lui a été remis ". Mais le plus émouvant dans l’appréciation de cette affaire par Grégoire Owona est venu plus loin : " J’ai été choqué de la façon dont les journalistes ont traité M Xavier Messe. La confraternité chez vous devient pire que dans la faune sauvage des hommes politiques… "

Car le fond du problème est là. Que M Abbo, homme d’affaires peu à l’aise devant les médias, décide de faire de la mauvaise foi en réaction à ce qu’on considère en haut lieu comme au moins une maladresse, cela peut être compréhensible. Mais comment des confrères, qui n’ont mené aucune enquête auprès des deux parties, peuvent-ils, sur la simple base des communiqués dont M Abbo a inondé la presse, vouer leur confrère aux gémonies?
Ce que M Grégoire Owona dit est d’autant plus grave que les flèches les plus venimeuses ont été décochées non pas par les journalistes de la presse " classique ", qu’elle soit publique ou privée, mais par ceux des confrères (ou anciens confrères) travaillant pour le compte du parti, et qui pour la plupart faisaient partie de la sous commission Communication mise sur pied pour coordonner les actions médiatiques du Rdpc pendant la campagne électorale. En d’autres termes, ils avaient, plus que les autres, des facilités à savoir que, dans le fonds, l’interview avait bel et bien été réalisée et que le richissime homme d’affaires avait fait déposer de l’argent au Comité central du parti au pouvoir.

Les réactions de ces aînés ont fait mal, parce qu’elles venaient de gens qui, pour la plupart, avaient contribué de manière décisive à la formation de la plupart des journalistes exerçant en ce moment dans l’ensemble de la presse camerounaise. Et parce que ces " profs " prenaient publiquement des libertés avec la vérité des faits, avec le principe de l’enquête contradictoire pour condamner quelqu’un qu’ils savaient pourtant innocent. Et même s’ils tentaient d’exécuter une besogne politique, c’est bien au titre d’hommes de médias qu’ils intervenaient dans ces différentes radios, achevant d’embarrasser leurs élèves d’hier. D’où l’éternelle question : le seul enjeu autour des carrières politiques personnelles peut-il expliquer des écarts si grands avec la déontologie ?

Un joyau culturel en chantier dans la capitale

Ajouté le 03/08/2007 - Auteur : nico

Le Centre international de l’artisanat dont la première pierre a été posée hier à Yaoundé est le pionnier d’un programme qui doit couvrir toutes les dix provinces.

100 ha de superficie. Ce chiffre seul suffit pour démontrer l’envergure du futur centre international de l’artisanat de Yaoundé, dont la première pierre a été posée hier par le secrétaire général des services du Premier ministre chef du gouvernement, Jules Doret Ndongo. A cela, il faudrait ajouter quelques autres atouts, parmi lesquels sa situation géographique. La vallée de Djoungolo d’où va émerger cet espace est très bien connue depuis les années de la colonisation, pour son parc d’attractions (Kyriakides). Des avantages qui s’accommodent bien de la vision du ministère des Petites et moyennes entreprises, de L’Economie sociale et de l’Artisanat (Minpmeesa), des autres départements ministériels et de la Communauté urbaine de Yaoundé, tous impliqués dans le projet : sortir l’artisanat de sa léthargie actuelle et, en même temps, contribuer à l’embellissement de la capitale.

Selon le ministre en charge du secteur, Laurent Serge Etoundi Ngoa, les premières ressources issues des budgets du Minpmeesa — c’est le maître d’ouvrage du projet —, de ses partenaires gouvernementaux et de la CUY, permettent de lancer les travaux. En attendant d’éventuelles interventions des partenaires étrangers. Dans tous les cas, il en faudra certainement, des ressources. Le projet, à son aboutissement, intègre la construction de douze villages artisanaux ; un dans chacun des dix chefs-lieux de provinces, et deux villages spéciaux à Foumban et Mbalmayo, des villes à la coloration artisanale internationalement reconnue. Selon Denis Djoumbissi, président du groupement inter-patronal des artisans du Cameroun, ce programme est la réponse salutaire à une longue attente ; celle d’une vitrine moderne et professionnelle pour l’artisanat camerounais, dont la richesse reste à être exploitée. Le Centre international de l’artisanat de Yaoundé et tous les autres villages à travers le pays, selon Laurent Serge Etoundi Ngoa, entre dans la logique qui a présidé à la création du Minpmeesa, en 2004 : de manière globale, il est question de promouvoir les PME et l’artisanat.

Serges Olivier OKOLE

Manœuvres autour des prix du fer à béton

Ajouté le 03/08/2007 - Auteur : nico
Commerce : Manœuvres autour des prix du fer à béton
Certains acteurs de la filière ont introduit des éléments fantaisistes dans la structure des prix pour justifier la hausse sur le marché.
Brice R. Mbodiam

Avec son époux, Sidonie Tankam a entamé la construction d’une maison au quartier Mendong à Yaoundé, en 2003. Avec nostalgie, cette ménagère se souvient avoir acheté, cette année-là, le fer à béton de 8mm de diamètre à 1800 Fcfa. Pour la suite de ses travaux de construction, le même matériau lui a été vendu il y a deux semaines à 3800 Fcfa dans une quincaillerie de la capitale camerounaise, au lieu de 2450 Fcfa, prix concertés communément arrêtés le 16 juin 2006 par les opérateurs de la filière fer à béton et le ministère du Commerce. Dans ce cas, la différence entre les prix officiels et ceux pratiqués par les quincailliers ces jours-ci est de 1.550 Fcfa. Le fer de 12 mm, quant à lui, a été cédé à Sidonie à 12.000 Fcfa l’unité, au lieu de 5100 Fcfa. Ici, l’augmentation, après calcul, est de plus de 100%.

"En plus, il fallait supplier les gars de la quincaillerie pour qu’il consentent à vous vendre la marchandise", confie, Sidonie Tankam, la mine renfrognée. En effet, malgré ces achats à des prix extrêmement renchéris, Sidonie Tankam peut se considérer comme une privilégiée, les acteurs de la filière fer à béton ayant décidé de suspendre la vente de ce matériau de construction depuis environ 10 jours, en attendant, apprend-on, que le ministre du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana, entérine une nouvelle grille des prix à lui communiquée le 27 juillet 2007 par les principaux importateurs de fer à béton du pays.

Arguant d’une augmentation des prix à l’international, mais davantage de la "pénurie du fer à béton sur le marché mondial suite à une forte demande des pays de l’Est", les responsables de Fokou, Cogeni, Quiffeurou, Afrique construction, Socsuba et Sorepco ont, dans une lettre adressée au ministre du Commerce, décidé d’augmenter de manière unilatérale les prix du fer à béton sur le marché camerounais ainsi qu’il suit : 3245 Fcfa pour le fer de 8mm (au lieu de 2450), 5225 Fcfa pour le fer de 10 mm (au lieu de 4200 Fcfa), 6655 Fcfa pour le fer de 12mm (au lieu de 5100 Fcfa), 9075 Fcfa pour le fer de 14 mm (au lieu de 7100 Fcfa), etc. Remarque : ces prix sont d’ailleurs inférieurs à ceux actuellement pratiqués dans les quincailleries, où l’on observe des majorations allant de 20 à 30%. Voire plus.

Factures douteuses
Face à ce que le ministre du Commerce considère comme une violation de la loi qui soumet le fer à béton à la procédure d’homologation des prix, les opérateurs de la filière ont été invités à produire les éléments de la structure des prix qui justifient cette hausse unilatérale. C’est ainsi qu’hier, 2 août 2007, au cours d’une réunion entre les principaux opérateurs de la filière fer à béton et le ministre du Commerce, il a été révélé que Quiffeurou et Sorepco, pour servir la cause de la hausse des prix, ont produit soit des factures douteuses, soit ont intégré dans la structure des prix des éléments qui n’ont pas voix à ce chapitre. A titre d’exemple, Quiffeurou a imputé aux consommateurs (en intégrant dans la structure du prix) 236 millions Fcfa représentant les "frais de stationnement" (5 jours en Chine et 8 jours au Cameroun) du navire transportant leur marchandise.

"Cette charge ne peut pas être répercutée sur le consommateur. Ce sont des pénalités que vous payez aux autorités portuaires (et non au fournisseur) parce que vous avez mobilisé le navire au-delà du temps prévu", a expliqué le ministre Mbarga Atangana à Samuel Djimafo, le représentant de Quiffeurou à la réunion de concertation d’hier. Et ce dernier de répondre : "On a été dupé par le fournisseur qui nous a mis dans la merde". Le ministre de poursuit, comme pour exprimer le doute sur les factures présentées cette fois ci par Sorepco : "Comment pouvez vous expliquer qu’un fournisseur qui a servi le fer à béton à Fokou, vous vende le même produit, sept jours plus tard, avec une augmentation de 200 dollars (près de 100.000 Fcfa) par tonne"? Silence de Gabriel Sado, directeur régional à Sorepco.

Cette différence observée sur les factures des deux sociétés sus-mentionnées, lesquelles se sont approvisionnées chez le même vendeur à l’étranger, ont considérablement influencé le prix final pratiqué par les deux opérateurs. Par exemple, pendant que le fer de 8mm devrait normalement revenir à 2446 Fcfa chez Fokou, y compris une marge bénéficiaire de 40%, Sorepco affichait un prix de 2450 Fcfa, sans intégration de la marge bénéficiaire. Au demeurant, après les différentes précisions des responsables en charge des prix au ministère du Commerce, la réunion a débouché sur de nouveaux prix concertés (Voir tableau), que le ministre Mbarga Atangana a souhaité voir entrer en vigueur "dès ce jour [hier]". "Vous êtes responsables de l’application de ces prix", a-t-il conclu, avant de conseiller aux opérateurs de la filière de refléchir sur l’éventualité des importations groupées, afin de ne plus subir la loi de certains fournisseurs occidentaux parfois adeptes de la spéculation.

Les nouveaux prix concertés
Douala Yaoundé
Gros Détail Gros Détail
Fer de 6mm 1100 1200 1150 1250
Fer de 8mm 2560 2660 2600 2700
Fer de 10mm 4000 4150 4075 4225
Fer de 12mm 5650 5850 5750 5950
Fer de 14mm 7850 8100 8000 8250
Fer de 16mm 8500 8800 8700 9000

Transfert d’argent : La redevance divise l’Etat

Ajouté le 03/08/2007 - Auteur : nico
Transfert d’argent : La redevance divise l’Etat et les opérateurs de la microfinance
Suite à des mises en demeure adressées par le ministère des Postes, les responsables de ces structures sont aux abois.
B. R. M.

