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les brèves

Rascom-1 : Créé pour "sauver" l’Afrique

Ajouté le 13/05/2008 - Auteur : nico


Les experts africains pensent que ce satellite permettra le développement du continent.
P.N.N

Les experts africains et internationaux s’accordent à dire que l’Afrique est le continent le "plus arriéré" en terme de télécommunications. Conscients de cette tare et du rôle primordial que jouent les télécommunications dans le développement économique des pays à l’ère où on vit dans une société de l’information et de la communication, des dirigeants africains ont décidé d’œuvrer main dans la main afin de doter le continent d’un système satellitaire baptisé Rascom-1.

"Rascom-1 va contribuer à combler le fossé numérique entre l'Afrique et le reste du monde", avait précisé Faraj Elamari, président de l’Organisation régionale africaine de communications par satellite (Rascom). Selon Rascom, "130.000 villages et villes isolés doivent être connectés à haute vitesse avec le monde entier". De plus, "les synergies entre les 46 membres vont permettre à nos populations de bénéficier de prix abordables pour les communications, car la plupart d'entre elles vivent au dessous du seuil de pauvreté ", avait expliqué Maïgari Bello Bouba, ministre des Postes et télécommunications.

En assurant la couverture universelle du continent pour la téléphonie, la diffusion audiovisuelle, la télémédecine, l’enseignement à distance et autre applications, Rascom-1 va permettre aux villages de se connecter au téléphone et de réduire le fossé numérique qui les sépare des zones urbaines. Elle va ainsi faciliter le développement des activités économiques, des infrastructures dans les zones rurales et l’accès aux technologies de l’information et de la communication avec un accès élargi à la radio et à la télévision directe.

En ce qui concerne les pays du continent, le satellite va renforcer l’interconnectivité entre tous les pays, mais aussi avec les pays des autres continents. En outre, avec les économies que l’Afrique pourra faire, n’étant plus obliger de payer des frais de transit à des opérateurs étrangers, cela réduira considérablement les coûts des services de télécommunications. Une vraie révolution en somme

Economie : De nouveaux employés à la Sabc

Ajouté le 13/05/2008 - Auteur : nico


Trente stagiaires de la Société anonyme des Brasseries du Cameroun (Sabc) ont reçu samedi, 09 mai 2008 à Douala, leur attestation de fin de stage et leur affectation.
S.T.

Les nouvelles recrues seront envoyées dans les agences du Littoral (Bonabéri, Ndokoti, Koumassi), du Centre, de l'Extrême nord, du Nord, du Sud-Ouest (Muyuka, Ombé), etc. Pendant les soixante jours qu'a duré la formation, les récipiendaires ont reçu des enseignements sur le marketing. Ces enseignements se sont basés sur trois modules, à savoir : les séances en plénière, en groupe et l'approche participative.
La cérémonie de samedi dernier est la deuxième du genre organisée par les Brasseries du Cameroun. L'objectif est d'améliorer la qualité de leurs produits et d'intégrer des jeunes diplômés camerounais nouvellement sortis de l'école. Près de 600 candidats au départ, ils ont été départagés par des textes écrits et anonymes. Cinquante se sont démarqués par leurs notes au mois de décembre. L'intégration de cette deuxième promotion entre dans le cadre de la célébration des 60 ans des Brasseries du Cameroun.

Economie : Le ciel camerounais s'étoffe

Ajouté le 13/05/2008 - Auteur : nico


Depuis le 25 février dernier, une nouvelle compagnie aérienne dessert la capitale malienne, au départ de Douala.
L.K.

Les responsables de cette compagnie, dénommée Compagnie aérienne du Mali (Cam), ont tenu, vendredi dernier à Douala, à marquer cette implantation au Cameroun. Au cours d'une conférence de presse, le directeur général et le directeur commercial, arrivés de Bamako le même jour à bord du Mc Donnell Douglas Md 87, l'un des quatre avions (la compagnie dispose en effet d'un Airbus A319, de deux Mc Donnell Douglas Md 87, et d'un Saab 340B) que possède cette compagnie créée en 2005, ont donné les arguments sur ce qui fait la particularité de la Cam.

" Nous avons tenu à ouvrir une agence à Douala davantage parce qu'une importante colonie malienne vit au Cameroun et vice-versa. Ce qui permettra aux uns et aux autres de se déplacer dans le confort, la rapidité et la sécurité à des prix défiant toute concurrence", a indiqué le Dg, Abdérahamane Berthé.
Avec 461.000 francs Cfa, les passagers à destination de la capitale malienne peuvent donc voyager depuis le 25 février, date du premier vol, par cette compagnie dont le capital de 3 milliards de francs Cfa est détenu à 51% par le Fonds Aga Khan pour le développement économique, 20% par l'Etat malien, 21,66% par la société Agora Mali et 7,34% par les autres actionnaires privés maliens. Avec le support de son partenaire stratégique et grâce à son appartenance au groupe Célestair, la compagnie qui s'est alliée à Air Burkina et Air Ouganda, entend transporter 146.230 passagers en 2008.

Aviculture : Un milliard pour la filière

Ajouté le 13/05/2008 - Auteur : nico


C'est le ministre de l'Economie qui l'a annoncé hier à Douala à l'ouverture de la semaine de l'Entreprise.
Monique Ngo Mayag (stagiaire)

En sa qualité de parrain de l'édition 2008 de la semaine de l'Entreprise organisée chaque année par l'Ecole supérieure des Sciences économiques et commerciales (Essec), le ministre de l'Economie, de la Planification et de l'Aménagement du Territoire, Louis Paul Motaze, s'est entretenu avec les étudiants de cette institution autour du thème portant sur " les Accords de partenariats : quelles stratégies pour la survie et le développement des entreprises camerounaises?". En prenant pour exemple quelques pays voisins qui émergent grâce à la spécialisation de certains de leur secteur d'activité, le ministre de l'Economie a soutenu que le "Cameroun doit choisir quelques secteurs forts". Parce que l'objectif étant d'être compétitif sur le marché mondial, le Minepat suggère de " faire peu mais faire bien ". Personnellement, Louis Paul Motaze insiste sur la formation en agriculture et l'investissement en général. A cet effet, il a promis l'octroi de crédit, sans intérêt, de près d'un milliard de francs Cfa aux éleveurs de poulets. En plus, 35% de ce crédit seront supportés par le gouvernement.

Le Minepat a relevé que les Accords de partenariat économique (Ape) en eux-mêmes ne sont pas une entrave au développement économique des pays africains. C'est la dépendance de l'Afrique vis à vis des autres pays qui en est la principale raison. La pénurie des produits qui sévit dans les pays africains en ce moment illustre mieux cette dépendance. " Dans le cadre restreint de l'Afrique, les Ape garantissent l'ouverture du marché européen aux produits provenant des pays de l'Afrique Caraïbe Pacifique (Acp) et vice versa ", explique Martin Abéga, Secrétaire exécutif du Gicam.
Cette convention a initié l'ouverture de frontières pour les importations et les exportations vers les pays signataires, dont fait partie le Cameroun. M. Abega note aussi que dans un contexte de mondialisation et donc de compétitivité sur le plan de la production, les Ape en Afrique et au Cameroun en particulier, se heurtent à plusieurs difficultés. Il s'agit notamment pour M. Bruno Bekolo Ebe, recteur de l'université de Douala, du non respect des règles qui régissent les Ape. Les produits africains ne s'exportent pas facilement en Europe du fait de rudes normes imposées par l'Ue. D'autre part, les blocs continentaux se forment dans le monde, " mais l'Afrique reste absente de cette polarisation ", déclare Bruno Bekolo. Par ailleurs, l'Afrique ne constitue pas une force en termes de l'offre sur le marché mondial. " C'est pourquoi elle subit les grandes décisions d'investissement", constate le recteur de l'université e Douala.