Alpha Fund, établissement de microfinance (Emf) situé au lieu dit Montée Ane rouge à Yaoundé, a reçu la semaine dernière une mise en demeure du ministère des Postes et Télécoms (Minpostel). Au même titre que onze autres Emf effectuant des opérations de transfert d’argent à travers des produits tels que Western Union, Money line, Money gram ; d’une part, et des banques classiques telles que la Scb-Ca, d’autre part, tous ces établissements financiers sont sommés de déposer un dossier au Minpostel.
Lequel dossier est, en réalité, la première étape pour le payement de la redevance postale (voir grille dans le tableau) conformément à la loi de 1999 (modifiée en 2006) régissant l’activité postale au Cameroun. Selon Zacharie Nguetgna, chef de la brigade nationale du contrôle des activités postales au Minpostel, les 12 mises en demeure servies la semaine dernière viennent s’ajouter à une quarantaine d’autres servies au mois de mai dernier à différentes Emf et agences de transport effectuant des opérations de transfert d’argent.

Alors que cette initiative du Minpostel semble ne pas faire de vagues au sein des banques classiques et des agences de voyages, la première réaction de contestation est venue de l’Association nationale des établissements de microfinance (Anemcam), qui dans une série de correspondances adressées au gouvernement le 9 juillet dernier, rappelle que "l’activité de microfinance a un caractère bancaire [et non postale]". Et de ce fait, elle est régie par les textes de la Commission bancaire d’Afrique centrale (Cobac). Une précision que ne conteste pas le chef de la brigade nationale du contrôle des activités postales au Minpostel, qui ajoute cependant que cet argument n’est valable que pour les Emf qui exercent exclusivement les activités d’épargne et de crédit [cela pourrait justifier que seulement une soixantaine de mises en demeure aient été adressées alors que le pays compte au moins 300 Emf].

Bras de fer
Et d’ajouter que "dès qu’une Emf ou une banque classique [ainsi que les agences de transport interurbain] se lance dans le transfert d’argent d’un tiers à un autre, sans transiter par un compte bancaire, elle tombe dans le domaine de l’activité postale. Puisque ce type de transfert de fonds devient simplement un mandat". Et, précise-t-il, "l’article 11 de l’annexe de la convention de la Cobac portant harmonisation de l’activité bancaire en Afrique centrale exclut du champs d’application de la Cobac les opérations financières de la poste".
Pourtant, dans les correspondances adressées au gouvernement par l’Anemcam, ce regroupement des Emf, de son côté, prend également la Cobac à témoin pour justifier le fait que le transfert d’argent tel qu’il est effectué dans les Emf n’est pas une activité postale. "Ces mises en demeure traduisent la renaissance de l’habilitation sur les activités de transfert d’argent en zone Cemac que la Cobac avait pourtant clarifié au cours d’une réunion tenue le 7 mars 2006 dans les services du Premier ministre, et à laquelle prenaient part les collaborateurs du Ministère des Finances et ceux du ministère des Postes et Télécommunications", écrit l’Anemcam.

Interrogé sur l’avis émis par la Cobac à ce sujet au cours de la réunion sus évoquée, un responsable du Minpostel qui a assisté à ces assises répond qu’il s’agit "d’un malentendu qui n’a pas lieu d’être", comme pour confirmer que les positions de la Cobac dans ce qui s’apparente à un bras de fer entre les Emf et le Minpostel n’est pas en faveur du département ministériel que dirige Maigari Bello Bouba. Et puis, poursuit notre source, "nous ne sommes pas allés à cette réunion pour écouter religieusement ce que la Cobac pense. Ils (?) disent que les lois de la Cobac ont une prééminence sur les lois du Cameroun parce qu’elles sont supranationales. Mais au dessus de la Cobac, il y a également les lois de l’Union postale universelle".

Le gouvernement se joue du Fmi

Ajouté le 03/08/2007 - Auteur : nico
Privatisations :
L’adjudicataire provisoire de Camtel et le fermier de la Snec toujours attendus un mois après la date promise.
Brice R. Mbodiam

Dans le mémorandum de politiques économique et financière qui accompagnait la lettre d’intention adressée par le gouvernement camerounais au directeur général du Fonds monétaire international (Fmi) le 29 mai 2007, Ephraïm Inoni, le Premier ministre camerounais, avait été très clair. "Le gouvernement poursuivra la mise en œuvre des programmes de privatisation et de restructuration des entreprises publiques, en collaboration avec la Banque mondiale. S’agissant de Camtel, l’objectif est d’achever le processus de sélection de l’adjudicataire provisoire d’ici fin juin 2007 (…). Pour la Snec, le gouvernement mettra tout en œuvre afin que l’adjudicataire provisoire du contrat d’affermage de la société soit sélectionné d’ici fin juin 2007", a écrit le Pm.

Un mois après cette date promise au Fmi par le gouvernement camerounais, l’adjudicataire provisoire de Camtel, unique opérateur dans le secteur de la téléphonie fixe au Cameroun, n’est toujours pas connu. Il devait être sélectionné parmi les dix entreprises préqualifiées, dont la liste a été rendue publique depuis le 29 juin 2006 par le ministre de l’Economie et des Finances. Au rang de ces potentiels repreneur de Camtel, se trouvent deux entreprises bien connues dans le secteur de la téléphonie au Cameroun : France Télécoms et Mtn international. En effet, ces deux sociétés se livrent déjà une bataille sur le marché de la téléphonie mobile depuis au moins six ans. France Télécoms étant la maison mère du groupe Orange, et partant de Orange Cameroun, tandis que Mtn International exploite depuis sept ans la première licence de téléphonie mobile du pays à travers sa filiale Mtn Cameroun.

Dans le même temps, la Société nationale des eaux du Cameroun (Snec) attend toujours la désignation du partenaire privé qui pourrait reprendre les activités d’affermage, c’est-à-dire assurer la production, le traitement et la distribution de l’eau au Cameroun, en lieu et place de la Snec. Pourtant, comme le prévoyait le schéma adopté pour la privatisation de cette entreprise publique, la société de patrimoine, c’est-à-dire l’entreprise à capitaux publics qui héritera de tout le patrimoine actuel de la Snec, la Cameroon Water Utililities Corporation (Camwater) en l’occurrence, a déjà été créée depuis le 31 décembre 2005 et ses responsables nommés courant 2006. L’appel d’offres pour le recrutement d’un fermier, lui, court depuis un an (26 juillet 20006).

Eu égard à ce non respect de certains engagements formellement pris par le gouvernement camerounais vis-à-vis du Fmi, l’on est désormais fondé à avoir des appréhensions sur la promesse faite d’accélérer "d’ici fin juillet 2007" la privatisation de la Camair, après l’offre du premier adjudicataire provisoire (First Delta Air service) qui a été déclarée infructueuse le 4 avril 2007. Car, l’avis d’appel à manifestation d’intérêt en vue du recrutement d’une nouvelle banque d’affaires pour le conseil et l’assistance dans le cadre de la privatisation de cette compagnie aérienne n’a été lancé qu’au début du mois de juin denier. La Société financière internationale (Sfi), qui a d’abord joué ce rôle aux côtés du gouvernement camerounais avant de se retirer du processus, avait mis près d’un an à conduire les opérations jusqu’à la désignation d’un premier adjudicataire provisoire intervenue le 29 juin 2006.

Conjoncture : L’inflation s’accentue au Cameroun

Ajouté le 28/07/2007 - Auteur : nico

Selon un rapport de la Beac publié hier, le niveau général des prix des produits a augmenté de 1,4% en un an.
Brice R. Mbodiam

La Banque des Etats d’Afrique centrale (Beac) a publié hier, 25 juillet 2007, l’évolution du taux d’inflation (évolution des prix des produits sur le marché) des pays de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac), au cours du premier trimestre 2007. De ces statistiques de la Banque centrale, il ressort que, de manière générale, "entre mars 2006 et mars 2007, l’évolution du niveau général des prix dans la zone Cemac s’est caractérisée par une persistance des tensions inflationnistes". Au Cameroun, par exemple, cet indicateur dont l’évolution à la hausse n’est pas un gage de bonne santé pour l’économie nationale, est passé de 2,7% en mars 2006 à 4,4% au 31 mars 2007 [la norme communautaire est de 3% selon la Beac]. Soit une augmentation de 1,4% en une année. Ce qui, selon la Beac, correspond, pour la même période, à un renchérissement des prix des produits locaux de 4,4 % et ceux des biens importés de 4,3 %.

A quoi cette tension des prix sur le marché camerounais est-elle due ? A en croire la Beac, l’augmentation progressive du niveau général des prix des produits sur le territoire camerounais est à mettre à l’actif de "l’indexation des prix domestiques des produits pétroliers à la pompe à l’évolution des cours sur les marchés internationaux". En effet, l’on se souvient que tout au long de l’année 2006, la Caisse de stabilisation des prix des hydrocarbures (Csph) n’a cessé d’augmenter les prix des produits pétroliers à la pompe, en s’appuyant sur l’évolution des prix du pétrole brut sur le marché international, d’où le Cameroun, bien que producteur de pétrole, importe le brut raffiné par la Société nationale de raffinage (Sonara).

Csph
Après une pause observée aux mois d’avril et mai 2006, suivie d’une réduction de 15 Fcfa sur le prix du litre de super en trois mois (fin 2006), la Csph, dès le début de l’année 2006, à de nouveau augmenté de 12 Fcfa le prix du litre de super à la pompe. L’institution chargée de la stabilisation des prix des produits pétroliers à la pompe rattrapait ainsi plus de 70% des baisses consenties à la fin de l’année 2006. A cause, soutient-on encore à la Csph, d’un nouveau bond des prix du baril du pétrole brut sur le marché international. Cette mesure, souligne la Beac, "a eu pour conséquence immédiate, le renchérissement des transports, avec pour effet d’entraînement, celui des produits alimentaires acheminés de l’intérieur du pays vers les principaux marchés urbains".

Cette analyse de la Banque est soutenue par le fait que, révèlent les mêmes statistiques, les secteurs de l’alimentation et des transports constituent 41,7 % de l’indice global de l’inflation. Soit près de 1% sur une augmentation globale estimée à 1,7% entre mars 2006 et mars 2007. A l’observation, même l’ordonnance du président de la République signé le 28 septembre 2006, qui exonérait de Tva certains produits de grande consommation tels que le poisson congelé et le riz, à l’effet de baisser immédiatement leur coût sur le marché (avec des compensations promises aux grossistes qui avaient déjà fait des stocks), n’a pas influencé la baisse du niveau général des prix sur le marché camerounais. Ce d’autant que l’application effective de ladite ordonnance se heurte à de nombreuses résistances de la part des commerçants, eu égard au flou qui caractérise le circuit commercial au Cameroun. Circuit dans lequel il n’est pas rare que l’importateur soit en même temps grossiste et détaillant.