L'Asac approuve les comptes 2007

Ajouté le 12/05/2008 - Auteur : nico
Economie :

L'Association des sociétés d'assurances du Cameroun (Asac) a tenu vendredi dernier, 09 mai, une assemblée générale d'adoption des comptes de l'exercice 2007.
L.K.

D'après le président de l'Asac, Jean Victor Ngue, ces comptes ont été approuvés. Les assureurs ont aussi parlé des missions qui ont été assignées au bureau de l'Asac. Il s'agit notamment de la question de l'assainissement du marché de l'assurance au Cameroun (une opération coup de poing avait été organisée par l'Asac) et la question de la communication autour des produits des assurances. Même si ce n'était pas à l'ordre de jour de cette assemblée générale, le président de l'Asac a aussi évoqué les chiffres de l'année 2007 qui seront révélés l'année prochaine, selon les usages en cours chez les assureurs. " Le chiffre d'affaires a dépassé les 100 milliards de francs Cfa. Ce qui veut dire une progression de 5 à 10% ", a souligné Jean Victor Ngue.

Cimencam renforce son réseau de distribution

Ajouté le 12/05/2008 - Auteur : nico


Les cinq plus gros distributeurs viennent de signer un accord pour la vente du ciment au prix de gros à Yaoundé.
Lazare Kolyang

Le tout nouveau président du conseil d'administration des Cimenteries du Cameroun (Cimencam), Pierre Moukoko Mbonjo, vient de trouver un début de solution à la situation de pénurie (ou rupture) du ciment que connaît le marché camerounais depuis quelque temps. Au terme du conseil d'administration tenu vendredi dernier, 09 mai à Douala, la société a décidé de " conclure, à titre exceptionnel, un accord spécial avec les cinq plus grands distributeurs agréés auprès d'elle, à savoir Cogeni, Fokou, Socsuba, Soquicam et Sorepco ". Le communiqué final de ce conseil d'administration conjointement signé par le président du conseil et le directeur général de Cimencam, Jean Pierre Le Boulicaut, précise par ailleurs le caractère ponctuel de la décision. " Chacun de ces cinq grands distributeurs accepte de mettre à la disposition de Cimencam deux de ses dépôts dans la ville de Yaoundé, à compter du 07 mai 2008 et pour une période de deux à trois mois ", mentionne le communiqué.

Avec cet accord, Cimencam s'engage à livrer, chaque jour, dans chacun de ces dix dépôts, un camion de 28 à 32 tonnes de sacs de 50 kg de ciment Cpj 35 réservé à la vente au détail, de façon visible, au bénéfice des populations, au prix de 4.960 Fcfa le sac de 50 kg. Le rationnement sera aussi de rigueur ici. Chaque consommateur intéressé ne pourra se procurer plus de vingt (20) sacs de ciment par jour. " Ceci pour satisfaire un maximum de personnes ", estime t-on à Cimencam. Un relevé quotidien des expéditions concernant ces dix dépôts sera à cet effet adressé au ministère du Commerce.
En mettant à contribution ses partenaires dans la distribution du ciment, les responsables de Cimencam veulent démontrer à l'opinion que le problème du ciment réside plus dans la distribution que la production. Pour les responsables de Cimencam, ce sont ces opérateurs qui assurent la distribution de demi-gros et de détail à travers le pays. L'entreprise ne distribuant en détail que 9% du volume global de sa production à travers ses dépôts, dont un se trouve à Yaoundé.

Cette décision de Cimencam, dont l'actionnaire principal le Groupe Lafarge vient de procéder à une restructuration créant une zone Afrique subsaharienne dirigée par Bernard Le Bras, survient dans un contexte de pénurie marquée par de multiples saisies de cargaisons de ciment par les responsables du ministère du Commerce, suivies des ventes aux enchères. Toutefois, l'on se demande encore si la mesure restrictive qui consiste à vendre au maximum 20 sacs à chaque client peut être efficace si un client décidait de faire, chaque jour, le tour de tous ces dépôts. Et comment alors savoir que, finalement, ce ciment ne va pas se retrouver, comme d'habitude, sous d'autres cieux. Que se passera t-il après cette période de deux à trois mois que va durer cette opération ?

Les dix dépôts concernés par cette opération spéciale

1- Cogeni Mvog-Ada, situé à côté de l'Institut Samba
2-Cogeni Mvog-Mbi, situé face Siantou
3-Fokou Melen, situé à Mini ferme
4-Fokou Tropicana, situé au carrefour Ndi Samba supérieur
5-Socsuba Nsam, situé au carrefour Nsam
6-Socsuba Mvog-Mbi, situé avant carrefour Mvog-Mbi
7-Soquicam Mvog-Ada, situé au carrefour Pakita
8-Soquicam Mvog-Mbi, situé après marché Mvog-Mbi
9-Sorepco Elig-Edzoa, situé sur l'axe Nlongkak - stade omnisports
10-Sorepco Mokolo, situé face marché Mokolo

Cameroon Markets its Deep Sea Port

Ajouté le 09/05/2008 - Auteur : nico
A two-day workshop opened in Yaounde yesterday to woo the interest of donor organisations.

For two days running beginning yesterday, stakeholders of the Kribi Deep Sea Port will direct their interest, and that is normal, on the socio-economic importance of the project. At the opening ceremony yesterday, it was evident that no financier will accept to cough out a franc for the financing of the project without knowing properly what it will give. From the look of things, almost all donor organisations will develop interest on the project judging from the early reactions after the bird’s eye presentation of the five members of government who mounted the rostrum at the Hilton.

“We are interested in infrastructure construction and based on our experience in sea port construction; we think that the Kribi Deep Sea Port is of interest to us”, Xu Jifei, Senior Engineer and Deputy General Manager of the China National electric Equipment Corporation, said in one of the reactions. This statement seemed to have drawn inspiration from the five presentations of the five members of government; Minister of Finance, Essimi Menye, Minister of Public Works, Bernard Messengue Avom, Minister of Industries, Mines and Technological Development, Badel Ndanga Ndinga, Minister of Transport, Gounoko Haounaye and Minister of the Economy, Planning and Regional Development, Louis Paul Motaze.

The project which is estimated at CFA 280 billion is government initiated and dates as far back as the 1980s. It has as motivation to develop the country towards the exploitation of ore resources, notably bauxite, Iron, Cobalt and Nickel; satisfy the constant need of Cameroon to have a Deep Sea Port, the necessity for the sub-region to have a container off-shore terminal and a transhipment as well as goods distribution platform from Senegal to Namibia. The project equally sets out to realise a development corridor for Kribi (Cameroon), Bangui (Central African Republic), Kisangani (DR Congo), and the Equatorial Guinea, Gabon, Congo stretches.

The Kribi Deep Sea Port has two main traffics, merchandise, notably: industrial, container, timber, hydrocarbons and cereal traffics. The second traffic concerns ships and essentially vessel traffic. According to the technical studies of the project, the Kribi Deep Sea Port to be built at Grand batanga south of Kribi town, has an inherent profitability rate of 11.5 to 16.3 per cent.

The Minister of Public works’ presentation yesterday underscored the importance of developing road project to enhance the activities of the Deep Sea Port. The major roads to be constructed or rehabilitated include: the Kribi-Yaounde-Ngaoundere-N’Djamena road, Kribi-Yaounde-Bertoua-Bangui, Kribi-Ebolowa-Sangmelima-Mintom-Ouesso-Brazzaville and Mintom-Nola-Bangui-Kisangani. Other supporting projects to be developed include: railways, energy, urban development, and rehabilitation of industrial areas.