Innovation : Fumer du poisson à moindre coût

Ajouté le 28/07/2007 - Auteur : nico

Des fourneaux réduisant de 50% la quantité de bois utilisée sont expérimentés dans le cadre du projet Enefibio.
B. R. M.

Dans la localité de Idenau dans la province du Sud-Ouest, des milliers de familles camerounaises vivent de l’activité de fumage de poisson (activité pratiquée essentiellement par les femmes, apprend-on). Laquelle viande inonde généralement la plupart des marchés du pays, une fois sortie des fourneaux artisanaux sous la forme de ce que les ménagères appellent communément "bifaka". Gwendoline Nkeng, la responsable du centre de pêche de Idenau crée par le ministère camerounais des pêches, est chargée de coordonner les activités des groupements d’initiative commune (Gic) spécialisés dans le fumage du poisson dans cette localité. Selon elle, pour fumer 400 Kg de poisson (20 cuvettes de 20 Kg chacune), une "fumeuse" dépense environ 40.000 Fcfa pour l’achat du bois (pour un revenu avoisinant 80.000, voire 100.000 Fcfa pendant les périodes de fortes demandes), mais doit être exposée à la fumée dégagée par les fourneaux pendant au moins deux jours.

Cette exposition à la fumée est souvent à l’origine de maladies pour lesquelles les "fumeuses" de poisson peuvent dépenser pratiquement toutes leurs économies (entre 40.000 et 60.000 Fcfa dans le cas d’espèce). De ce point de vue, du fait des aléas qui peuvent aussi bien résulter de l’indisponibilité du bois indispensable au fumage (ce qui entraîne la baisse d’activité) que des dégâts collatéraux causés par les fumées (maladie qui nécessite des dépenses) qui se dégagent des fourneaux, l’activité de fumage du poisson n’est pas toujours économiquement rentable.
Pourtant, grâce à la mise en place de techniques pouvant permettre la valorisation de ces énergies provenant de la biomasse (feu de bois dans le cas du fumage du poisson ou encore la combustion des résidus des noix de palme dans les huileries artisanales), il est possible pour les propriétaires des petites unités industrielles sus-mentionnées de vivre décemment du fruit de leur labeur. C’est l’équation qu’est appelé à résoudre le projet Enfibio, dont les responsables se sont séparés hier, 25 juillet 2007 à Yaoundé, au terme d’un "dialogue sur l’intégration de la bioénergie au sein des Pme du Cameroun".

Subventions
Selon Yves Schenkel, un expert ayant participé aux travaux sus-évoqués, le défi du projet Enefibio réside dans sa capacité à pouvoir trouver des technologies plus performantes, mais adaptées à l’environnement socio-éconopmique des personnes qui s’investissent dans le fumage du poisson, par exemple. Concrètement, pour les "fumeuses" de Idenau, il s’agit d’améliorer les outils de production en "essayant de passer de la Vespa (moto) à la Renault 4 (véhicule léger), mais pas directement à la Rolls Royce (grosse cylindrée) qui sera certainement largement supérieure à leur capacité financière", explique Yves Schenkel. Dans cette optique, les responsables du projet Enefibio disent avoir expérimenté au Sénégal des fourneaux qui permettent de diminuer de moitié la consommation du bois au cours du fumage du poisson.

Ce qui signifie qu’en utilisant ce fourneau, les "fumeuses" de Idenau diminueront non seulement de 50% ses charges liées à l’achat du bois, mais réduiront aussi le degré d’exposition des "fumeuses" à la fumée souvent corollaire de diverses maladies nécessitant des soins onéreux. En plus, le fourneau expérimenté par Enefibio au Sénégal permet, ajoute Yves Schenkel, de gagner au moins 20% de la quantité de poisson détruite lors du fumage au fourneau artisanal. “Ce qu’on va faire c’est de convaincre une entreprise à monter ces fourneaux ici au Cameroun", confie Arthur Riedacker, administrateur de l’Itebe, un institut de Bioénergie basée en France. "Les fumeuses de poissons ont besoin de ces équipements. Mais, il y a le problème du financement, parce que cela nécessite un investissement", prévient une "fumeuse" de poisson, qui soulève ainsi l’un des principaux obstacles érigés sur le chemin de la valorisation de la bioénergie dans les Pme camerounaises. Mais, notre "fumeuse" croit avoir trouvé une solution à ladite obstacle : "Il doit avoir des subventions. Il y a quelques années, l’Union européenne a offert gratuitement des fours à certains planteurs pour le séchage du cacao", tranche-t-elle.

Marchés publics : Le gouvernement veut créer une c

Ajouté le 28/07/2007 - Auteur : nico
Marchés publics : Le gouvernement veut créer une centrale d’achat 

Cette initiative qui vise, en principe, l’amélioration des dépenses publiques, inspire certaines appréhensions.
Léger Ntiga

Le vendredi 31 août prochain à 15h30, les consultants intéressés par l’appel à manifestation d’intérêt pour le recrutement d’un consultant devant réaliser pour le compte du gouvernement l’étude relative à la mise en place d’une centrale d’achat au Cameroun, devraient avoir déposé leurs offres. Si de cette première étape, à l’ouverture effective de cette unité est louable, le chemin qu’y conduit, s’annonce très long. D’où l’attention actuellement portée sur les objectifs, avantages et écueils éventuels de l’opération.
A l’instar de la centrale nationale des médicaments essentiels (Cename), la mise en place au Cameroun prochaine d’une centrale d’achat marquera, en principe, la fin des marchés de fourniture des équipements de bureau à l’administration publique camerounaise sous la forme actuelle. En clair, cela devrait, a priori, mettre un terme aux marchés publics dans ce segment de la fourniture des équipements de bureau. L’aboutissement de d’un tel projet devrait donner lieu, sinon à la suppression de la mercuriale (dans le cas d’espèce, il s’agit du barème des prix des produits livrés à l’administration publique), du moins à sa révision de.

Il s’agit des barèmes de prix des produits livrés à l’administration publique dont les indices sont souvent dix fois plus chers que la valeur réelle. A titre d’exemple, un stylo "bic" coûte 100 Fcfa sur la place Répiquet. Pourtant, le prix normal de vente du stylo "bic" à l’Etat, selon la mercuriale, est de 1.000 Fcfa. Soit dix fois son prix réel. Plus récemment, dans l’affaire des détournements de deniers publics au Feicom, une accusée a été poursuivie pour une livraison de rideaux pour une valeur de…170 millions Fcfa. C’est à croire qu’il s’agissait de revêtir un palis de rideaux.
Le second avantage lié à cet avènement d’une centrale d’achat au Cameroun est la fin du fractionnement des marchés en lots de 4,9 millions de Fcfa, généralement passés aux amis et aux sociétés écrans. Car, à en croire un cadre du ministère de l’Economie et des Finances (Minefi), qui n’a pas souhaité décliner son identité, "dans la mesure l’Agence de régulation des marchés publics (Armp) ne s’occupe pas de certains aspects liés à la passation des marchés, seul l’avènement d’une centrale d’achat peut clarifier la questions des prix pratiqués".

Appréhensions
Et de poursuivre: "Lors des audiences de l’affaire Mounchipou, il faut se souvenir des difficultés rencontrées par les administrations des Finances et du ministère en charge des prix [à l’époque le ministère du développement industriel et commercial] sur la question des quantités livrées et les prix pratiqués aussi bien dans les grandes surfaces de la ville que dans les commerces courants". En effet, grâce à cette affaire qui est l’une des plus retentissantes en matière de surfacturation des marchés publics au Cameroun, il avait été donné de constater que malgré l’existence d’une mercuriale homologuée, les prix des marchandises pouvaient varier d’un magasin à l’autre.
Au demeurant, si on peut soupçonner le cadre du Minefi cité plus haut de défendre la voix de son maître dans ce projet, qui est encore au stade embryonnaire de sa mise en oeuvre, il est au moins constant qu’au niveau des produits pharmaceutiques, la Cename a pu s’imposer au Cameroun comme centrale d’achat dans ce secteur.

Bien plus, la perspective de la centrale d’achat pour la fourniture des équipements de bureau fait saliver lorsqu’on pense à la réduction considérable de la masse de travail relative au traitement des dossiers des différents fournisseurs de l’Etat, qu’induira la mise en place d’une centrale d’achat.
Pour autant, il subsiste des appréhensions quant au génie créateur des camerounais dont la capacité à contourner les normes n’est plus à démontrer. Le premier écueil pourrait venir des tripatouillages sur les quantités. Comme avec la formule actuelle des livraisons, certaines fournitures à l’Etat risquent de se retrouver sur le marché local après livraison. Le second problème pourrait résulter de la situation de monopole que cette initiative engendrera dans un contexte de libéralisation commerciale. Monopole dans lequel la capacité et l’efficacité du prestataire à pouvoir couvrir les besoins de toute l’administration publique en matière d’équipements de bureaux pourraient être sacrifiées sur l’autel des intérêts personnels des individus désirant contrôler ce marché de plusieurs milliards Fcfa.

Financement : 1,3 milliard Fcfa pour Biopharma

Ajouté le 28/07/2007 - Auteur : nico
L’argent prêté par la Bdeac va permettre à cette entreprise camerounaise d’accroître ses capacités de production.
Brice R. Mbodiam

La Banque de développement des Etats de l’Afrique centrale (Bdeac), dont le siège se trouve à Brazzaville au Congo, vient d’accorder un prêt de 1,3 milliard Fcfa à la société Biopharma S.A, une société pharmaceutique camerounaise basée à Douala. Le prêt octroyé à travers un accord signé lundi, 23 juillet dernier, entre le président de la Bdeac, Anicet G. Dologuélé, et le président directeur général de Biopharma, Nana Djomou, est destiné, apprend-on dans une dépêche publiée par l’agence d’informations Apanews, à assurer le financement partiel de la construction d’une usine de fabrication d’emballages plastiques pour les produits cosmétiques de cette entreprise. Lesquels emballages étaient, jusqu’ici, importés d’Europe.

En effet, cette société, selon Apanews, veut se doter d’une capacité annuelle de production de 15 millions de flacons et de pots en plastique (environ 600 tonnes), conforme aux normes pharmaceutiques et alimentaires. Le prêt accordé à Biopharma pour atteindre ces objectifs est remboursable sur neuf ans, avec une période de grâce de deux ans. Institution de financière de la Communauté économique et monétaire des Etats de l’Afrique centrale (Cemac), la Bdeac finance des projets publics et privés dans les secteurs des infrastructures (énergie, télécommunications, ports, aéroports, routes, matériels de transport (…), l’industrie agro-alimentaire, les mines, l’agriculture, l’élevage, etc.) Au cours de l’année 2006, la Bdeac a octroyé des financements pour un montant d’un peu plus de 23 milliards Fcfa.

44,15 milliards Fcfa
Biopharma n’est cependant pas l’unique entreprise privée camerounaise à bénéficier de la sollicitude des banques au cours de ces dernières semaines. En effet, le 20 juin 2007 à Douala, la Société Commerciale de Banques au Cameroun (Ca Scb), la Banque internationale du Cameroun pour l’épargne et le crédit (Bicec), la Standard Chartered Bank Cameroon et la Citibank ont, conjointement, octroyé un prêt de 44,15 milliards Fcfa à la société de téléphonie mobile Mtn Cameroon, filiale du groupe sud-africain Mtn international. Ce prêt, à en croire Christian de Faria, vice président du groupe Mtn pour l’Afrique centrale et de l’Ouest, servira à "soutenir le développement de son infrastructure, de son offre de produits et des services, afin d’offrir à sa clientèle de plus en plus exigeante le meilleur qu’elle est en droit d’attendre des technologies de la communication"
L’accord entre le consortium de banques sus-mentionné et Mtn-Cameroon intervenait quelques jours seulement après qu’un rapport du Comité monétaire et financier du Cameroun ait révélé qu’au 31 mars 2007, le volume de crédits accordés aux entreprises privées par les banques installées au Cameroun avait de nouveau régressé de 1,2%.

Ceci dans un environnement caractérisé par la surliquidité des banques (513 milliards Fcfa au 31 décembre 2006), d’une part, et de l’augmentation de la demande des financements, d’autre part. Avant Mtn-Cameroon en juin dernier et Biopharma le 23 juillet 2007, c’est Aes-Sonel, entreprise de production et de distribution de l’énergie électrique au Cameroun, qui s’était fait octroyé un prêt de 170 milliards Fcfa par un groupe de banques, dont la Bdeac et la Banque africaine de développement (Bad). Il s’agit, à en croire le directeur général de Aes-Sonel, Jean David Bilé, du plus important prêt jusqu’ici accordé à une entreprise privée en Afrique hors secteur pétrolier. Cet argent, selon les responsables de Aes-Sonel, représente la moitié d’un montant global de 352 de Fcfa milliards arrêté par l’entreprise dans le cadre de son programme d’investissements 2005-2009.

Secousses à Mutations

Ajouté le 17/07/2007 - Auteur : nico

Le groupe South media corporation, éditeur de Mutations, Situations et Les Cahiers de Mutations, est en crise. Haman Mana, le directeur de publication vient de claquer la porte du groupe. Mais il ne part pas les mains vides. Haman Mana emporte dans son escarcelle deux titres (Mutations et Situations) dont il assure être le propriétaire. Et se réserve le droit de contester l’autonomie des Cahiers de Mutations, “ simple supplément ” selon l’argument de son avocat, Maître Michel Janvier Voukeng. Surpris mais pas désarçonné, Protais Ayangma Amang, le président du conseil d’administration de South media corporation, n’entend pas se laisser compter. Pour lui, si la démission de son Dp est somme toute “ banale ”, il n’est cependant pas question de laisser filer les deux titres. “ La justice, le cas échéant, tranchera ” souligne-t-il. Non sans rappeler les “ règles minimales ” de séparation dans une entreprise. Dans la rédaction, les journalistes ont dû effectuer un choix cornélien entre le journaliste et l’homme d’affaires, entre “ l’aventure professionnelle ” et “ l’assurance financière ”.
La restructuration longtemps annoncée au sein de South media corporation s’achève donc en un fiasco. Avec en perspective, la scission de Mutations, le titre phare du groupe. A Yaoundé, deux rédactions fonctionnent depuis hier : l’une à la Place Repiquet, l’autre au Kaba Ngondo. Dans les provinces, les correspondants reçoivent tour à tour les coups de fil du directeur de publication et du directeur de la rédaction, jadis amis, mais aujourd’hui opposés. Des sommations d’huissiers pleuvent. Des argumentaires invoquant le droit fusent de part et d’autres. Manifestement, seule la justice pourra désormais séparer les anciens partenaires. Il n’est jamais aisé pour un journaliste de parler de ses confrères. Surtout lorsqu’ils sont en conflit. Le présent zoom rend compte de la situation qui prévaut dans le quotidien Mutations. Il donne la parole aux uns et aux autres. Afin d’essayer de voir plus clair dans ce qui a visiblement l’air d’une rupture entre deux personnes unies pourtant depuis onze ans.
 

Le messager

Ebénézer Njoh Mouelle s’explique

Ajouté le 17/07/2007 - Auteur : nico

Au cours d’un point de presse hier, 16 juillet 2007, le ministre de la Communication a appelé les acteurs médiatiques au respect des règles de la communication en période électorale.

Le ministre de la Communication a commencé par un aveu. “C’est à cause des nombreuses critiques qui me sont parvenues, et des observations diverses que j’ai effectuées que j’ai été amené à tenir ce point de presse. Il fallait rappeler aux différents acteurs les principes légaux qui guident la communication en période électorale ”. Pour Ebénézer Njoh Mouelle qui a tenu ces propos, il est question d’appliquer la volonté du chef de l’Etat. A la veille de l’ouverture de la campagne électorale, le chef de l’Etat a exigé que la sincérité et la transparence du scrutin soient garanties. Aussi, a-t-il rappelé les dispositions légales en matière de communication en période électorale. Et surtout, les deux textes qu’il a récemment signés. Ceux-ci fixent les conditions de production et de diffusion des émissions de propagande électorale dans les médias de service public.
“La répartition du temps d’antenne est [d’abord] calculée sur la base (…) du volume horaire global consacré à la diffusion de ces émissions sur l’ensemble de la période couvrant la campagne électorale. Ce volume est d’une heure par jour à la télévision et deux heures par jour à la radio. La seconde variable concerne la présence électorale des partis politiques sur l’ensemble du territoire national, c’est-à-dire, le nombre de circonscriptions où chaque parti politique a décidé de se présenter, pour l’élection des députés à l’Assemblée nationale et celle des conseillers municipaux. Ce nombre pris par chaque parti politique, est rapporté à la somme arithmétique de l’ensemble des circonscriptions dans lesquelles se présentent les cinquante et un (51) partis politiques en compétition. On obtient par là une troisième variable qui est le taux de représentativité électorale de chaque parti politique ”, a-t-il expliqué.

Prudence
Le ministre de la Communication a continué son propos en indiquant que l’équilibre qui est le principe, est fonction de l’activité que les partis politiques mènent sur le terrain. “ Autrement dit, un parti politique tenant par exemple un nombre de meetings plus élevé qu’un autre au cours d’une journée, pourrait être plus présent sur les antennes des différents médias que d’autres s’étant montrés peu actifs de ce point de vue”, a précisé Ebénézer Njoh Mouelle.
Le Mincom rappelle aussi que les sondages d’opinion sont interdits pendant la période couvrant la campagne électorale. Pour la diffusion des résultats, Ebénézer Njoh Mouelle recommande la plus grande prudence aux journalistes. “Il est vrai, des résultats sont acquis à la clôture du scrutin dans les bureaux de vote. Mais il faut faire preuve de beaucoup de professionnalisme en les annonçant. Ce qui serait mieux, c’est d’attendre que la commission de vérification des résultats finisse de faire son travail et qu’elle donne les vrais résultats”, a recommandé le Mincom.
A la question de savoir si, à l’occasion de ces élections, les journalistes de la radio télévision à capitaux publics pouvaient avoir plus de liberté dans le ton, notamment en organisant par exemple des débats comme le font certaines télévisions à capitaux privés, M. Njoh Mouelle a encore recommandé la prudence, en affirmant que la compétence de la loi actuelle devrait s’étendre sur l’ensemble des médias. Le ministre de la Communication a indiqué que des badges d’identification des journalistes seront distribués aux hommes et femmes des médias accrédités. De même que des laissez-passer à apposer sur les véhicules.
Au final, Ebénézer Njoh Mouelle a évité de parler du litige qui oppose des partis politiques à Douala sur l’affichage public en cette période de campagne électorale. De même qu’il a évité de répondre aux attaques à lui adressées par des directeurs de publications qui critiquent, à tort ou à raison, le système d’aide financière à la presse mis en place au Mincom en période électorale.
 

Par Jean François CHANNON

La Chambre de Commerce ne se vend plus

Ajouté le 17/07/2007 - Auteur : nico
Blocage : La Chambre de Commerce ne se vend plus
Aucun organe élu de cette institution consulaire ne fonctionne depuis sept mois.
Lazare Kolyang

Le personnel permanent en service au siège de la Chambre de Commerce, de l’Industrie, des Mines et de l’Artisanat du Cameroun (Ccima), à Douala, est formel. Depuis la réforme intervenue à la Ccima en 2001, la situation de vacance (de fait) observée à la tête de cet organe consultatif, et qui rend difficile son fonctionnement, est presque inédite. " Statutairement, l’assemblée plénière se tient deux fois par an. Le bureau se réunit tous les trois mois pour évaluer le travail administratif, alors que les sections (commerce, industrie et mines, prestations des services et artisanat), quant à elles, doivent se réunir deux fois par an, c’est-à-dire à la veille de chaque assemblée plénière. Mais depuis les élections intervenues en novembre 2006, aucun de ces organes ne s’est réuni du fait de la situation qui prévaut à la tête de la Chambre", indique un cadre de la Ccima qui a requis l’anonymat. " Cette situation bloque le plan d’action de la toute la Chambre : les sections ne peuvent plus exécuter normalement les programmes, aucun projet ne peut être monté, il y a nécessité d’une impulsion", poursuit-il.