LUKONG Pius NYUYLIME

Le bilinguisme comme clé de l’emploi

Ajouté le 09/05/2008 - Auteur : nico
Le Fne et le Centre linguistique de Douala viennent de signer un partenariat dans ce sens.

Le Centre linguistique de Douala et le Fonds national de l’emploi (Fne) agence du Littoral, ont signé, mardi dernier, une convention de partenariat. La cérémonie de paraphe a eu pour cadre les locaux dudit centre à Bonanjo, sous la présidence du gouverneur du Littoral Fai Yengo Francis, et en présence d’autres autorités administratives locales.

Ce partenariat entre le Fne et le Centre linguistique est stratégique et d’une importance capitale d’autant plus que, sur le marché de l’emploi, le bilinguisme est un élément fondamental. Dans son allocution, le directeur du centre linguistique, Tanyi Ebob Mbiwan, a expliqué qu’apprendre les deux langues est capital pour les chercheurs d’emploi car, de plus en plus, les offres d’emplois exigent des connaissances écrites et parlées du français comme de l’anglais. Le directeur de l’agence du Fne du Littoral, Benjamin Kisso, a précisé quant à lui qu’il est plus facile d’insérer un chercheur d’emploi bilingue dans le circuit du travail, que celui qui n’a que des connaissances qu’en anglais ou français. D’autre part, cette convention de partenariat signée par les deux institutions va faciliter l’admission, au sein du centre linguistique, de tous les chercheurs d’emploi venant du Fne. Car avec des prix préférentiels prévus par ce protocole, tous les chercheurs d’emploi vont bénéficier d’une formation à moindre coût.

Les meuniers réclament 1,8 milliard de Fcfa

Ajouté le 09/05/2008 - Auteur : nico
Les meuniers réclament 1,8 milliard de Fcfa à l'Etat
C'est le montant cumulé des avoirs fiscaux qui leur sont dus après l'ordonnance du chef de l'Etat du 7 mars dernier.
Lazare Kolyang

Pour une fois, les membres du Groupement des industries meunières du Cameroun n'ont pas réuni la presse pour annoncer la hausse du prix de la farine, au regard de la situation du marché international. Mais le président de ce groupement et par ailleurs président du conseil d'administration de La Pasta, Célestin Tawamba, et ses pairs ont sollicité les médias pour réclamer de l'argent à l'Etat du Cameroun. De l'argent perdu suite aux mesures récemment prises par le président de la République pour lutter contre la vie chère. C'est ainsi qu'en application des dispositions de l'ordonnance du chef de l'Etat du 7 mars 2008, le groupement des industries meunières a signé un protocole d'accord avec le ministre du Commerce le 14 mars à l'effet de baisser les prix de vente de la farine. "Nous avons opéré une baisse de prix de l'ordre de 13% décomposé comme suit : 7% consécutif à l'application de la suspension des droits et taxes et 6% découlant de la contribution des opérateurs du secteur", fait remarquer Célestin Tawamba.

"L'application de cette ordonnance a conduit à appliquer immédiatement, dès le 14 mars, la baisse des prix, ayant pour conséquence de générer des avoirs fiscaux importants dans notre filière dont le montant total s'élève à 1.844.605.660 francs Cfa", poursuit-il. C'est la raison principale de cette sortie faite le 30 avril dernier au siège du Gicam à Douala. Au cours des échanges avec les hommes des médias, les opérateurs économiques de cette filière ont dit leur inquiétude fasse au silence du gouvernement suite à leur demande de remboursement. Evidemment, soutiennent-ils, cette situation pose d'importants problèmes de trésorerie aux différentes structures. Et il n'est pas exclu que cette situation sonne le glas de certaines d'entre elles. Pour avoir une idée des conséquences que pourrait entraîner cette situation, le groupement brandit douze moulins et 3600 emplois directs qui sont ainsi menacés.

Droits de douane
Autre chose que les meuniers ont voulu faire savoir c'est, selon eux, "l'erreur" qui se serait glissée dans les mesures du chef de l'Etat. "L'ordonnance du 07 mars a porté également sur la suspension des droits de douane sur les importations de farines dont l'objectif est de pourvoir à l'insuffisance de farine sur le marché. Nous sommes convaincus qu'il ne s'agit que d'une erreur encore réparable et c'est la raison pour laquelle nous avons introduit auprès des hautes autorités une demande de rectification. Car nous sommes en surcapacité de production et une telle mesure serait dramatique pour notre filière ainsi que les filières connexes (élevage)", souligne Célestin Tawamba. Malgré un tableau sombre de ces dernières années, les fondamentaux économiques du marché du blé donne espoir à travers l'augmentation des surfaces cultivables (3%) et le climat, pour l'instant, favorable. On établit ainsi l'offre supplémentaire de blé pour la prochaine campagne à 45 millions de tonnes.

Explosion de joie au Chantier naval

Ajouté le 09/05/2008 - Auteur : nico


Les employés accueillent le nouveau Dg dans la liesse tandis que l’ancien passe sa première nuit à la police.
Lazare Kolyang

L’image est un peu singulière et même rare dans les cérémonies de départ ou d’arrivée des responsables à la tête des entreprises d’Etat et parapubliques. Après l’annonce du départ de Forjindam de la direction générale du Chantier naval et industriel du Cameroun (Cnic) à l’issue du conseil d’administration extraordinaire (le conseil était convoqué pour le 17 mai prochain) tenu hier, les employés de cette entreprise ont presque tous rappliqué au siège.

Les bureaux se sont vidés, la vie s’est brutalement arrêtée. Massés devant la direction générale, ils n’ont pas cessé de scander toutes sortes d’inimités à l’endroit du Directeur général sortant. Certains responsables de la société, considérés comme proches de ce dernier, sont aussi à leur tour chahutés au passage par les employés qui ont accouru des trois zones de travail que compte le Chantier naval dans la capitale économique.
" Liberté ", " Dieu est enfin entré au Chantier naval ", autant de choses entendues hier. A chaque apparition du nouveau Directeur général par intérim, c’est la liesse totale. Antoine Bikoro Alo’o est même porté en triomphe par les employés qui ont tenu à faire le pied de grue dans la cour, question de ne pas rater, un seul instant, le départ de l’ancien Directeur général, resté entre temps à l’intérieur du bâtiment.

Employés
Même la tentative du nouveau Directeur général par intérim de ramener les employés au travail, rien n’est fait. Il aura fallu attendre 15 heures 28 minutes pour voir une voiture sortir de l’arrière, prenant tout le monde au dépourvu, et dans laquelle avait pris place l’ancien directeur général sortant, pour amener les employés à quitter les lieux. Des cris des employés ont accompagné la sortie de Forjindam. A bord du véhicule de l’ancien patron du Chantier naval qui a démarré en trombe, des policiers ont aussi pris place et l’ont directement conduit à la police judiciaire à Bonanjo.
Il sera rejoint quelques instants plus tard par le directeur des Ressources humaines du Chantier naval, Mme Rode Njoh, escortée par un policier. Selon des sources policières, l’ancien Directeur général du Chantier naval a passé sa première nuit dans les locaux de la police judiciaire et est dès lors mis à la disposition du Procureur de la République.