Mais la fréquence des mouvements du président de la Ccima, Claude Juimo Monthé, à son bureau de Bonanjo ne reflète pas le statu quo apparent observé depuis plus de sept mois. " Certes, le président vient au bureau, mais il ne fait rien ", affirme-t-on dans les couloirs du siège de la Ccima. Même s’il y a un problème " d’opérationnalité ", " la fonctionnalité " de la Ccima quant à elle n’est pas autant altérée. " Le fonctionnement de la Ccima est comparable à celle de l’Assemblée nationale. Si pour une raison ou pour une autre les députés n’ont pas été réélus, l’administration ne doit pas cesser de fonctionner pour autant", souligne le secrétaire général de la Ccima, Saïdou Abdoulaï Bobboy.
" Aucun impact de cette situation ne se fait ressentir sur le personnel. Les salaires passent normalement, mais on a le sentiment d’être fonctionnarisés ", soutient un employé de la Ccima. Et pourtant, on ne serait jamais arrivé à ce niveau si le président de la République avait nommé un nouveau président à la Ccima après les élections des membres de l’assemblée plénière qui se sont déroulées le 09 novembre 2006.

Car, pour respecter les dispositions de l’article 52 du décret n°2001/380 du 27 novembre 2001 portant changement de dénomination et réorganisation de la Chambre de Commerce, des Mines, de l’Industrie et de l’Artisanat du Cameroun, le président de la République avait jusqu’au 22 novembre 2006 pour nommer un nouveau président à la tête de cette structure qui, pour plusieurs raisons, joue un rôle prépondérant dans la marche de l’économie nationale.
D’abord, parce qu’elle a pour missions principales de servir de courroie de transmission entre d’une part, les milieux d’affaires privés et d’autre part, les pouvoirs publics en matière de consultation et de représentation concernant des nombreux domaines, au premier rang desquels se trouve l’économie.

Elle développe, ensuite, une abondante activité d’encadrement et surtout de promotion des entreprises industrielles et commerciales en termes de collecte, de traitement et de diffusion des informations économiques et commerciales ; d’appui à la création des entreprises, d’échanges internationaux, de promotion des exportations par le biais de la participation aux foires et salons, d’assistance en matière de recherche de partenaires, etc. Elle entretient, enfin, un réseau de relations avec les assemblées consulaires d’autres pays et également avec les organismes internationaux intéressés par les activités du secteur privé. Difficile de savoir cependant si la situation de blocage observée à la Chambre de Commerce a un rapport avec les soupçons qui pèsent sur l’actuel président (dont on sait qu’il est candidat à sa propre succession, en concurrence semble-t-il avec M Eken, le patron de la compagnie de transports interurbain Centrale Voyages) dans le cadre de l’affaire du meurtre présumé de Ndjomo Pokam, jeune homme d’une trentaine d’année que l’on a retrouvé mort dans la cour avant de l’hôtel Hilton le 21 août de l’année dernière.

Produire l’électricité à partir de boues sanitaire

Ajouté le 17/07/2007 - Auteur : nico
Loe Mamert : Produire l’électricité à partir de boues sanitaires
Le chef du département Environnement de la Communauté urbaine de Douala explique la démarche qui vient d’être initiée.
Propos recueillis par Lazare Kolyang

En quoi consiste ce projet de création d’une station de boues sanitaires vidangées avec production de l’électricité ?
C’est une étude de faisabilité pour la construction d’une station de traitement de boues sanitaires vidangées des latrines et fosses sceptiques, ces déchets qui sont aujourd’hui déversés un peu n’importe comment dans la nature. Nous souhaitions avoir une étude qui nous permette de connaître d’abord les modes de traitement que nous pouvons mettre en œuvre pour que cette boue soit traitée de manière idoine avant d’être rejetée dans la nature. Il était donc question de savoir combien ça nous coûterait, quelle est la superficie que ça peut occuper surtout en fonction du type de station. Parallèlement à cela, on sait que la fermentation de ces boues produit du biogaz, c’est-à-dire du méthane, du gaz carbonique et d’autres types de gaz et qui sont rejetés dans la nature. Ce sont des gaz à effet de serre, c’est-à-dire des gaz qui contribuent à l’augmentation de la température de notre atmosphère. Ces gaz qui sont donc produits à partir de cette fermentation pourraient être utilisés autrement, c’est pour cela que nous avons commandé cette étude de faisabilité. En plus de nous montrer quel type de station que nous pouvons construire pour traiter nos boues, il fallait qu’on sache s’il est possible que des gaz issus de cette digestion puissent être captés et transformés en énergie électrique.

Concrètement, comment l’électricité peut elle être produite à partir de cette boue ?
En réalité, les résultats sont mitigés. Il s’avérerait que les boues, qui arrivent au Bois de Singes aujourd’hui à au moins 70%, sont déjà inactifs et donc produisent très peu de gaz. Il y aurait entre 10 et 30% qui produiraient du biogaz. Est-ce que cette quantité serait-elle suffisante pour produire de l’électricité en quantité. C’est là toute la question.

Quel est le coût de cette opération ?
Il concerne plusieurs types d’équipements. Les équipements pour l’exploitation elle-même concernent certes les voies d’accès dans la zone où on va la construire, mais également les équipements liés à la production de l’électricité. Nous serons, y compris la gestion, autour de 4 et 5 milliards de francs Cfa.

Quel est le délai de faisabilité ?
Il n’existe pas de délai pour l’instant. L’étude c’est pour nous montrer dans un premier temps quel type de station nous pouvons avoir, combien ça nous coûterait et aussi savoir s’il était possible d’avoir de l’électricité à partir de ce biogaz qui est produit.

Comment sera gérée l’électricité qui pourrait être produite à partir de cette station ?
Malheureusement, il n’ y aura pas une grande quantité d’électricité qui sera produite. Celle qui sera produite sera utilisée pour le projet lui même, pour faire fonctionner le projet, mais pas pour vendre. Si on avait des boues qui étaient moins digérées, on aurait plus de l’électricité et on pourrait donc la vendre à travers Aes Sonel. Mais pour le moment, la quantité qui a été démontrée ne peut être utilisée que pour le projet lui-même.

Ape : Pas d’ouverture des frontières en 2008

Ajouté le 17/07/2007 - Auteur : nico

Les commissaires européens l’ont garanti hier à Yaoundé, au terme des négociations avec les ministres de la Cemac.
Brice R. Mbodiam

Louis Michel, le commissaire européen chargé du développement et de l’aide humanitaire ne s’en est pas caché : "Je ne suis pas sourd. J’ai été sensible aux manifestations de la société civile. Ce qui prouve qu’ils sont vigilants", a-t-il déclaré hier dans la capitale camerounaise, se référant à ces pancartes et chants hostiles aux accords de partenariat économiques, entonnés devant l’hôtel Hilton de Yaoundé par des membres d’un certain nombre d’Ong, qui voulaient faire entendre leur voix à l’occasion des négociations entre les commissaires européens et les ministres en charge des questions économiques et commerciales de la zone Cemac au sujet des Ape.

Aussi, sans qu’on ne sache si ces manifestations des Ong ont pu infléchir les positions des commissaires de l’Union européenne, Louis Michel, au cours d’une conférence de presse organisée au terme des travaux à huis clos, a rassurer que les frontières de l’Afrique centrale ne s’ouvriront pas aux produits européens dès le 1er janvier 2008, comme cela est répandu dans l’opinion depuis quelques temps. "Il y’aura une ouverture progressive. Il n’y aura pas de brusquerie", a-t-il affirmé. Pour corroborer cette thèse, le ministre camerounais de l’Economie et des Finances, Polycarpe Abah Abah, a mis en garde "les opérateurs économiques qui s’abstiennent de faire des importations parce qu’ils attendent la levée des barrières douanières en 2008. Je suis au regret de leur annoncer qu’en 2008, il faudra toujours payer les droits de douanes pour les produits importés".

Cependant, a confessé Louis Michel, les ministres en charge des questions économiques et commerciales de l’Afrique centrale et les commissaires européens n’ont pas encore pu s’entendre sur la durée de la période transitoire, qui séparera la signature des Ape de leur entrée en vigueur effective. Selon des sources dignes de foi, les autorités d’Afrique centrale souhaitent que cette période soit de 25 ans. Dans ce cas, les barrières douanières tomberont en 2033. Une proposition qui, pour l’instant, ne rencontre pas l’assentiment des commissaires européens, qui reconnaissent cependant l’importance pour les pays d’Afrique centrale de remettre leurs économies à niveau, afin de pouvoir être compétitifs sur le marché européen le moment venu.

De ce fait, les négociateurs ont convenu de la mise sur pied d’un Fonds régional pour les Ape, qui sera doté, dans un premier temps de 155 millions d’euros (plus de 100 milliards Fcfa), sans compter les contributions individuelles des pays de l’Union européenne. Lesquels, a encore révélé Louis Michel, s’engagent à alimenter ce fonds logé à la banque de développement des Etats de l’Afrique centrale (Bdeac), d’un milliard d’euros par (650 milliards Fcfa) par an, afin de soutenir le renforcement des capacités des économies d’Afrique centrale jusqu’à l’entrée en vigueur des Ape. Mais, a rappelé le commissaire de l’Ue, il revient aux états de fixer les axes prioritaires pour l’utilisation de ces fonds, dont le mécanisme de déblocage sera plus flexible et plus rapide.

La seule mauvaise nouvelle à retenir des négociations d’hier à Yaoundé est la fin, dès le premier janvier 2008, des "accords de préférence commerciales réciproques", qui régissaient jusqu’ici les échanges commerciaux entre les pays Afrique-Caraïbes-Pacifique et l’Union européenne. En effet, face à la faiblesse des économies des pays Acp, l’Ue avait consenti à accorder aux produits en provenance desdits pays des tarifs douanier préférentiels ; Une mesure dont ne bénéficiaient pas les produits américains par exemple. C’est cette faveur qui prendra fin en 2008, pour que l’Ue se mette "en règle avec l’Organisation mondiale du Commerce (Omc)", qui prône l’instauration du libre échange dans le monde, a indiqué Louis Michel. En clair, cela signifie que les exportateurs camerounais devront désormais débourser les mêmes droits de douane que leurs collègues américains, par exemple, s’ils désirent vendre leurs produits en Europe.

Annonce : Un Visiteur médical des hôpitaux

Ajouté le 13/07/2007 - Auteur : nico
pour l’Afrique centrale basé à Douala

Firme pharmaceutique internationale basée à Lomé, au Togo, et opérant sur le continent africain recherche un Visiteur médical des hôpitaux basé à Douala.

Le poste
Rattaché au Responsable Afrique centrale et des Grands Lacs, vous avez pour missions de porter l’information scientifique et thérapeutique des produits de la firme à la connaissance des professionnels de la santé au Cameroun, au Gabon, en Guinée Equatoriale, au Tchad et en Centrafrique d’assurer le recueil des données relatives à la pharmacovigilance de votre secteur et de jouer l’interface commerciale entre les grossistes et les centrales d’achat de votre secteur et la firme. Vous suivez le lancement de nouveaux produits et analysez l’évolution de leurs ventes ; la concurrence et vous proposez les actions correctives.

Le candidat
Vous avez une formation supérieure en biologie (sciences naturelles de niveau Bac+3 ou 4) ou en sciences paramédicales (assistance médicale, infirmerie, sage-femme de niveau Bac+3 à
Bac+4). De nationalité camerounaise, âgé de 25 à 28 ans, vous jouissez d’une bonne connaissance des techniques mercatiques, un sens développé de la communication et êtes dynamique. Vous êtes titulaire du permis de conduire et possédez une voiture. Vous maîtrisez l’outil informatique et êtes bilingue français-anglais.


Merci de transmettre un C.V et une lettre de motivation (en français ou en anglais) par voie électronique à l’adresse kbah@africsearch.com

La date limite de dépôt des candidatures est fixée au 20 juillet 2007.

Communiqué

Ajouté le 13/07/2007 - Auteur : nico
Le Ministre de l’Education de Base, Présidente de la commission Nationale de l UNESCO pour le Cameroun porte à la connaissance du public, que le Directeur Général de l’UNESCO vient de lancer un concours en vue de l’attribution du prix UNESCO-Roi HAMAD BEN ISA AL –KHALIFA, pour l’utilisation des technologies de l’information et de la communication (TIC) dans l’éducation.

Ce prix ,d’une valeur de 50.000 dollars US sera décerné aux deux meilleurs lauréats sélectionnés par le Directeur Général de l ‘UNESCO.Il est destiné à récompensé les projets et activités des personnes ,des institutions,d’autres entités ou d’organisations non gouvernementales dont le modèles d excellence ,les meilleures pratiques et l’utilisation ingénieuse des technologies de l information et de la communication (TIC),visent à promouvoir l’apprentissage ,l’enseignement et les performances éducatives en général.

Le thème retenu cette année pour ce concours est " L’ACCES OUVERT À L EDUCATION "
Les dossiers de candidature,qui seront déposés auprès de l’inspecteur des services N°2 du Ministère de l’Education de Base,sis au 3eme étage porte 314,jusqu au 18 juillet 2007 délai de rigueur,devront comprendre les pièces ci après :
1-la description du profil et des réalisations du candidat
2-Le résumé des travaux ou les résultats des travaux, publications et autres documents pertinents ayant une importance majeure
3-La définition de la contribution du candidat aux objectifs du prix

Les voeux du FMI et de la Banque mondiale

Ajouté le 13/07/2007 - Auteur : nico
Réforme fiscale : Les voeux du FMI et de la Banque mondiale
Etudes d’impact, mesures incitatives au secteur privé, favoriser l’intégration sous-régionale, etc.
Brice R. Mbodiam

"Des mesures prises en 2006 ont été intégrées dans la loi des Finances 2007. Mais, selon les informations en notre possession, il y a eu des moins-values importantes sur les recettes non pétrolières. Mêmes les mesures administratives mise en place n’ont pas permis de compenser les pertes". C’est sur la base de ce constat que Malangu Kabedi-Mbuyi, la représentante résident du Fonds monétaire international (Fmi) au Cameroun, qui a rencontré des membres de la Comité chargé de conduire la réforme fiscale hier à Yaoundé, a présenté à l’équipe que conduit Paul Ngamo Hamani, la nécessité d’intégrer dans leurs travaux des études d’impact de la réforme fiscale en cours au Cameroun.

En effet, en l’absence de véritables études d’impact, les différentes réformes fiscalo-douanières jusqu’ici effectuées au Cameroun (1994 et 2002, mais également diverses mesures ponctuelles contenues dans différentes lois des Finances) n’ont pas toujours produits les effets bénéfiques aussi bien pour les contribuables que pour le Trésor public. A titre d’exemple, au cours d’une réunion du comité chargé de conduire la réforme fiscale tenue le 2 juillet dernier au palais des Congrès de Yaoundé, un rapport d’étape de la sous-commission de l’impôt sur le revenu et la parafiscalité a révélé une perte de 28 milliards Fcfa en deux ans, sur les fonds collectés au titre de l’impôt sur le revenu. Entre autres motifs de ces pertes, outre la faiblesse du recouvrement, la sous-commission a relevé "l’impact négatif du nouvel Irpp (Impôt sur le revenu des personnes physiques)", dont on se souvient que le mode de calcul a été révisé en 2006.

De même, la mise en place du guichet unique au port de Douala en 2001 n’a pas réussi à réduire de manière significative les délais de dédouanement des marchandises, que les opérateurs économiques trouvent toujours très longs : selon "Doing Business", une étude de la Banque mondiale, le port de Douala est parmi les rares places portuaires au monde où il faut encore 21 jours pour remplir toutes les formalités d’exportations des marchandises et 10 jours pour dédouaner des marchandises importées. Même si l’expérimentation du scanner (pour combattre les déclarations frauduleuses) et de Sydonia (système de dédouanement rapide), dont l’un des objectifs principaux est de ramener le délai des dédouanements à 4 jours suscite des espoirs, il n’en demeure pas moins qu’à peine un an après son entrée en vigueur, Sydonia dévoile déjà quelques failles : des pertes de près d’un milliard Fcfa ont été récemment constatées, suite à des opérations frauduleuses.

Secteur privé
Ces exemples confortent la position de la représentante résident du Fmi au Cameroun, pour qui des études d’impact sont essentielles dans le cadre d’une réforme fiscale. "Nous avons demandé à toutes les sous-commissions de nous faire des suggestions. Il est question d’identifier les différentes études qu’il y a à faire et qui peut les réaliser, afin que nous puissions rapidement mettre toutes le informations à la disposition du gouvernement qui prendra des mesures conséquentes. Nous avons également demandé que les évaluations qui sont faites au niveau des Impôts et de la Douane soient mises à la disposition du comité", rassure Paul Ngamo Hamani.

Tout en souscrivant à la nécessité de réaliser des études d’impact, la Banque mondiale, par la voix de Faustin Ange Koyassé, suggère au Comité de la réforme de ne pas perdre de vue l’aspect intégration sous-régional, dans la mesure où, selon lui, les échanges commerciaux actuels entre les pays d’Afrique centrale est très faible : 4%. Une coopération commerciale tirée par le bas par l’environnement des affaires pas toujours propices aux investissements et à la circulation des biens et services. Aussi, Faustin Ange Koyassé insiste-t-il sur l’importance qu’il y a à mettre en place au Cameroun une fiscalité de développement, qui doit "contribuer à booster les investissements du secteur privé", grâce à la mise en place de mesures fiscales incitatives.

Lesquelles mesures atténueraient certainement les plaintes des opérateurs économiques, qui décrient depuis plusieurs années maintenant la pression fiscale, voire le harcèlement fiscale dont ils sont l’objet. Laquelle pression peut être résorbée par l’élargissement de l’assiette fiscale, dont l’une des principales retombées, a indiqué le ministre camerounais des Finances le 2 juillet dernier devant le comité, pourrait être "la baisse des impôts". A titre de rappel, la division des grandes entreprises (Dge) de la direction générale des impôts (Dgi), de laquelle relèvent les entreprises ayant un chiffre d’affaires d’au moins un milliard Fcfa, collecte, à elle seule, 80% des revenus fiscaux du pays. Les recouvrements auprès des Pme et Pmi étant moins bien structurés [une structure semblable à la Dge vient cependant d’être mise en place pour les Pme et Pmi] favorise l’évasion fiscale avec la complicité des agents des administrations compétentes.

Propositions sur la fiscalité forestière

Ajouté le 13/07/2007 - Auteur : nico

Quelques suggestions faites par la sous-commission de la fiscalité spécifique en rapport avec le secteur bois.
B. R. M.

Certains aspects de la fiscalité dans le secteur de l’exploitation forestière au Cameroun pourraient être modifiés dès l’année prochaine. En effet, le regroupement des acteurs de la filière bois a élaboré, à l’intention du comité chargé de conduire la réforme fiscale, un certain nombre de propositions que M. Couroy, un des responsables dudit regroupement, a exposé hier à Yaoundé devant les représentants du Fmi et de la Banque mondiale. Selon M. Couroy, ces mesures, si elles venaient à être mises en place, seront sans incidence sur les recettes de l’Etat. La plus importante de ces propositions faites par les opérateurs de la filière bois est l’annulation de la caution que doivent verser les exploitants des forêts, afin de garantir le payement de la redevance forestière annuelle (Rfa). Cette caution, à en croire un responsable du Programme de sécurisation des recettes forestière, est pratiquement l’équivalent de la redevance que doit payer l’exploitant d’une parcelle de forêt donnée. Selon le propos tenu hier par M. Couroy, cette pratique "stérilise plusieurs milliards Fcfa" au détriment des opérateurs de la filière bois.

Pour montrer l’inutilité de cette caution, M. Couroy déclare que non seulement l’Etat connaît bien les exploitants avec lesquels il est lié par des contrats à longue durée (15 ans), mais aussi dispose de moyens de recouvrement et de coercition qui peuvent aller jusqu’au retrait de l’agrément lorsqu’un opérateur du secteur forestier ne respecte pas ses engagements. Les exploitants des forêts proposent également une révision du taux de la taxe d’abattage, qui passerait alors de 2,5% du volume de bois battu à 3%. Mais en contre partie de cette revalorisation, suggèrent encore les acteurs de la filière, ladite taxe ne doit être calculée non pas sur la base du volume de bois abattu, mais plutôt sur le volume à commercialiser par l’opérateur. Car, affirme M. Couroy, "le mode de calcul actuel (volume du bois roulé majoré de 20%) crée des désaccords entre les opérateurs et les agents du fisc".
En outre, M. Couroy déplore le fait que deux essences seulement représentent 60% des exportations de bois. Dans le même temps, cinq essences font 80% du volume des exportations. Aussi, propose les opérateurs du secteur forestier, le gouvernement doit promouvoir certaines essences abondantes au Cameroun, mais dont l’exploitation est conditionnée par le payement de taxes plus élevées. "Si on arrive à promouvoir ces essences [en baissant les taxes] l’incidence [sur les recettes] seront importantes", soutient M. Couroy.