Pour l’instant, rien ne filtre de l’audition de Forjindam à la police judicaire. Toutefois, l’on sait que ce n’est pas la première fois que ce haut responsable passe devant les policiers à Douala. Il avait déjà été longuement entendu, il y a quelques mois.
Pour le Directeur général par intérim, Antoine Bikoro Alo’o, l’heure n’est pas au triomphalisme. " Je préfère dire merci au chef de l’Etat par les actes ", a-t-il affirmé. "Une déclaration à l’heure actuelle risque de ressembler à quelque chose d’euphorique : je ne suis pas dans l’euphorie ", poursuit le Directeur général par intérim qui connaît ses priorités depuis qu’il a été désigné au poste de Directeur général adjoint. " J’étais déjà en train de mettre ces priorités en place. Il s’agit notamment de l’organisation du contrôle interne qui permet de balayer de l’amont en aval les opérations de la société", annonce t-il.

Pamol Cameroon rachetée

Ajouté le 21/04/2008 - Auteur : nico
Agro-industrie :

Une entreprise camerounaise vient de prendre possession des terres longtemps resté aux mains des Anglais.
Lazare Kolyang

Après avoir été propriétaire, depuis 1962, de quelque 10.000 hectares de terre exploitées pour la culture du caoutchouc et d’huile de palme dans certaines localités de la province du Sud-Ouest, la société anglaise Pamol Cameroon Limited vient d’être rachetée par un consortium camerounais appelé Fresh Food Cameroon Sarl (Frefocam) basé à Douala et dirigé par un ancien avocat et ancien fonctionnaire du ministère de la Justice, Chief Dr H.N.A Enonchong. L’acquisition de cette entreprise à hauteur de près 1,5 milliard de francs Cfa vient donc mettre un terme à plusieurs décennies de droit de propriété des Anglais sur ces terres camerounaises. Le rachat des terres de Pamol Cameroon Limited, qui a aussi été, à un moment donné, aux mains de l’entreprise Unilever, arrive au même moment que l’arrêt du processus de liquidation de la société Plantation Pamol du Cameroun Limited (Ppcl), qui exploite les terres de Pamol Cameroon Limited, suite à deux importantes décisions de justice, notamment de la Cour d’appel du Sud-Ouest et de la Cour Suprême.

Actionnaires
En effet, réunis le 14 avril dernier en assemblée générale extraordinaire de cette autre entreprise agroindustrielle opérant dans la localité de Besongabang, les actionnaires ont, à l’unanimité, décidé de l’arrêt de la liquidation volontaire de Ppcl lancée depuis 1987. " Depuis quelques années, les actionnaires de l’entreprise ont constaté que leurs intérêts étaient menacés par des individus et ont donc décidé d’arrêter cette liquidation qui devenait déjà par ailleurs un véritable serpent de mer ", a indiqué Enonchong au cours d’un point de presse tenu vendredi dernier, 18 avril, au siège de Frefocam à Douala. " Les milliers d’employés de l’entreprise Ppcl n’ont rien à craindre car leurs emplois seront sauvegardés ", a-t-il poursuivi.
Au terme de cette assemblée générale extraordinaire du 14 avril dernier, les actionnaires ont indiqué non seulement que l’entreprise n’a plus de créanciers mais en plus ils ont reconnu qu’aucun autre liquidateur ne sera désigné après l’épisode assuré par Christian G. Mure. Toutefois, les actionnaires demandent au gouvernement de continuer d’appliquer toutes les conventions d’exploitation de ces terres telles qu’établies entre les deux parties depuis 1968.

L'Etat camerounais décore Pierre Castel

Ajouté le 16/04/2008 - Auteur : nico
Reconnaissance :

L'homme d'affaires a été fait Grand officier de l'Ordre national de la valeur, hier à Douala.
Eugène Dipanda

Depuis 1990, année de rachat par le groupe Castel des Brasseries & Glacières internationales, la société anonyme des Brasseries du Cameroun (Sabc) a connu une croissance graduelle. Ceci, en terme de ventes, de chiffre d'affaire et même de capital. A l'occasion du lancement des festivités marquant le 60e anniversaire de la Sabc, André Siaka, le Dg de la société, n'a d'ailleurs pas fait dans la langue de bois. En dépit de la conjoncture difficile, les Brasseries du Cameroun se portent bien, avouait-t-il. Et la contribution de l'entreprise dans le développement économique et social du Cameroun a été démontrée à travers les milliers d'emplois offerts par la Sabc, sa citoyenneté vis-à-vis du Fisc, ainsi que diverses actions sociales menées ici et là.
Au regard de toute cette œuvre, l'Etat camerounais a profité de la présence à Douala, depuis lundi 14 avril dernier, du patron du groupe Castel, pour lui signifier sa reconnaissance. Pierre Castel a, en effet, reçu la médaille de Grand officier de l'Ordre national de la valeur. C'était hier, mardi 15 avril 2008, au siège de la Sabc à Douala. Le ministre de l'Industrie, des Mines et du Développement technologique, Abel Ndanga Ndinga, entourés de quelques membres du gouvernement, a également épinglé des médailles de Commandeur de l'Ordre national de la valeur à Michel Palu et André Siaka, respectivement Pca et Dg des Brasseries du Cameroun.

Bourses scolaires
Pierre Castel est le troisième producteur mondial de vins, le leader des boissons gazeuses et de bières en Afrique et le numéro un des eaux minérales en France. "Fidèles à notre métier d'origine, le vin, nous sommes très actif depuis dans les métiers de l'eau, des bières et boissons gazeuses. Ces dernières années nous avons consolidés nos acquis, multiplié nos investissements, optimisé nos expertises dans chacun des trois métiers. Cette démarche a porté ses fruits au point qu'aujourd'hui notre développement est sur tous les continents", indique-t-il sur le dite du groupe qui porte son nom.
Depuis son arrivée au Cameroun, il a pris part aux travaux de l'Assemblée générale de la Sabc, et présidé une finale de football inter - établissements. Une soirée de gala a par ailleurs été organisée en son honneur. Une présence remarquable, qui vient donner une autre coloration particulière à la célébration des 60 ans des Brasseries du Cameroun.

A l'occasion de cet événement, cette société qui dit vouloir "Conserver [ses] valeurs à travers la réalisation d'actions spécifiques de développement durable", prévoit d'ailleurs d'autres "actions citoyennes" dans les domaines de l'éducation et de l'environnement, après les 60 jours de dépistage et de consultation gratuite de diabète et d'hypertension artérielle, passés dans 60 localités du pays.
Dans les prochains jours, en effet, la Sabc entend mettre 60 millions de bourses de 200.000 à 500.000 Fcfa, à la disposition des apprenant du primaire et maternel, du secondaire et du supérieur ; à raison de 60 bourses par catégorie. Pour ce qui est de l'environnement, l'entreprise promet de créer quatre stations de traitement d'eaux usées à travers le pays ; ainsi qu'une campagne de reboisement dans la partie septentrionale. La poursuite de la modernisation de l'outil de production de la Sabc, fait également partie des priorités de ses dirigeants.
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C2d : 86 milliards de Fcfa en souffrance à la Beac

Ajouté le 16/04/2008 - Auteur : nico


Cet argent n'attend plus que les projets du gouvernement pour être débloqué.
Brice R. Mbodiam

Pascal Collange, le directeur de l'Agence française de développement (Afd) au Cameroun a eu le propos très diplomatique à la question de savoir si l'Afd était satisfaite du rythme de consommation des fonds issus du Contrat désendettement développement (C2d). "Est-ce qu'on peut se satisfaire lorsqu'on a 86 milliards Fcfa à la Beac [Banque des Etats de l'Afrique centrale], en voyant l'ampleur des besoins ? La réponse est évidemment non. Mais est-ce qu'on pouvait faire mieux ? Là, je pense que chacun a fait du mieux qu'il pouvait", a-t-il déclaré hier mardi, 15 avril dernier à Yaoundé, au cours d'un point de presse organisé dans les locaux de l'Afd, sur le "suivi du C2d par la société civile camerounaise". A cette occasion, le directeur de l'Afd a esquissé un bilan de l'exécution du C2d depuis 2006.