Douane : Le chef du projet Sydonia libéré

Ajouté le 13/07/2007 - Auteur : nico

Plusieurs gendarmes chargés de l’enquête entendus à leur tour pour corruption présumée.
Denis Nkwebo

Tchapa Chouawou, chef du projet Sydonia logé à la division informatique de la Direction générale des Douanes ne se trouve plus dans la cellule de la compagnie de gendarmerie du Port nord à Douala. Il est sorti avant-hier mercredi 11 juillet, après plusieurs jours de détention, dans le cadre de l’affaire des contre écritures qui ont soulagé les caisses de la douane de plus de 600 millions Fcfa. Des sources à la gendarmerie et à la douane indiquent que le gardé à vue a été libéré sur ordre du procureur de la République qui a demandé que l’affaire soit classée sans suite dans son cas.
Dans la foulée, le commandant Tabi, du port sud, a été également libéré. Pour l’instant, ne restent plus en cellule que quelques agents informatiques, ayant participé à l’opération querellée. Ceux-ci devaient passer hier devant le juge d’instruction. Le gendarme mis aux arrêts suite à l’évasion Shelly Kenmoe, l’un des cerveaux du trafic, d’une cellule de la compagnie de gendarmerie du port nord, reste également détenu.

Depuis quelques jours déjà, l’enquête dans l’affaire Sydonia avait été bloquée, les gendarmes chargés de la conduite étant fortement soupçonnés eux-mêmes de corruption. La suspicion porte non seulement sur le cas de Shelly Kenmoe, mais aussi sur toute la chaîne des auditions au cours desquelles de l’argent aurait été extorqué aux gardés à vue. Depuis trois jours, plusieurs gendarmes ont été entendus. Avec un fait singulier, l’audition, " à plusieurs reprises " du lieutenant Kamsao, adjoint au commandant de la compagnie de gendarmerie du port nord. Aucune source contactée n’a décliné les raisons pour lesquelles la hiérarchie de la gendarmerie s’intéresse particulièrement au lieutenant Kamsao, au moment même où les personnes mises en cause directement sont libérées.

Un haut responsable à la coordination centrale de la gendarmerie a indiqué hier que l’audition des gendarmes porte à la fois sur les présomptions de corruption et sur des éléments qu’ils auraient glanés, au sujet de la chaîne de complicité au niveau de la Douane. Selon notre informateur, l’affaire ne fait que commencer. Ce dernier explique que d’autres responsables de la douane vont être interpellés incessamment : " les manipulations ont eu lieu dans le module Cbr (manifeste et transit Ndlr). Ce qui veut dire que seuls les douaniers doivent en répondre".
Une thèse que nuance un cadre des Douanes rencontré à Douala hier. "C’est vrai que le Cbr est un logiciel de douane. Mais les opérations ont été faites à partir des postes de travail (Ndlr, ordinateurs) des transitaires. Donc, ces derniers doivent au moins savoir par qui elles ont été faites et en répondre. En fait, le Cbr est un logiciel que certes seul un douanier peut manipuler, mais on peut l’installer sur un ordinateur, y travailler et le désinstaller", explique t-il.

Un adjoint du délégué du gouvernement viré

Ajouté le 13/07/2007 - Auteur : nico
Douala : Un adjoint du délégué du gouvernement viré
Jean Claude Mbengue Moukouri était en charge de la voirie et du développement foncier.
Lazare Kolyang

Moins d’un an après sa nomination, Jean Claude Mbengue Moukouri, 6ème adjoint au délégué du gouvernement auprès de la Communauté urbaine de Douala (Cud) a été relevé de ses fonctions hier par un arrêté lu au journal de 13 heures sur le poste national de la Crtv. Le texte du chef de l’Etat ne mentionne pas les motifs de cette sanction qui survient en pleine campagne électorale. Hier matin encore, le concerné était à son bureau qu’il n’a quitté que dans l’après-midi après l’arrêté du chef de l’Etat. Dans les couloirs de la Communauté urbaine à Bonanjo ou manifestement on n’a pas vu venir, les langues tardent à se délier. Personne n’ose s’aventurer à donner les raisons possibles de ce limogeage. D’aucuns font un rapprochement étroit avec les actes posés ces derniers temps par le concerné, militant du Rdpc, dont l’implication est remarquée dans la campagne qui a cours en ce moment dans l’arrondissement de Douala 4e tant pour les législatives que pour les municipales.

Le 18 décembre 2006 par exemple, on se rappelle que le sixième adjoint au délégué du gouvernement auprès de la Communauté urbaine de Douala, qui appartient à la famille régnante du clan Bonambappe à Bonabéri, avait fait bloquer, à l’aide de gros cadenas, les grilles du gymnase du lycée polyvalent de Bonabéri. A cet endroit, il était prévu un meeting au cours duquel le porte-parole des ressortissants de la province de l’Ouest à Douala IV devait être désigné. Jean Claude Mbengue Moukouri, Paul Longo Sosso (président de la section Rdpc du Wouri IV) et d’autres cadres du parti, s’étaient opposés à la venue de Françoise Foning, marraine de l’événement dans leur circonscription électorale. Dans l’après-midi, les cadenas ont été coupés, sur ordre du sous-préfet de Douala IV, et le meeting avait pu se tenir sous haute surveillance des éléments de la police et de la gendarmerie.

Nommé le 22 septembre 2006, le même jour que le délégué du gouvernement, Fritz Ntoné Ntoné, ainsi que les cinq autres adjoints (Dieudonné Monthe, Armande Din Bell, Michel Marie Menanga, Louis Lucien Mandengue, Gilbert Ndouka Moundo), Mbengue Moukouri Jean Claude, qui n’a passé que neuf mois à la Cud, était chargé, d’après la répartition des rôles arrêtée par Fritz Ntoné Ntoné, de la voirie urbaine, des infrastructures routières et du Développement foncier. A ce titre, indique-t-on à la Communauté urbaine de Douala, "il coordonnait les services techniques compétents".
Est-ce dans ces attributions qu’il faut aller chercher les raisons de l’acte du chef de l’Etat du fait des enjeux dont la ville de Douala est l’objet depuis quelques temps à travers les multiples marchés de voiries et d’énormes litiges fonciers? Mystère et boule de gomme.

Beac : La feuille de route de Philibert Andzembe

Ajouté le 13/07/2007 - Auteur : nico

Le nouveau gouverneur de la Banque centrale a officiellement pris fonction hier à Yaoundé.
Brice R. Mbodiam

Le long règne (17 ans) de Jean Félix Mamalépot au poste de gouverneur de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (Beac) s’est officiellement achevé hier, 12 juillet 2007, avec l’installation de son successeur et compatriote gabonais, Philibert Andzembe. Ce dernier aura pour mission principale au cours de son séjour à la tête de la Beac, d’implémenter la réforme actuellement en cours au sein de toutes les institutions de la Communauté économique et monétaire des Etats de l’Afrique centrale (Cemac). Cette feuille de route lui a été explicitement prescrite hier dans la capitale camerounaise par Marcelino Owono Edu, ministre équatoguinéen des Finances et du Budget, qui s’exprimait davantage en sa qualité de président en exercice du Comité ministériel de l’Union monétaire de l’Afrique centrale (Umac).

"Vous devrez veiller au réaménagement des structures de la banque pour lui permettre de mieux faire face aux défis auxquels elle est confrontée, et qui sont notamment : la gestion optimale du pool commun de nos réserves du fait de la révision en cours, avec la France, du mécanisme de gestion du compte d’opération dans le sens d’une plus grande responsabilisation de la Beac ; la mise en œuvre de nouveaux mécanismes d’intervention de la Beac en vue de relever le défi lié à la surliquidité des banques, qui constitue, à terme, un facteur de risque inflationniste et systémique pour notre secteur financier, etc", a indiqué, entre autres missions, le président du Comité ministériel de l’Umac.

Tout en s’investissant dans ces chantiers dont l’achèvement s’inscrit davantage dans le court et le moyen terme, le nouveau gouverneur de la Beac, au cours d’un échange avec la presse au terme de son installation, a promis, dans l’immédiat, de mettre en oeuvre certaines recommandations du dernier sommet des chefs d’Etat de la Cemac. A savoir, a précisé Philibert Andzembe, l’élargissement du gouvernement de la Beac à 6 membres [avec la création de quatre nouveaux postes de vice-gouverneur, en plus de celui qui existait jusqu’ici]; le relèvement du nombre de directions de la Beac à 12 (avant il y en avait 9) et "l’instauration de la collégialité au sein de cette institution".

Pour mener à bien ces missions, qui, selon le ministre camerounais des Finances, "conditionne l’avenir de la sous-région", Philibert Andzembe, qui jouit "d’une grande expérience aussi bien dans le secteur privé que public", ainsi que l’a indiqué Marcelino Owono Edu, devra s’atteler à gérer la Beac "en bon père de famille, en rassemblant tous [ses] collaborateurs sans exclusive", a conseillé Polycarpe Abah Abah, qui faisait ainsi allusion au climat délétère qu’aurait instauré l’ancien gouverneur au sein de la banque centrale, à cause de ses rapports tumultueux avec certains de ses collaborateurs. Et le ministre camerounais des Fiances de poursuivre : "la rigueur, la modernité et l’indépendance qui caractérisent les banques doivent, en Afrique, s’accommoder de tact, de disponibilité…".

Les noces d’or d’une coopération

Ajouté le 12/07/2007 - Auteur : nico
Cameroun-Etats-Unis : Les noces d’or d’une coopération
Une série de manifestations marque le cinquantenaire des relations officielles entre les deux pays.
Priscille G. Moadougou

Du 11 au 13 juillet 2007, le Cameroun, à travers le ministère des Relations extérieures et en collaboration avec l’Ambassade des Etats-Unis à Yaoundé, célèbre le cinquantenaire de la coopération entre les deux pays. Cette dernière est effective depuis le 5 juillet 1957. Depuis cette date, de nombreux échanges bilatéraux s’effectuent, aussi bien sur le plan technique, scientifique, culturel que sportif. Pour marquer d’une pierre blanche les noces d’or de cette coopération, une série de manifestations sont prévues, notamment des expositions photos, un colloque intitulé : "Bilans et perspectives des relations entre le Cameroun et les Etats-Unis", des séances de travail avec des experts américains au ministère des relations extérieures, des entretiens de ces derniers dans les médias sur les différents aspects de cette coopération bilatérale, et une soirée de gala.