En effet, à en croire le directeur de l'Afd, depuis l'atteinte du point d'achèvement en avril 2006, et la signature du premier C2d (2006-2009), une initiative additionnelle du gouvernement français qui va permettre au Cameroun de bénéficier de 700 milliards de Fcfa de remise de dette en 10 ans ; l'Etat du Cameroun a régulièrement rembourser puis s'est vu remis (selon le mécanisme du C2d), à échéance, une moyenne de 70 milliards Fcfa par an au cours des deux dernières années. Ces fonds ont été majoritairement investis dans des projets relevant des secteurs de l'éducation, la santé et les infrastructures (routes et développement urbain). Les deux autres secteurs identifiés pour bénéficier des financements du C2d, à savoir l'agriculture et l'environnement, demeurent les parents pauvres en terme de consommation de ces fonds.

Au demeurant, à en croire le directeur de l'Afd, même dans les secteurs de l'éducation, de la santé et, surtout, des infrastructures ; la consommation des crédits C2d n'a pas encore atteint le niveau optimal. A titre d'exemple, apprend-on, si dans la ville de Yaoundé la plupart des projets sont en cours, on assiste à un véritable retard à l'allumage pour les projets d'infrastructures dont doit bénéficier la ville de Douala. "Nous avons constaté que les offres remises par les soumissionnaires sont supérieures aux financements disponibles", affirme Pascal Collange, qui démontre : "les offres remises pour les travaux de voirie seulement consomment toute l'enveloppe prévue pour les travaux de voirie et d'assainissement".

Instituteurs vacataires
De même, l'enveloppe d'environ 75 milliards Fcfa prévue pour les grands travaux relevant de la compétence du ministère des Travaux publics s'est avérée insuffisante, au regard de l'ampleur des besoins. "Peut-être on a été un peu ambitieux", confesse Pascal Collange, qui ajoute que pour pallier cette situation, il est désormais envisagé d'effectuer des travaux ciblés (et dont la réalisation est urgente). "Peut-être qu'on s'est trompé. On a cru que certains secteurs avaient besoin de beaucoup d'argent alors que ce n'est pas le cas. On verra dans quelle mesure réallouer et orienter les finances", confie le directeur de l'Afd. Outre l'inadéquation entre les enveloppes disponibles et l'ampleur des travaux sur le terrain, dans certains cas, et le coût élevé des prestations exigés par les soumissionnaires, dans d'autres cas ; l'Afd regrette également que les entreprises ne soumissionnent pas du tout pour certains appels d'offres, ou encore que de nombreux appels d'offres soient finalement déclarés infructueux pour diverses raisons techniques.

Autant d'éléments, qui, ajoutés à la longueur des procédures entre la passation des marchés et le début des travaux, contribuent a freiner le rythme de consommation des fonds C2d. Conséquence, a en croire le directeur de l'Afd, au 31 mars 2008, le compte C2d à la Banque centrale était crédité de 86 milliards Fcfa. "Tous les ministères peuvent accélérer les investissements, puisqu'il y a de l'argent disponible", conseil Pascal Collange. Lequel se réjouit de la célérité observée dans le processus de contractualisation des instituteurs vacataires (Ivacs) financé sur fonds C2d. Sur ce projet, affirme-t-il, le gouvernement camerounais est en avance de 2 ans sur le programme validé en 2006. Toutes choses qui ont déjà permis le déblocage, sur les fonds C2d, de 8 milliards Fcfa en 2007. "Un versement de 3 milliards de Fcfa est en cours pour le compte du premier trimestre 2008. Ce versement a été rendu possible grâce à une évaluation positive de ce processus de contractualisation, qui a eu lieu il y a 15 jours", rassure le directeur de l'Afd.
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Ciment : de nouvelles armes contre la pénurie

Ajouté le 15/04/2008 - Auteur : nico
Un train de mesures destinées à renforcer la production de Cimencam et assurer la stabilité des prix vient d’être adopté.

La hausse du prix du ciment décidée par la société « Les cimenteries du Cameroun » (Cimencam) en fin mars et effective depuis le 4 avril dernier, est annulée. Dans la même foulée, Cimencam annonce pour la fin du mois de septembre, une augmentation de sa production de l’ordre de 600 000 tonnes, la suspension temporaire des exportations du CPJ 35 (le ciment ordinaire), excepté vers la filiale tchadienne de Cimencam et pour les ciments spéciaux… Pour les populations de Yaoundé, une des résolutions des conseils d’administration ordinaire et extraordinaire tenus mardi dernier à Douala, est particulièrement intéressante. L’envoi de convois à destination de la capitale a en effet été décidé, pour une durée de dix jours. L’arrivée du premier convoi a donné lieu, vendredi dernier, à une fièvre inhabituelle au dépôt Cimencam, au quartier Nsam.

La scène se passe de commentaire. Une foule bruyante a envahi la cour du dépôt Cimencam de Yaoundé. Dans le hall principal, des ouvriers s’activent autour de véhicules en cours de chargement. Un homme en tenue de travail tient une sorte de bordereau. Très courtisé, l’homme aux lunettes médicales doit se déployer sur plusieurs fronts. Pas moyen de lui extorquer une traîtresse explication. Et puis, dans tous les cas, il n’est pas habilité à répondre aux questions de la presse. Seul le chef (de dépôt) peut le faire. Ce sera tentative veine de l’approcher. Il est trop occupé à répondre aux sollicitations des clients. Devant la porte du bureau, une bande d’ « affamés » se marche dessus. Les injures fusent. Un agent de sécurité abdique, sous la pression de la quarantaine de personnes qui cherchent chacun de s’introduire dans le « sanctuaire ».

Dehors, l’ambiance est tout aussi chaude. Accrochés aux barreaux de la fenêtre du chef de dépôt, une grappe de personnes tente d’introduire une carte d’identité, pour se faire enregistrer… Un jeune homme se plein : « Je suis arrivé ici à 5h du matin. On nous a mis en rangs de 25. Mais, bizarrement, des gens arrivés après nous se sont déjà fait servir… » Il est déjà 12h. Aujourd’hui, comme pour les prochains jours, il sera certainement très difficile de satisfaire tout le monde. Surtout que l’approvisionnement d’urgence ne va durer que dix jours. Une angoisse qui, de source proche du ministère du Commerce, ne devrait plus durer très longtemps. Ici, on annonce l’imminence de l’arrivée de la première cargaison de ciment importé, à la suite de la libéralisation du secteur.

Selon notre source, un bateau déjà en route est attendu au port de Douala dans les tout prochains jours. De même, de nombreux importateurs camerounais déjà agréés par le Mincommerce ont engagé des transactions avec des opérateurs à travers le monde. De l’aboutissement de ces démarches dépend la stabilité de l’offre de ciment au Cameroun. Car, il est clairement démontré que l’offre de Cimencam, et même après le surplus de 600 000 tonnes annoncé, ne saurait satisfaire la demande nationale et celle des autres pays de la sous-région Afrique centrale. L’un des effets pervers de cette insuffisance étant l’entrée en scène de spéculateurs, qui renchérissent frauduleusement le produit. Bien heureusement, la brigade de contrôle et de la répression des fraudes y veille. Le chef de cette unité logée au Mincommerce, affirme que l’action menée sur le terrain a permis de réduire significativement la quantité de ciment qui, auparavant, sortait des circuits formels de vente, pour être écoulée sous cape, à des prix non homologués.

Serges Olivier OKOLE

Le FMI d’accord pour une fiscalité souple

Ajouté le 15/04/2008 - Auteur : nico
Le Fonds donne son assentiment exceptionnel pour la suppression ponctuelle des taxes et droits de douane afin de faire baisser les prix des denrées alimentaires.

La hausse des prix des denrées alimentaires a été évoquée le week-end dernier à Washington au cours des assemblées annelles de printemps du Fonds monétaire international (FMI ) et de la Banque mondiale. Les participants ont constaté que le continent africain n’est pas épargné par la flambée des prix des produits de première nécessité. Le phénomène touche une trentaine de pays en voie de développement. Le prix du riz a par exemple augmenté de 50% dans certains pays.

Samedi dernier, selon nos confrères sur place, le directeur général du FMI, Dominique Strauss-Kahn, s'est inquiété des risques économiques, humanitaires, mais aussi démocratiques liés à cette crise. Pour y faire face, le président de la Banque mondiale, Robert Zoellick, en appelle, rapport-on, à la mise en place d'un « New Deal alimentaire » et aux dons internationaux.

Dans certains pays, des mesures ponctuelles d'assouplissement fiscal, comme la suppression des taxes ou des droits de douane ont déjà été mises en place, avec l'assentiment exceptionnel du FMI, écrit David Baché, l’envoyé spécial de RFI à Washington. Le FMI demande aussi aux gouvernements de subventionner les populations les plus pauvres. Sur le plus long terme, le FMI et la Banque mondiale prônent l'augmentation des terres cultivées et de leur productivité.

La crise financière américaine et ses répercussions sur les économies mondiales étaient au centre des discussions à Washington. A en croire notre confrère de RFI, le FMI remarque que les économies des pays en développement, et notamment les économies africaines, restent vigoureuses, même si elles sont aussi menacées par la hausse des prix des denrées alimentaires.

Selon les prévisions du Fonds, la croissance africaine devrait atteindre 6,3% en 2008 et 6,4% en 2009. C'est le plus fort taux enregistré depuis la décolonisation. Soutenu par la flambée des prix des matières premières et par l'ouverture croissante de ses économies, le continent résiste, pour le moment, assez bien à la crise économique mondiale, indique l’institution de Bretton-Woods. Mais, les répercussions pourraient, selon le FMI, se faire ressentir plus tard. A noter aussi, les forts écarts entre les pays exportateurs de pétrole et les autres.

Rousseau-Joël FOUTE

Bourse : de nouvelles entreprises bientôt cotées

Ajouté le 11/04/2008 - Auteur : nico
Bourse de Douala : de nouvelles entreprises bientôt cotées

Les actions d’au moins deux entreprises de l’agroforesterie et de la transformation de l’aluminium devraient entrer dans le marché financier en 2008.

Les dirigeants de la Douala Stock Exchange (DSX) y croient dure comme fer. La bourse de Douala est en voie de décoller. Pour soutenir cette foi, quelques faits et chiffres dévoilés hier au cours de l’assemblée générale ordinaire annuelle de la bourse de Douala, tenue à l’hôtel Mont Fébé de Yaoundé, donnent effectivement des raisons d’espérer. Dans son allocution, le ministre des Finances, Essimi Menye, a par exemple relevé trois aspects majeurs de la perspective imminente de la DSX. De récentes mesures d’allègement fiscal, notamment le transfert des transactions des obligations du Trésor à coupon zéro « OTZ » au marché financier secondaire de la DSX en fait partie. Il faut y ajouter le dossier d’offre publique de vente partielle des actions du portefeuille de la Société nationale d’investissement (SNI) dans certaines sociétés – une démarche qui a d’ailleurs déjà reçu l’onction de la Commission des marchés financiers – et certaines opérations à l’étude. Notamment l’augmentation du capital d’une société agro-industrielle par appel public à l’épargne pour un montant d’environ 15 milliards de francs CFA, l’émission d’un emprunt obligataire d’environ 20 milliards de francs CFA par une institution financière internationale et la mise en conformité progressive aux normes du marché financier de trois entreprises des secteurs agro-industriel et de la transformation de l’aluminium, en vue de l’introduction future à la bourse de leurs actions.

Il est donc désormais clair que la Société des eaux minérales du Cameroun (SEMC) actuellement seule à être cotée à la DSX ne le sera plus pour longtemps. Bien loin des années de récession. L’Etat, dans sa volonté de mettre sur pied au Cameroun une place financière forte, capable de combler un déficit, jusque-là péniblement géré par les banques, avait alors dû accorder des rallonges financières à la DSX. Pourtant, le nouvel élan de la bourse de Douala n’est ostensiblement pas suffisant. Et, autant le président du Conseil d’administration, Benedict Bélibi, que le directeur général, Pierre Ekoulé Mouangué, en sont conscients. Ils relaient par exemple les sollicitations des membres du Conseil d’administration et des actionnaires de la DSX, qui espèrent en la domiciliation sur la bourse des privatisations et créations d’entreprises et l’utilisation du marché financier par l’Etat, pour la collecte des ressources à travers l’émission d’emprunts d’Etat. Ces propositions, selon les panélistes, pourraient concourir à relever le niveau de la DSX. En amont, il faudra certainement renforcer la sensibilisation du public aux avantages spécifiques de la bourse, dans le domaine du financement. Les enjeux sont nombreux. Il faudra assurer une présence effective de la DSX dans les grands chantiers et entreprises annoncés dans les domaines agro-industriel, minier, de l’énergie, etc.

Serges Olivier OKOLE

Des PME pour valoriser les résultats de la recherc

Ajouté le 11/04/2008 - Auteur : nico
Des PME pour valoriser les résultats de la recherche


Une convention visant cet objectif a été signée hier à Yaoundé entre le MINRESI et le ministère en charge des PME.

La cérémonie a été brève. Mais, les observateurs font remarquer que l’engagement pris par les deux parties peut marquer un tournant important dans l’envol économique du Cameroun si l’initiative connaissait un succès. Le ministère de la Recherche scientifique et de l’Innovation (MINRESI) et le ministère des Petites et moyennes entreprises, de l’Economie sociale et de l’Artisanat (MINPMEESA) ont signé un accord qui vise à soutenir la création des PME pouvant exploiter les résultats de la recherche.

D’un côté, le MINPMEESA s’investira à identifier les domaines porteurs et les communiquer au MINRESI. De même, il cherchera les sources potentielles de fonds pouvant financer la création des PME. De son côté, le MINRESI mettra à la disposition des structures créées, les résultats de la recherche pour exploitation commerciale ou industrielle, sous réserve, bien entendu, des dispositions régissant le respect de la propriété industrielle. Il est aussi question pour le MINRESI d’encourager les chercheurs placés sous son autorité à initier des recherches dans les domaines identifiés.

Cette convention est également une lueur d’espoir pour les résultats facilement applicables, qui dorment depuis longtemps dans les tiroirs, faute de financement. Pour le Cameroun, c’est un pas décisif dans la valorisation des résultats de la recherche. Une réponse à une question qui revient souvent : Que fait-on des résultats des recherches au Cameroun ?

Les observateurs citent des exemples des pays qui ont cru en leurs chercheurs et aux résultats qu’ils produisent en créant des structures pour les valoriser. La Chine, pays pauvre jadis, devenu une puissance aujourd’hui, compte parmi ces pays-là. Demain peut-être le Cameroun.