Pour présenter cette future célébration aux hommes de médias samedi dernier, 7 juillet 2007, au ministère des relations extérieures, Nzume Joe Ewang, le directeur Amérique Centrale et Caraïbes, était en compagnie de Lonnie Kelly, Premier conseiller chargé des affaires culturelles et des relations publiques à l’Ambassade des Etats-Unis au Cameroun. Pour Nzume Joe Ewang, "il sera question de rétablir l’histoire des relations entre les deux pays, tout en renforçant les liens d’amitié". Lonie Kelly, quant à lui, a tenu à préciser que ces manifestations ne se limiteront pas à la ville de Yaoundé. En effet, après Yaoundé, l’exposition de photos se déroulera dans les principales villes du Cameroun. En outre, des débats relatifs à la coopération bilatérale entre les deux pays seront également organisés dans ces capitales provinciales.

A Yaoundé, les manifestations se dérouleront principalement au ministère des Relations extérieures. C’est d’ailleurs là que la cérémonie d’ouverture aura lieu le mercredi 11 juillet 2007 à 14h. Le colloque, quant à lui, se tiendra à l’Institut des relations internationales du Cameroun (Iric). La communication n’est pas en reste, puisqu’un jeu concours sera organisé sur les ondes du poste national de la Crtv pendant toute la durée de la célébration du cinquantenaire.

Des avancées significatives

Ajouté le 12/07/2007 - Auteur : nico


Incontestablement, le visage de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) est en train de changer. Peut-être pas à la vitesse souhaitée par tout le monde. Mais, ce qui est sûr, c’est que ça bouge. Les faits sont suffisamment têtus pour démontrer que l’ère de l’inertie dans la sous-région est en train d’être révolue. En témoigne, la série de réunions sous-régionales que Yaoundé abrite depuis lundi dernier pour donner un coup d’accélérateur aux réformes institutionnelles en cours en Afrique centrale. Figurent au menu, l’assemblée générale de la Banque de développement des Etats de l’Afrique centrale (BDEAC) ; la réunion du Comité de pilotage des réformes institutionnelles de la CEMAC ; la réunion extraordinaire de l’Union monétaire de l’Afrique centrale (UMAC) ; l’installation du nouveau gouverneur de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC), et la réunion du Comité ministériel commercial conjoint élargi aux ordonnateurs nationaux du Fonds européen de développement (FED) et aux commissaires européens, Louis Michel en charge du développement et de l’aide humanitaire, et Peter Mandelson en charge du commerce.

On se souvient que lors de leur 8e sommet tenu du 24 au 25 avril 2007 à N’Djamena au Tchad, les chefs d’Etat ont pris des décisions qui montrent qu’un vent nouveau souffle sur la communauté. La première grande décision, c’est la transformation du secrétariat exécutif de la CEMAC en commission. Cette réforme a déjà pris effet car l’acte additionnel y relatif a été signé par tous les chefs d’Etat et ceux-ci ont également décidé que la commission est composée d’un commissaire par Etat-membre. Cette commission est dirigée par un président assisté d’un vice-président. Le Camerounais Antoine Ntsimi a été nommé président de la commission le 25 avril 2007. Jean Marie Maguena, de nationalité gabonaise, occupe quant à lui le poste de vice-président de la commission.

La deuxième décision majeure concerne la BEAC, qui est l’institut d’émission, à ne pas confondre avec l’organe financier qui est la BDEAC. Cela dit, les chefs d’Etat ont décidé de deux types d’élargissement au niveau de la BEAC. Le premier concerne les directions générales. En effet, le gouvernement de la BEAC a été transformé, avec la création de trois directions générales. Ensuite, on est passé, toujours au niveau de la BEAC, de neuf à douze directions centrales.

En revanche, ce qu’il convient de souligner à grands traits, c’est le maintien lors du sommet de N’Djamena, jusqu’à nouvel ordre, du fameux " consensus de Fort-Lamy ". Il s’agit du principe qui régit actuellement la répartition des sièges et des postes au sein de la CEMAC. Il ressort de ce consensus que le premier responsable d’une institution ne doit pas être ressortissant du pays du siège. Autrement dit, jusqu’à ce que ce consensus vienne à être changé, le gouverneur de la BEAC, pour ne citer qu’un exemple édifiant, restera un ressortissant du Gabon. C’est sur cette base que le nouveau gouverneur a été proposé par le gouvernement gabonais et il vient d’être nommé. Philibert Andzembe, pour ne pas le nommer, sera d’ailleurs installé ce jour à Yaoundé, en remplacement de son compatriote Jean-Félix Mamalepot.

Qu’à cela ne tienne, au terme de leur dernière rencontre à N’Djamena, les chefs d’Etat ont décidé la mise en œuvre effective du principe de la libre-circulation des personnes et des biens à partir de ce mois de juillet. C’est sur ce dernier aspect que les récriminations des populations de la sous-région sont les plus nombreuses. Chaque citoyen de la communauté aimerait parcourir sans visa le Cameroun, le Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale, la RCA et le Tchad, sans montrer absolument patte blanche. Ainsi, les avancées observées depuis un certain temps iraient au-delà de l’architecture institutionnelle en mutation. Ce faisant, les réformes engagées s’attaqueraient aux barrières érigées pour freiner l’intégration.

Rousseau-Joël FOUTE

Ouverture des marchés : le choc des intérêts

Ajouté le 11/07/2007 - Auteur : nico

Ouverture des marchés : le choc des intérêts

Depuis hier à Yaoundé, les experts de l’Afrique centrale et ceux de l’Union européenne discutent en prélude à la réunion ministérielle qui s’ouvre lundi dans la capitale camerounaise.

On a noté l’anxiété sur le visage des experts hier, au cours de la rencontre qui réunit à Yaoundé l’Union européenne et l’Afrique centrale dans le cadre des négociations de l’Accord de partenariat économique (APE). Certains confient qu’à Yaoundé, la question du renforcement des capacités des industries régionales et leur mise à niveau reviendra sur la table. Car à Sao Tomé et Principe, les parties n’ont pas harmonisé leurs positions. Cette question est le point névralgique des négociations.

L’enjeu se pose en termes d’interrogations pour la partie africaine. Le Cameroun et l’Afrique centrale vont-ils signer un accord qui ne tienne pas compte de la compétitivité de leur économie pour l’avenir ? Martin Abega, secrétaire exécutif du GICAM qui participe à la négociation, fait remarquer que la balance commerciale indique aujourd’hui que l’Union européenne exporte vers l’Afrique centrale à hauteur de 60% contre 2% d’exportation de l’Afrique centrale vers l’UE. Alors, il s’interroge : qu’en sera-t-il demain quand les frontières s’ouvriront ? Ce qui est grave, c’est que les règles concurrentielles sont élevées pour les produits locaux, qui pour bien des cas, ne respectent même pas les normes. Il faut donc que le facteur développement soit pris en compte, que les entreprises soient consolidées pour mieux créer les richesses, offrir des emplois et générer les ressources.

Le rapport de force entre l’UE et l’Afrique centrale est comparable à celui qui existe entre un éléphant et un cabri par exemple. Claude Maerten du groupe de l’UE reconnaît cette inégalité de forces. Il reconnaît aussi que l’enjeu est le développement de l’Afrique centrale. Mais, le débat achoppe sur la manière d’y parvenir et surtout comment rendre les services et produits africains compétitifs sur le marché européen. C’est à l’Afrique centrale de définir ses priorités, lance Claude Maerten. Ces priorités ne sont pas prises en compte, soutiennent quelques membres de la partie Afrique centrale. D’ailleurs, ils soupçonnent la partie d’en face de vouloir faire du chantage sur l’accès au marché européen de certains produits spécifiques comme la banane au cas où l’accord n’était pas signé. " Il n’y a pas de chantage ", réplique le directeur général pour le commerce de la Commission européenne. " L’Union européenne pense que les préférences qui existent depuis 1975 avec les conventions de Lomé et l’Accord de Cotonou doivent être maintenues et épongées. Pour y arriver, il faut conclure un APE qui nous permette de rendre compatible le régime commercial sur les marchandises avec les règles de l’Organisation mondiale du commerce, argumente —t-il.

Martin Abega saisit l’argument au rebond : " cet Accord de Cotonou doit être respecté, surtout les articles 37.3 et 37.4. C’est-à-dire que les deux parties doivent parvenir à une entente sur la manière par laquelle la sous région d’Afrique centrale ne doit pas devenir un comptoir commercial pour l’Europe. Claude Maerten envisage la possibilité pour l’UE de protéger certains secteurs commerciaux. Mais, Martin Abega et ses collègues pensent qu’il faut fortifier l’économie dans son ensemble et ne pas utiliser seulement le commerce comme outils de développement.

Le débat est houleux. On est bien dans une négociation où chaque partie doit se battre pour faire triompher ses arguments. Et la partie africaine, est consciente que c’est l’avenir de tout un continent qui se joue.

Système fiscal et douanier

Ajouté le 11/07/2007 - Auteur : nico

Système fiscal et douanier : la commission de réforme consulte

Elle rencontre ce jour les experts de la Représentation Nationale du FMI et de la Banque mondiale

Elargir le spectre des contributions à la refonte du système fiscal et douanier camerounais. C’est l’exercice qu’entament les membres de la Commission de réforme fiscale et douanière du Cameroun.

M. Paul Ngamo Hamani, le président de cette commission, et son équipe rencontrent ce mercredi 11 juillet 2007 à 11h, les experts de la représentation nationale du FMI et de la Banque mondiale au Cameroun, à l’effet de s’enquérir de leur expertise dans les questions de fiscalité de développement.

Cette rencontre qui aura lieu au siège de la représentation de la Banque mondiale à Yaoundé, sera le coup d’envoi d’une série de concertations programmées entre la commission de réforme fiscale et les représentants des groupements socio-professionnels ainsi que les partenaires au développement de notre pays.

Après le FMI et la Banque mondiale, ces concertations qui vont s’étaler sur un mois, se poursuivront tour à tour avec entre autres, le cercle d’affaires français du Cameroun ; les associations des professionnels des établissements de crédit et des assurances ;, les syndicats des transporteurs, et les organisations patronales du Cameroun.

A titre de rappel, la commission de réforme fiscale et douanière a été créée le 20 avril 2007 par le ministre de l’Economie et des Finances M. Polycarpe Abah Abah.

Elle est chargée d’étudier et de proposer au gouvernement, les voies et moyens d’améliorer le système fiscal national, afin de mettre en place une fiscalité simple, efficace, équitable et de développement, en mesure de concilier l’optimisation des ressources fiscales de l’Etat, et l’incitation à l’investissement privé.

Cette réforme vise à terme à créer les conditions d’une croissance économique forte et durable, apte à financer les politiques de réduction de la pauvreté dans notre pays.