Laurent Serges Etoundi Ngoa, ministre des Petites et moyennes entreprises, de l’Economie sociale et de l’Artisanat, en posant sa signature au bas du parapheur a promis que son département ministériel honorera ses engagements. Madeleine Tchuinté de la Recherche scientifique et de l’Innovation, quant à elle, salue le foisonnement bientôt des entreprises innovantes. Nos deux ministères œuvrent pour des objectifs communs dont l’assurance d’un meilleur destin pour le Cameroun n’est pas le moindre, a-t-elle déclaré en substance. La convention signée hier a une durée de cinq ans renouvelable. En cas d’incompréhensions, l’arbitrage du Premier ministre, chef du gouvernement, sera sollicité si nécessaire.

Enigme : Texaco Cameroun à vendre ?

Ajouté le 08/04/2008 - Auteur : nico


Certaines nouvelles font état de la fermeture prochaine de la société dans le pays.
Eugène Dipanda

L'information est contenue dans des correspondances des délégués du personnel de l'entreprise émises le 04 mars 2008. Adressées au ministre de l'Energie et de l'Eau et au chef du département du Travail et de la Sécurité sociale, les lettres informent le gouvernement camerounais "de la décision du groupe Chevron de vendre les entreprises Texaco S.A et Chevrontexaco S.A". Les représentants du personnel du groupe au Cameroun, fondent leur conviction sur des messages électroniques frappés du sceau "confidentiel" et récemment échangés entre Ruben Halfhuid, le Président du conseil d'administration (Pca) de Texaco Cameroun, et le nommé Esunge Longonje Chrysanthus. De nationalité camerounaise, il est le Directeur de Chevron Togo et prétendu responsable du plan de retrait de l'entreprise au Cameroun. Pour les besoins de la cause, il aurait été dépêché du Togo il y a une semaine.

Dans ces messages électroniques, la stratégie y est dictée point par point au "chef de mission". Il devra notamment œuvrer en toute discrétion et restreindre les réunions organisées à cet effet pour éviter de laisser filtrer le stratagème. Une sorte de kit, constitué de questions et de réponses prédéfinies, a par ailleurs été mis à la disposition de l'équipe de M. Esunge Longonje Chrysanthus. "Il faudra se préparer à d'éventuelles questions, sans pour autant les susciter", a notamment conseillé le Pca de Texaco Cameroun. Un plan de communication minutieusement monté, accompagne les correspondances entre les deux responsables du groupe Chevron. Ainsi, il est prévu que l'information soit dévoilée au gouvernement camerounais à la date du lundi 14 avril prochain.

Le même jour, l'ambassadrice des Etats-Unis au Cameroun serait mise au courant de l'affaire ; tandis que le comité de direction, les délégués du personnel et les employés de Texaco Cameroun ne recevraient la nouvelle que le lendemain, mardi 15 avril 2008. La communication aux médias, elle, serait prévue en ultime ressort, c'est-à-dire le mercredi 16 avril 2008. Parmi les responsables du groupe Chevron chargés de la mise en œuvre de ce chronogramme, des sources confidentielles annoncent la présence au Cameroun de M. Seutloadi James, chargé des Relations Publiques de Chevron Afrique du Sud ; M. Zetchoume Abraham, Directeur des Ressources humaines de Texaco Cameroun ; et M. Ouandji Ouandji Christian, Conseil Juridique de Texaco Cameroun. Tout le stratagème, à ce qu'il paraît, semble donc bien mis en place. Ce qui révolte manifestement les délégués du personnel, qui, disent-t-ils, se sentent "une fois de plus" floués par leur employeur.

Transaction
Par courrier daté du 08 février 2008, le ministre de l'Energie et de l'Eau avait préalablement été saisi par les délégués du personnel de Texaco Cameroun au sujet de la "tromperie de Chevron" lors de la prise de contrôle de Texaco Cameroun en 2001. "Ce groupe s'apprête à nouveau à user des mêmes manœuvres pour se retirer du Cameroun en catimini, au mépris des lois et usages en la matière", écrivent les délégués du personnel. Lesquels concluent que, " Une fois de plus, Chevron choisit de tromper effrontément les autorités camerounaises, ses employés, l'ambassade des Etats-Unis au Cameroun et l'opinion publique, en présentant l'opération comme un "test de marché" ".

Pour balayer cet argument de "test de marché", les employés de Texaco Cameroun disent d'ailleurs être convaincus de ce que la transaction avec le futur acquéreur de Texaco Cameroun a déjà été bouclée. Qui est ce repreneur ? A combien s'élève le montant de l'arrangement ? Mystère et boule de gomme ! Pour des besoins manifestes de stratégie, personne ne souhaite en parler pour l'instant. La preuve, M. Kla Kouassi, le directeur général de Texaco Cameroun, que nous avons joint au téléphone, se refuse de confirmer ou d'infirmer le supposé processus de vente de l'entreprise dont il a la charge. Tout juste, se contente-t-il d'évoquer, "Nous avons une déontologie au sein de notre groupe. N'importe qui ne peut pas parler au nom de l'entreprise. Référez-vous donc à notre direction de la Communication basée en Afrique du Sud. Si vous ne pouvez le faire, attendez-vous à un droit de réponse éventuel, si le groupe juge nécessaire de réagir aux informations diffusées…", lâche-t-il.

Quoi qu'il en soit, les employés de Texaco Cameroun disent "préparer une riposte forte en interne". Aux dernières nouvelles, certains cadres de Texaco Cameroun, dont le Directeur Général M. Kla Kouassi et le Directeur Financier, M. Sana Pamoussa, auraient été convoqués à la Légion de gendarmerie du Littoral vendredi et samedi derniers, entre 10h et 16h. Ils sont interrogés, dit-on, au sujet d'"affaires suspectes" que leur groupe, Chevron, a réalisées au Cameroun depuis l'année 2001. Des délégués du personnel de la société Texaco Cameroun devraient également être entendus ce jour, lundi 07 avril à Douala.
En rappel, c'est en effet au cours de cette année 2001 que le groupe Chevron est arrivé au Cameroun, à travers l'achat de Texaco Cameroun. A cette époque-là, une polémique avait déjà entouré l'arrivée de cet investisseur américain, notamment au sujet du respect du Code du travail camerounais, qui stipule dans son article 42 alinéa 1b que des droits doivent être payés aux employés dans de telles circonstances, comme cela fut le cas lors de la reprise de Mobil par Exxon, ou même de la fusion de Total avec Elf. Ce qui, au grand dam des employés, n'avait malheureusement pas été fait.

Un géant aux pieds d'argile ?
Chevron Corporation est la deuxième compagnie pétrolière des États-Unis derrière ExxonMobil, et la quatrième au niveau mondiale derrière BP et Shell. Basée à San Ramon en Californie, elle est présente dans plus de 180 pays et œuvre dans chaque aspect de l'industrie du pétrole et du gaz : exploration et production ; raffinage, vente et transport ; fabrication et ventes de produits chimiques ainsi que la production d'électricité.
En 2001, la société Chevron a fusionné avec Texaco pour former ChevronTexaco. Le 9 mai 2005, ChevronTexaco a annoncé qu'il abandonnait le terme de Texaco pour redevenir Chevron Corporation. Texaco reste une marque de la société. La compagnie a un réseau mondial de vente dans 84 pays avec approximativement 24.000 stations services, y compris celle des filiales. Chevron possède aussi des intérêts dans 13 producteurs d'électricité aux États-Unis, en Asie, et en Europe. En 2003, Chevron fut condamnée à payer quatorze mille dollars au gouvernement états-unien pour cause d'activités commerciales illégales avec l'Irak.
Texaco Cameroun SA emploie environ 90 personnes et a racheté le réseau de station Shell. Ce qui lui confère environ 30% du marché de distribution des produits pétroliers au Cameroun.

(Source, Wikipedia)

Le Gicam évalue les conséquences des émeutes

Ajouté le 07/04/2008 - Auteur : nico


Le président André Siaka, soutenu par ses collaborateurs, a donné un nouveau point de presse vendredi dernier à Douala.

En mai prochain, on saura ce que les émeutes de février dernier ont coûté aux adhérents du Groupement interpatronal du Cameroun. Le Gicam a en effet commandé une enquête sur les conséquences économiques de ces événements. C’était justement l’un des principaux sujets du 8è point de presse du président du groupement André Siaka, vendredi dernier à Douala. 8 à 10 milliards de recettes douanières ont été perdus du seul fait de l’arrêt des activités au Port autonome de Douala. Le pays, lui-même, a vu son image à l’étranger prendre un sérieux coup.

Sur le plan intérieur, le Gicam a « apprécié à leur juste valeur » les mesures prises par le président de la République pour apporter des réponses à la toile de fond des émeutes : la revalorisation des salaires des fonctionnaires, l’allègement des charges à l’importation de certains produits de grande consommation, la baisse du prix du carburant, du téléphone, l’aide à l’emploi jeune et les recrutements annoncés à la Fonction publique. De même, la suppression de la tarification saisonnière chez AES-Sonel profitera aux ménages et aux entreprises du grand Nord notamment.

Seulement, craint le Gicam, la plupart de ces mesures n’était pas prévue dans le budget 2008. Et le risque, poursuit André Siaka, « est grand de voir apparaître de nouveaux impôts ou une accentuation du harcèlement fiscal, toutes choses qui ne feraient qu’accentuer la précarité de la plupart des entreprises tout en compromettant dangereusement la situation de l’emploi ». Les opérateurs économiques souhaitent ainsi que « l’Etat se prononce clairement sur le financement de ces mesures ». Le Gicam préconise qu’elles soient plus sûrement financées avec le surplus pétrolier puisque le baril de pétrole a aujourd’hui dépassé les 100 dollars, alors même que la loi des finances tablait sur un baril entre 80 et 90 dollars.

Interrogé sur le point de savoir si le secteur privé réajusterait, lui aussi, les salaires, Protais Ayangma, vice-président du Gicam, fait remarquer que les entreprises revoient périodiquement les traitements à la hausse. Ce qui, à un moment, a fait redouter un décrochage entre public et privé. Il y avait en effet un risque que les ressources humaines fuient le « sacerdoce » pour se réfugier dans les « boîtes ». Le Gicam ne fera donc aucune recommandation et laissera le soin aux entreprises d’apprécier la question. Pour en revenir d’ailleurs à la Fonction publique, le Gicam estime que le problème ne réside pas dans les agents qui profiteront des réajustements salariaux. Le gouvernement devrait penser au long terme en mettant l’entreprise au centre des préoccupations en promouvant son développement.

L’entreprise revient encore dans les souhaits émis par le Gicam par rapport aux accords de partenariat économiques (Ape). En l’état actuel, le Gicam attend « que le dialogue avec l’Union européenne débouche notamment sur un financement satisfaisant du Forape (Fonds régional d’appui Ape) avant le démarrage effectif du processus de démantèlement tarifaire, que le taux de libéralisation soit obtenu, que les périodes de démantèlement et préparatoire plus longues soient obtenues, que la concurrence, les investissements et la propriété intellectuelle soient traités dans le cadre du renforcement de l’intégration régionale et que les réglementations régionales y relatives soient mises en œuvre. »

Stéphane TCHAKAM

Cimencam recule devant le gouvernement

Ajouté le 07/04/2008 - Auteur : nico
Dénouement :
Sous la pression du Premier ministre, la société du groupe Lafarge surseoit à la hausse des prix du ciment.
Brice R. Mbodiam

Ça y est ! Les consommateurs de ciment vont à nouveau économiser les 600 Fcfa, qu'ils ont été obligés de débourser à partir du 28 mars dernier, suite à une hausse des prix décidée par les Cimenteries du Cameroun (Cimencam), filiale camerounaise du groupe français Lafarge, qui, depuis des décennies, a le monopole de la production du ciment dans la zone Cemac. En clair, le sac de ciment cpj35 de 50Kg officiellement vendu depuis une semaine à Yaoundé au prix de 5.500 [lorsqu'on en trouve], revient désormais à 4900 Fcfa comme par le passé. Ainsi en a décidé la direction générale de Cimencam vendredi, 4 avril dernier, au terme d'un bras de fer qui a opposé cette société au gouvernement camerounais pendant plus d'une semaine.
En effet, malgré la décision prise le 7 mars dernier par le chef de l'Etat de baisser les droits de douane sur le clincker importé par Cimencam pour la fabrication du ciment, cette société a, par lettre, informé le Premier ministre le 26 mars dernier, de sa décision d'augmenter le prix du ciment sur l'ensemble du territoire camerounais. Pour justifier cette décision, Cimencam invoque l'augmentation des coûts des matières premières et du transport, ainsi que le coût élevé des investissements (26 milliards Fcfa) projetés par l'entreprise. Autant d'explications qui n'émeuvent pas le gouvernement camerounais.

Lequel, sous la plume de Jules Doret Ndongo, secrétaire général des services du Premier ministre (Pm), fait savoir Dg de Cimencam, le 28 mars 2008, que "cette décision [à la fois] inopportune et incompréhensible" est "en contradiction avec les récentes mesures prises par le Chef de l'Etat dans le sens de la baisse des prix des produits de première nécessité et de l'amélioration substantielle du pouvoir d'achat des ménages" camerounais. Cette correspondance du gouvernement camerounais ne démonte cependant pas les responsables de Cimencam, qui maintiennent la hausse du prix de leur produit, lequel se fait par ailleurs rare sur le marché. Du moins, par endroits.
Mercredi, 2 avril 2008. Le Pm reçoit en audience le Dg et le Dga de Cimencam à l'immeuble Etoile. Selon des informations puisées à très bonnes sources, il est alors réitéré aux responsables de cette société, la ferme opposition du gouvernement camerounais à l'augmentation des prix du ciment. Le Dg, Jean-Pierre Le Boulicault, tente de convertir le Pm qu'assiste quelques ministres, à sa religion : par le biais d'un exposé présenté sur power point, il démontre la nécessité pour Cimencam d'augmenter les prix de son produit, afin de ne pas subir une perte sèche de 3 milliards Fcfa à la fin de l'année. Alors qu'un membre du gouvernement, en guise de réaction à l'exposé du Dg de Cimencam, projette à 4 milliards Fcfa les économies que va faire Cimencam suite à la réduction des droits de douane sur le clincker, décidée par le chef de l'Etat le 7 mars 2008.
Conclusion, quelque soit le bout par lequel on prend cette affaire, Cimencam n'est pas perdant. Aussi, le gouvernement maintient-il sa position : il faut surseoir à la hausse des prix décidée le 28 mars 2008. Pour s'assurer que le message est bien passé, le Pm, Ephraïm Inoni, relance le Dg de Cimencam 24 heures seulement après l'avoir reçu en audience Yaoundé. Il lui passe un coup de fil pour rappeler que le gouvernement souhaite voir Cimencam revenir sur sa décision dans l'urgence. C'est chose faite depuis vendredi dernier. Au terme d'un bras de fer de plus d'une semaine.